Mark Carney, la Banque d’Angleterre et la domination mondiale de Goldman Sachs

Par Eric Granger

Selon le Financial Times, le gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney aurait été approché pour être le prochain directeur de la Banque d’Angleterre, la plus vieille banque centrale au monde.

Malgré que Carney ait nié avoir été approché par la Banque d’Angleterre, sa nomination serait tout-à-fait logique dans un monde financier dominé par une institution bancaire puissante, soit la tentaculaire Goldman Sachs.

Mark Carney, qui est présentement à la tête du Conseil de stabilité financière (le CSF rassemble toutes les autorités nationales contribuant à la stabilité financière, dans les domaines de la monnaie, le crédit, l’assurance, la bourse ou la comptabilité), est un candidat parfait. Premièrement, il est Canadien et donc un sujet de la Reine d’Angleterre. Deuxièmement, il a fort probablement été choisi pour diriger le CSF par l’élite internationale lors de la dernière réunion Bilderberg qui a lieu en 2011 en Suisse à laquelle il a participé. Troisièmement, Carney a le profile parfait du financier mondialiste : il a étudié à Harvard et à l’université Oxford en plus d’avoir travaillé pas moins de 13 ans chez Goldman Sachs !

Goldman Sachs, on le sait,  est responsable en grande partie de la dernière débâcle financière de 2008. Cette banque qui a même osé maquiller la dette de la Grêce pendant presque une décennie, aujourd’hui affirme que la Grèce lui doit 600 millions d’euros ! Un « maquillage » qui a mis la population de la Grèce au bord du gouffre pendant que la Goldman Sachs lui réclame de l’argent et que le FMI lui impose des mesures d’austérité. C’est chez Goldman Sachs que Mark Carney a fait ses classes.

Si  Mark Carney se retrouve à la tête de la Banque d’Angleterre dans un avenir rapproché, il sera aisé de confirmer que Goldman Sachs est une banque qui gouverne le monde tout simplement.

Lisez l’article de Eric Granger « Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs » pour plus d’information au sujet de Goldman Sachs.

Retarder la retraite. Le remède du FMI face au « risque de longévité »

Commentaires du DECODEUR : Sous le prétexte de crise économique mondiale et de mesures d’austérité "inévitables" (sic), le FMI propose de diminuer la qualité de vie des citoyens. La solution donnée reflète un mépris sans borne du travailleur : retarder l’âge de la retraite et diminuer les prestations. Bref, appauvrir tout le monde pendant que le FMI, lui, n’a jamais été aussi rentable.

Jugeant l’allongement de l’espérance de vie sous-estimé et feignant d’ignorer le chômage de masse, 
le Fonds monétaire international invite les États de relever l’âge de départ à la retraite.

La retraite ? Pour le Fonds monétaire international (FMI), pas de surprise, c’est avant tout un risque financier. Et un risque qui est probablement sous-estimé, affirme le FMI dans son dernier rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde. Se basant sur une sous-estimation moyenne de la longévité par le passé de trois ans, le Fonds fait ce calcul : si, d’ici à 2050, la durée de vie moyenne se rallonge de trois ans par rapport aux prévisions, « le coût du vieillissement, déjà élevé, augmentera de 50 % ». « À l’échelle mondiale, cette augmentation équivaut à des dizaines de milliers de milliards de dollars. » Et les experts de lancer cet avertissement : « Le risque de longévité menace de saper la viabilité des finances publiques dans les années et décennies à venir, compliquant des efforts de rééquilibrage de long terme en réaction aux difficultés budgétaires. »

La solution ? « Il faut agir sur plusieurs fronts, notamment relever l’âge du départ en retraite (obligatoire ou volontaire), augmenter les cotisations aux caisses de retraite et réduire les prestations à financer. » « La meilleure politique serait de lier le droit aux pensions de retraite publiques aux évolutions réelles de la longévité (…), de préférence par des ajustements automatiques ou périodiquement effectués grâce à une formule mathématique afin d’éviter un débat public récurrent sur le sujet », explique le FMI. Avant d’inviter à agir sans délai dans ce sens : « Les initiatives en ce sens mettront des années à porter leurs fruits et il sera d’autant plus difficile de traiter ce problème si les mesures correctives ne sont pas adoptées à temps. »

[Lire l'article au complet sur humanite.fr]

Ruée vers l’or : une autre bulle spéculative?

