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Histoire du Canada dans le Nouvel ordre mondial de 1984 à 1993

Entre 1984 et 1993, le gouvernement de Brian Mulroney signe deux accords de libre-échange afin d’enclencher définitivement le processus d’intégration de l’Amérique du Nord, c’est à dire la fusion du Canada, des États-Unis et du Mexique en une Union nord-américaine. Ces actions politiques ont été commandées par une élite mondialiste qui cherche à unifier toutes les nations sous l’autorité d’un gouvernement mondial incarné par les Nations-Unies.

Dans les épisodes précédents, nous avons montré que, dès la fondation du Canada,  l’establishment canadien  était constitué  majoritairement de membres en règle d’une société secrète internationale fondé par Cecil Rhodes. Une société secrète qui avait justement comme  objectif d’éliminer graduellement le concept de souveraineté nationale afin de créer ce qu’ils ont appelé  eux-mêmes le Nouvel ordre mondial.

Le DÉCODEUR répond aux questions de Johan Livernette : le Québec, la France et le Nouvel ordre mondial

Johan Livernette, auteur du livre Le dissident révolté et fondateur de l’Association culturelle pour la jeunesse toulonnaise, m’a suggéré d’entretenir une correspondance avec lui afin d’informer les populations de nos pays respectifs sur le Nouvel ordre mondial. J’ai accepté et il m’a envoyé quelques questions. Voici donc les réponses.

Biographie de Johan Livernette

Qu’est-ce qui a fait l’actualité du Canada en fin d’année 2010? De quoi parle-t-on le plus dans ton pays ?

Un des sujets qui a fait le plus réagir la population québécoise et canadienne a été certes celui de l’exploitation des gaz de schiste. Différents groupes militants ont demandé un moratoire sur l’exploitation de cette ressource, à cause des conséquences environnementales qu’elles entrainent. Ce tollé populaire a été sans aucun doute catalysé par la sortie du film Gasland, un documentaire choc aux images spectaculaires où l’on voit par exemple des flammes jaillir d’un robinet de cuisine. Les médias en ont fait une large couverture. Le gouvernement refuse catégoriquement l’adoption d’un moratoire pour cette industrie.

Au Québec, un autre sujet a été à l’origine d’une grogne populaire : c’est celui de la corruption gouvernementale. Le mot corruption était sur toutes les lèvres suite aux révélations chocs faites par Marc Bellemare, un ancien ministre de la justice du cabinet Charest. Il a affirmé aux médias qu’il avait été témoin durant son mandat "d’irrégularités" dans le processus de nominations des juges au niveau provincial. Ceci a mené à la création d’une commission d’enquête sur la nomination des juges. Cette commission (qui a été une farce plus qu’autre chose) est à produire le rapport final qui devrait être publié d’ici peu.

Cet évènement a entrainé d’autres individus à faire des révélations sur l’étendue de la corruption au Québec, principalement dans le milieu de la construction. Depuis, la population, différents organismes ainsi que l’opposition officielle du gouvernement (Parti québécois) demandent une commission d’enquête sur la corruption dans le milieu de la construction. Le gouvernement refuse encore à ce jour de créer cette commission d’enquête.

Pour beaucoup de jeunes Français, le Canada est perçu comme un lieu de prospérité au niveau de l’emploi. Quel regard votre peuple porte-t-il sur l’arrivée de main d’œuvre étrangère ?

Pour commencer, il ne faut pas se raconter d’histoire, le Canada (spécialement le Québec) n’est pas un lieu plus prospère que la France au niveau de l’emploi. Beaucoup de Français sont déçus en arrivant ici, plusieurs repartent. Les perspectives positives que laissent entrevoir la propagande canadienne pour attirer les immigrants sont loin d’être fidèles à la réalité. Les Québécois sont sans aucun doute ouverts (voire indifférents) face à l’arrivée de main d’oeuvre étrangère, encore faut-il de l’emploi pour tout le monde.

Comment percevez-vous, du Québec, les vagues de manifestations en Europe (Grèce, Irlande, Portugal…) dues aux plans d’austérité de l’UE et du FMI ?

Ces manifestations sont une réaction normale aux programmes d’austérité qui appauvriront la plupart des gens et qui feront d’eux des esclaves de l’État. La qualité de vie des populations de ces pays d’Europe sera dimminué et les individus s’en sont rendu compte, c’est pourquoi ils descendent dans la rue pour dire : "Ça suffit! Cessez de nous appauvrir!"

Le Canada peut-il, selon toi, être menacé par ce qui arrive à ces pays européens sous tutelle FMI ?

Le Canada est sensiblement dans la même situation. Il obéit aux ordres du FMI (réduction de la dette, réduction des dépenses/services, augmentation de la taxation directe, réforme des retraites) et évite ainsi d’avoir le FMI dans ses livres comptables. Mais ce n’est qu’une question de temps… Les réformes à venir du FMI lui donneront de nouveaux pouvoirs qui lui donneront accès aux livres comptables de tous ses pays membres.

La population canadienne a-t-elle un niveau de conscience élevé sur la question du Nouvel Ordre Mondial ?

C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Il est sûr que le niveau de conscience est plus élevé dans le Canada anglais, spécialement dans l’ouest. D’ailleurs deux canadiens (Bryan Law & Dan Dicks) ont produit un excellent film intitulé United We Fall, un documentaire sur l’union nord-américaine et le Nouvel ordre mondial de très grande qualité. Au Québec, c’est une autre histoire, l’éveil est beaucoup moins présent. Les raisons sont multiples et difficiles à expliquer, mais c’est surtout parce que le québécois moyen est mal ou peu informé. C’est d’ailleurs pourquoi j’ai décidé de créer le Décodeur : pour offrir une information crédible en français sur le sujet.

