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La privatisation mondiale de l’éducation : Jean Charest au service d’une élite mondialiste


La hausse des droits de scolarité au Québec s’insère dans un processus de privatisation mondiale de l’éducation, un processus dicté par une élite mondialiste dont Jean Charest fait partie.

Line Beauchamp (Ministre de l’éducation) et Jean Charest (PM) Photo : Agence QMI

L’entêtement du gouvernement Charest à vouloir augmenté les droits de scolarité, à bonifier les prêts étudiants et à instaurer un régime de remboursement proportionnel au revenu (RPR), cet entêtement est facile à comprendre lorsqu’on regarde de plus près d’où proviennent ces idées de réformes de l’éducation. Il ne s’agit pas d’idées qui sont sorties du cerveau du Premier ministre ou de la ministre de l’éducation, ces idées viennent de l’extérieur, ces réformes ont été conçues loin du Québec, dans des institutions internationales à vocation de mondialisation. Le gouvernement du Québec suit un plan, un modèle concocté dans les grandes universités mondialistes comme la London School of Economics et promu par des institutions internationales toutes puissantes telles le Fond monétaire international, la Banque mondiale et l’OCDE. Ce modèle a été fabriqué sur mesure pour satisfaire les besoins de l’entreprise privée (lire multinationales) et on peut aisément le décrire comme une privatisation mondiale de l’éducation supérieure. Le Premier ministre Jean Charest est quant à lui un complice enthousiaste de cette privatisation à l’échelle mondiale.

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La privatisation du système de prêts et bourses au Québec : les banques rigolent et encaissent !


Par Eric Granger | Le mouvement de grève étudiante qui submerge le Québec en ce moment me permet de parler d’un sujet qui me fait grincer des dents depuis longtemps. Un sujet qui, étrangement, semble être passé sous le radar de tous les militants de la cause étudiante. Je parle de la privatisation du système de prêts et bourses.

Voici comment la privatisation s’opère : maintenant au lieu de s’endetter envers le gouvernement qui normalement se ferait rembourser (avec intérêts), l’on s’endette aujourd’hui auprès des institutions financières. Qui plus est, le gouvernement garanti aux banques le paiement des intérêts. D’abord durant la période de « remboursement différé », puis lorsque la dette ne peut être payée par l’étudiant à long terme, le gouvernement règle la note et paye la banque avec les intérêts en plus monsieur !

On peut le dire : les banques rigolent et encaissent !

Il s’agit d’une opération sans risque pour les institutions financières car en cas de non-paiement, le gouvernement (les contribuables) paye la facture.

Il faut aussi savoir que l’étudiant se fait d’abord prêter le montant en entier de son aide financière par une institution financière et ensuite le gouvernement convertit une partie de ce prêt en bourse. En somme, le gouvernement paye la somme aux banques lors de cette conversion. La banque gère complètement le système d’aide financière aux étudiants.

C’est pourquoi je ris jaune lorsque je lis sur le site web de l’Aide financières aux études du Québec que le gouvernement donne un « certificat de garanti » pour les prêts étudiants comme si celui-ci était adressé aux étudiants. Le « certificat de garanti », c’est aux banques qu’il faudrait le donner ! Car c’est bien eux qui se font garantir un investissement sans risque.

Si j’étais encore plus direct, je dirais que ce sont les institutions financières qui ont conçu la réforme des prêts et bourses et que le gouvernement du Québec l’a tout simplement implantée.

Cela veut dire que le contribuable est perdant sur tous les aspects.

J’implore donc les militants étudiants à dénoncer la privatisation de l’endettement étudiant.

La hausse des frais de scolarité et le système de prêts et bourses ne profite donc qu’aux institutions financières et le contribuable (la classe moyenne) doit payer l’addition.

Il faut renverser la privatisation du système d’éducation qui s’opère à tous les niveaux.