Par Eric Granger

Laissez-moi vous raconter une histoire qui a pour sujet l’or. Cette histoire, je vous la raconte du point de vue d’un néophyte sur le sujet.

Reculons d’abord dans le temps, il y a un peu plus d’un an, en novembre 2009. Je suis tombé sur un article avec un titre qui m’accrocha l’oeil : L’once d’or à 2000$?. La lecture de cette article a été suffisante pour stimuler ma curiosité. J’étais curieux de savoir si c’était possible, s’il y avait vraiment une nouvelle ruée vers l’or et pourquoi. J’ai fait illico des recherches sur le sujet et j’ai décidé de faire une expérience, une sorte d’enquête. J’ai décidé d’investir sur le marché de l’or. Je ne l’ai pas fait réellement, cela va de soi, je l’ai fait de façon virtuelle. Personnellement, je n’ai pas les moyens de faire ce genre d’investissement.

Laissez-moi d’abord vous raconter comment j’ai fait mon investissement virtuel et je vous expliquerai ensuite les conclusions de mes recherches.

L’idée de départ était d’investir dans un secteur du marché qui aurait un très bon rendement à l’intérieur d’une année. Considérant que le prix de l’or risque de prendre un peu de temps avant d’atteindre 2000$, j’ai donc choisi de ne pas acheter des lingots d’or. Il y a au moins deux raisons qui justifient cette décision. Premièrement, ce n’est pas simple d’acheter de l’or : il y a beaucoup de frais (livraison, entreposage, etc.). Deuxièmement, il est difficile de confirmer la présence physique de l’or que l’on achète, on peut se faire avoir en achetant de l’or qui n’exite pas en réalité.

Pour éviter cela, j’ai donc choisi d’investir dans des actions de compagnies minières du secteur aurifère. J’ai acheté de façon virtuelle pour plus de 300 000$ au total d’actions de 4 compagnies minières canadiennes. Cet investissement, un an plus tard, a maintenant une valeur qui est au-dessus des 700 000$ sur le marché. Un investissement disons réussi qui a maintenant un rendement de plus de 120%.

J’ai fait le choix d’investir dans des actions de compagnies canadiennes dont le prix de l’action se situait en-dessous de 10$. Ceci est basé sur le principe que plus le prix de l’action est bas, plus il risque de grimper rapidement si les conditions sont favorables. Il s’agit d’un investissement plus risqué, mais j’ai fait le pari que la hausse du prix de l’or allait compenser ce risque.

J’ai également choisi des actions de compagnies minières qui exploitent seulement dans les Amériques et en Europe. J’ai fait ce choix pour diminuer le risque en évitant les compagnies minières qui exploitent dans des pays qui sont aux prises avec des conflits armées comme certains pays d’Afrique. J’ai donc automatiquement exclus les grosses compagnies comme BarrickGold ou Goldcorp.

Finalement, mon choix s’est arrêté sur ces 4 compagnies canadiennes : Gabriel Resources Ltd. (GBU), European Goldfields Ltd. (EGU), Imperial Metals Corporation (III) et Osisko Mining Corporation (OSK).

À travers le site internet argent.canoe.ca, j’ai pu créer un portefeuille virtuel dans lequel j’ai inscrit l’achat de mes actions des 4 compagnies minières citées plus haut. J’ai acheté toutes mes actions le même jour, soit le 13 novembre 2009, et je les ai acheté au prix le plus élevé du marché cette journée-là. Voici les détails :

Gabriel Ressources Ltd. (GBU)
Qté : 30 000
Prix : 3.15 $
Valeur marchande : 94 500 $

European Goldfields Ltd. (EGU)
Qté : 10 000
Prix : 7.15 $
Valeur marchande : 71 500 $

Imperial Metals Corporation (III)
Qté : 10 000
Prix : 7.84 $
Valeur marchande : 78 400 $

Osisko Mining Corporation (OSK)
Qté : 10 000
Prix : 9.10 $
Valeur marchande : 91 000 $

Total de la valeur marchande : 335 400 $ (en dollars canadiens)

Ensuite, je n’ai fait qu’attendre. À toutes les semaines, je souriais fièrement de voir mon investissement virtuel grimpé en valeur et je trouvais bien dommage de ne pas avoir un sous à investir. Un peu plus d’un an plus tard, voici les résultats en date du 15 janvier 2011 :

Cliquez l’image pour visualiser les résultas.