Frank Mac Kenna, Peter Mansbridge, J. Robert S. Prichard et Heather Reisman sont inconnus du grand public français. Ils faisaient pourtant parti du dernier Bilderberg à Sitges en Espagne. Peux-tu nous en dire plus sur ces personnalités influentes ?

Frank McKenna est le vétéran canadien des réunions Bilderberg depuis 10 ans. Il a été premier ministre du Nouveau-Brunswick pendant 10 ans, et ambassadeur du Canada aux États-Unis de 2005 à 2006. Il s’agit surement de sa rencontre avec Allan MacEachen dans sa jeunesse qui le fit entrer dans le cercle des mondialistes et dans la politique canadienne.

Peter Mansbridge est le lecteur de nouvelles au journal télévisé le plus connu du Canada anglais. Il travaille à la CBC et est à la barre de l’émission The National depuis 1988. Sa participation à la réunion Bilderberg n’est pas surprenante puisque plusieurs autres journalistes et membres des médias canadiens y ont déjà assisté comme Lise Bissonnette et Lysianne Gagnon. Son boulot (à Mansbridge) est de faire passer le message de l’élite à la télé.

J. Robert S. Prichard a travaillé à la tête de la faculté de droit de l’Université de Toronto pour en devenir le président plus tard. En 2001, il prend la tête de Torstar Corporation qui possède entre autre le journal Toronto Star. Il est maintenant président de Metrolinx, la compagnie qui gère le transport en commun de la ville de Toronto. Il est aussi sur le conseil administratif de Onex en compagnie de Heather Reisman qui se trouve à être la femme du président de Onex, Gerald Schartz.

Heather Reisman est aussi une "régulière" des réunions Bilderberg pour le Canada. Elle possède la plus grosse chaîne de librairies du Canada : Indigo Books. Son mari Gerald Schartz participait précédemment au réunion, il semble qu’elle l’ait remplacé depuis.

On m’a souvent dit du bien de Montréal ; des personnes comme Serge Monast, William G. Carr, Daniel Estulin (désormais installé en Espagne) ou Ghislaine Lanctôt ont effectué ou effectuent toujours un travail remarquable. Le Québec et le Canada sont plutôt bien vus en France. Est-ce réciproque ?

Évidemment, des individus comme William G. Carr ont influencé d’autres comme Serge Monast à chercher la vérité derrière le voile de la propagande. Serge Monast a, entre autres, révélé l’existence du Project Blue Beam de la NASA dans les années ’80 et a expliqué comment l’élite dirigeante prévoyait créer leur Nouvel ordre mondial. L’information qu’il a transmise est toujours valable aujourd’hui et a même été majorée par toutes les nouvelles recherches effectuées depuis. Daniel Estulin est sûrement le plus connu actuellement, lui qui a vu son livre La véritable histoire du Club Bilderberg traduit en plus d’une vingtaine de langues, ce livre est un best-seller international.

Les Français ont bonne réputation au Québec. Votre propension à descendre dans les rues, votre volonté plus accrue que celle du Québécois de s’informer adéquatement tranche avec le commun des Canadiens. Les Français possèdent davantage de culture générale et savent mieux articuler leurs idées que leurs cousins québécois.

Un individu comme Pierre Hillard est probablement le Français qui a le mieux articlulé l’architecture du Nouvel ordre mondial. Son article publié sur voltaire.net intitulé "Histoire du Nouvel ordre mondial" devrait être une lecture obligatoire.

Quelle opinion ont les Canadiens du président Sarkozy et du gouvernement Fillon ?

Les Canadiens qui savent qui est Sarkozy et qui suivent un peu l’actualité politique de la France, s’entendent pour dire qu’il a des allures de dictateur. Son arrogance, ses attitudes à la Napoléon, la dimension gargantuesque de son égo n’échappent pas à ceux qui le regarde aller. Les protestations constantes face à son gouvernement rapportées ici dans les médias ont donné mauvaise réputation à Sarkozy dans notre beau pays et c’est bien comme ça.

Si on devait faire un léger zoom arrière, comment as-tu vécu le G20 de Toronto en juin dernier ?

Pour être franchement honnête, ce fût une expérience très désagréable. Il a été difficile de voir comment une manifestattion dite populaire peut finalement s’avérer une opération de propagande vouée à démoniser l’acte de manifester. Il a été désolant de voir le Black Block (agents perturbateurs de mêche avec la police) débarquer, foûtre le bordel puis disparaître sans qu’aucun policier ne les arrête. C’était désolant de voir un millier de personnes se faire arrêter et emprisonner pour aucune raison valable. C’était désolant de voir les militants de Greenpeace demander qu’on verse des milliards de dollards au FMI pour sauver le climat de la Terre. J’ai détesté me faire fouiller, interroger, insulter. J’ai détesté le G20 de Toronto. Je ne retournerai probablement plus jamais à une manifestation du genre. C’est trop frustrant et inutile. Vous pouvez lire l’éditorial que j’ai publié sur le G20 de Toronto.

Sur une note plus positive, il a été agréable de rencontrer des inconnus qui savaient vraiment ce qui se tramait ce weekend-là à Toronto et d’en discuter. L’émission du Décodeur que j’ai produite sur le G20 m’a aussi valu de bons commentaires.

Sur ce, ça m’a fait plaisir de répondre à vos questions, Johan, je vous envoie les miennes d’ici peu.

Bien à vous,

Eric Granger