 

Au final, je ne suis pas très surpris des résultats de cette expérience. Les recherches que j’ai effectuées au préalable m’indiquaient que la hausse du prix de l’or allait continuer et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, dans les moments de crise économique comme celle de 2008, l’or devient toujours une valeur refuge, à l’abri de la fluctuation du dollars américain principalement. Ce qui explique la hausse du prix en partie. Sauf que, en principe, si la confiance envers la monnaie fluctuante revient, l’or redescend. Cependant, cette fois-ci, je savais que ce ne serait pas le cas. Tout d’abord, parce que le prix de l’or n’a jamais cessé d’augmenter depuis une décénnie (voir Graphique A), il est passé de 300 à 1400$. Aussi parce que plusieurs indices nous permet de croire avec assurance que la dégringolade actuelle du dollars américain va se poursuivre et que la période d’inflation dans laquelle nous sommes perdurera. La demande pour l’or va donc continuer à augmenter.

Graphique  A

 

Une bonne partie de ces indices se trouve dans un rapport de la Société générale de France publié en novembre 2009. Ce rapport, intitulé Worst case debt scenario, évoque une aggravation de la situation économique dûe à l’augmentation rapide des dettes nationales. Le rapport prédit, à travers plusieurs scénarios économiques envisagés, une inflation galopante et une dépréciation significative du dollars américain. Selon le rapport, ceci va faire augmenter le prix de l’or à des sommets inégalés et va aussi faire augmenter le prix de la nourriture comme le riz.

Le Figaro a publié un article concernant ce rapport où l’on peut lire les même conclusions : "Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires."

L’or pourrait prendre un rôle encore plus important à l’avenir. C’est l’avis de Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale, qui proposait en novembre 2010 un retour à une forme d’étalon-or comme régulateur des taux de change.

Toutefois, il faut être prudent. Le marché de l’or est sous contrôle totale de l’élite bancaire (les plus grosses banques privées, les banques centrales, etc.) et il sera très difficile pour la plupart de pouvoir tirer profit de ce marché. Il y a aussi le risque que tout ceci se transforme en une autre bulle spéculative. Dans un article paru dans Bloomberg Businessweek, avec comme titre Soros Gold Bubble at $1,384 as Miners Push Buttons, on peut lire comment George Soros et d’autres ont créé un fond de couverture (hedge fund) afin de pouvoir vendre des produits financiers basés sur l’or. Ce fond (nommé SPDR Gold Trust) a été autorisé par la U.S. Securities and Exchange Commission et plusieurs privilèges ont été accordés au groupe de Soros. Le groupe peut en effet, à travers le SPDR Gold Trust, acheté de l’or sans avoir à se tracasser des frais de livraison puisqu’il n’a pas l’obligation de tenir physiquement dans ses coffres cet or en question. Ceci donne au groupe une position avantageuse à l’intérieur de cette bulle d’or. Toujours selon l’article de Bloomberg, la création du SPDR Gold Trust a été un moment pivot ("a pivotal moment") dans l’ascension du prix de l’or.

C’est George Soros lui-même qui a qualifié de bulle l’ascension actuelle de l’or. Dans ce cas, la majorité va perdre beaucoup et quelques-uns vont gagner énormément. "La question est de savoir où on se trouve dans cette bulle", a-t-il déclaré lors d’une réunion du Conseil International Canadien en novembre 2010. Soros est bien placé dans cette bulle pour encaisser pendant qu’elle gonfle et il saura quand en sortir juste avant qu’elle éclate.

En conclusion, il est clair que les conditons économiques actuelles sont propices à l’ascension du prix de l’or. Si ces conditions perdurent où s’aggravent (ce qui est le plus probable), le prix de l’or pourra alors facilement atteindre les 2000$ comme l’ont prophétisé les économistes avertis. Pendant ce temps des individus comme Soros et ses acolytes intensifieront leur mainmise sur le metal jaune.

Pour revenir à l’expérience d’investissement que j’ai tenté, je dois mentionner que si j’avais débuté cette expérience au lendemain de la crise mondiale de 2008, lorsque toutes les actions étaient à leur plus bas, le résultat aurait été beaucoup plus spectaculaire. En somme, il est presque déjà trop tard maintenant pour investir dans l’or alors que c’était le moment idéal de le faire en novembre 2008. Cependant, rassurez-vous, il reste encore un peu de place dans la bulle d’or, mais les places sont limitées.

J’aimerais terminer en vous disant que cet article n’est pas celui d’un conseiller financier et ne devrait pas être interprété de cette façon. Il s’agit d’une histoire sur l’or raconté par un néophyte et rien d’autre.

NDLR : Cet article a également été publié (et fait la une) du site Agoravox.fr

Eric Granger est un collaborateur régulier du Centre de recherche sur la mondialisation et est publié régulièrement sur plusieurs médias citoyens (ou alternatifs) internet.

Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

Le secret des Puissances de l’Argent l’est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des "tempêtes parfaites" sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Ces banques privées ultra-puissantes font le genre d’offres qu’on ne peut refuser.
Illustration : Victor Juhasz
La plus connue et la plus controversée d’entre elles est sûrement Goldman Sachs. Le magazine Rolling Stone a publié en juillet dernier un article coup de poing à propos de cette institution financière. Le journaliste Matt Taibbi débute son texte comme suit :

"La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son syphon sanguinaire dans tout ce qui a l’odeur de l’argent."

Cet article du Rolling Stone qui a fait sensation résume ce que bien d’autres ont dit et écrit : certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années ’20. Elle a de plus toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d’abord au centre d’une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s’arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d’avance avec l’aide complice des dirigeants de plus petites institutions comme la Caisse de dépôt et placements du Québec. Bien sûr, on achète les politiciens nationaux pour que ces derniers ne régulent pas ces nouveaux produits financiers dangereux pour l’économie. Puis c’est encore la "Big banque" qui finit le travail en pètant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques, un tas de RÉER et consolidant encore une fois davantage son contrôle sur les marchés financiers. Une fois que tout le monde est appauvri et que l’économie est à l’agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l’économie et nous prête à haut taux d’intérêts l’argent qu’elle vient juste de nous syphonner. Et le processus recommence…
Où en sommes-nous aujourd’hui? Si on regarde attentivement les médias de masse, on voit bien que ce n’est pas une lente reprise économique qui est devant nous mais une autre crise majeure qui aura comme levier les dettes nationales.

On l’a vu avec Dubai et maintenant avec la Grèce, la dette publique est le prochain prétexte pour faire accepter des politiques draconiennes d’intégration verticale de l’économie au niveau planétaire.

Revenons en novembre 2009, quand la Société générale de France publiait un rapport contenant un scénario alarmiste d’effondrement économique mondiale causé par l’endettement des pays développés. On pouvait lire dans le Figaro sur le sujet que "les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes." Le premier problème est la dette publique qui a "pratiquement atteint un point de non-retour", selon le rapport.

Le cas de la Grèce montre bien les mesures draconiennes qui s’annoncent à l’horizon et la mesure la plus grave concernera la souveraineté même des nations développées. Pour pouvoir recevoir l’aide de la zone euro, la Grèce devra se soumettre à la volonté des autres pays membres. Dans un article sur le sujet dans le Wall Street Journal, Patience Wheatcroft écrivait : "Cette crise n’est pas seulement à propos des dettes de pays souverains mais à propos de la souveraineté elle-même".

L’éditorialiste André Pratte de la Presse semble être d’accord avec cette interprétation quand il écrit :

"La semaine dernière, Athènes a dû se prêter à l’exercice humiliant d’ouvrir ses livres aux experts de l’Union européenne qui lui ont fortement suggéré des pistes de solution. La Grèce venait de perdre le contrôle de ses finances publiques, de perdre une partie de sa souveraineté."

Pratte poursuit en disant qu’il faut se dépêcher ici au Québec à se serrer la ceinture et à tout taxer sinon les puissantes banques vont venir nous taper sur les doigts et comme ça on évite que "le Québec se retrouve bientôt, comme la Grèce, le dos au mur." Comme si nous ne l’étions pas déjà.

Sauf qu’avant de mettre le fardeau de la dette sur les épaules des populations, il faut être juste et pointer les véritables responsables de ces dettes surgonflées. Bien sûr, vous avez devinez qui sont les coupables : les cerveaux de Goldman Sachs et autres big banques.

Le 22 février dernier dans un article du Devoir intitulé "La Grèce n’est pas la seule à «maquiller» sa dette", on y apprend de belles choses que nous savions déjà :

"Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d’un nouveau scandale. Cette fois, il ne s’agit plus de subprimes, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des États endettés pour enjoliver leurs comptes."

Donc, en plus de créer des bulles financières qu’ils controllent complètement, ces big banques cachent la véritable dette accumulée par les États qui utilisent leurs services ; comme quand on modifie la façon de calculer le taux de chômage pour obtenir le taux qui nous plait à montrer.

L’influence des Goldman Sachs et compagnie n’est plus de l’influence : c’est de la complète domination économique. Obama compte dans son équipe beaucoup de représentants de Goldman Sachs à des postes-clés. Il en était de même pour W. Bush.

Toutefois, nous savons pourquoi cette crise de la dette a été planifiée et exécutée, nous connaissons le calendrier de la gouvernance mondiale que tente d’implanter l’élite oligarchique. Nous savons que l’objectif est de créer une banque mondiale, la bureaucratie ultime d’un éventuel gouvernement mondial.

Il n’y a qu’à lire ce texte paru sur le Monde.fr au titre évocateur : "Dominique Strauss Kahn plaide pour que le Fond Monétaire devienne la Banque Centrale du monde". Tout y est.

Le FMI est reconnu comme une banque cruelle qui impose des conditions excessives. Il s’agit d’un prêteur usurier qui bénéficie toutefois de l’absolution complète. Il s’agit d’une institution anti-démocratique qui ne peut pas légitimement faire autorité sur tous les peuples. Il y a aussi trop de secret qui entoure ce genre d’institutions.

On pouvait d’ailleurs lire dans le Herald Sun qu’une rencontre secrète entre dirigeants des banques centrales du monde avait eu lieu au début février pour discuter des mesures monétaires mondiales à prendre. La réunion était protégée par une sécurité de haut niveau et la presse n’y était pas admise. Allez savoir ce qu’ils ont pris comme décision, de toutes façons il semble que ce ne soit pas de nos affaires.

Pour terminer, selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs a dû adopter une nouvelle politique sur le risque financier et pas n’importe laquelle : elle a déterminé que la publicité négative à l’égard de la compagnie est un "facteur de risque" sur les performances de l’entreprise et qu’elle devait la combattre. Ça veut dire tout simplement ceci : on ne peut pas parler en mal de Goldman Sachs, le mieux en fait c’est de ne pas en parler du tout.

Cependant, l’enjeu est trop important, et nous ne devons pas laisser ces pieuvres vampires nous  sucer le sang jusqu’à la dernière goutte. La prochaine crise va arriver tôt ou tard, probablement plus tôt que tard, et ce pourrait bien être celle qui sonne le glas pour toutes les nations du monde.

La véritable souveraineté, c’est face à ces big banques que nous la perdons.

CRISE ÉCONOMIQUE : Le pire est devant nous.

Il semble que la télévision ici au Québec et ailleurs au Canada nous rassure régulièrement sur la reprise économique éventuelle, nous invitant à investir de nouveau dans une économie sur le point de reprendre du poil de la bête ou qui serait même déjà de nouveau sur les rails. Pourtant, si on y regarde de plus près, les grandes banques à travers le monde craignent un effondrement possible total de l’économie mondiale.
La Société générale de France a publié un rapport en novembre dernier dans lequel l’institution financière suggère à ses clients comment se préparer à un éventuel effondrement de l’économie mondiale. La SGF a intitulé cette possibilité «le pire scénario de la dette», et précise qu’il ne s’agit que d’une «exploration des dangers possibles» et non une prédiction officielle sur l’avenir de l’économie mondiale. Cependant, à la lecture du rapport et de certains articles parus, les faits ne mentent pas : la dette des pays développés  grimpent en flèche, en particulier celle des États-Unis.
Le Figaro y consacrait un article le 20 novembre dernier : «Le pire pourrait être devant nous. C’est une des hypothèses qui ressortent d’un rapport de la Société Générale, intitulé « le pire scénario de la dette», selon lequel les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes.» Ce qui contredit le message qui est matraqué continuellement à la télévision comme quoi la reprise économique est à nos portes.
On peut lire plus loin dans l’article : «Parmi les pires scénarios envisagés, le rapport évoque une nouvelle chute des marchés, une inflation galopante ainsi qu’une forte chute du dollar. Or quand la crise bat son plein, tout le monde se retourne vers la valeur refuge par excellence, l’or. Dans ce contexte, le prix du métal jaune atteindrait des sommets jamais vus. En plus du métal jaune, le rapport table qu’une autre valeur refuge devrait tirer son épingle du jeu, les denrées alimentaires. A contrario, la banque conseille de se désengager du dollar et des valeurs cycliques, telles que les technologiques ou celles liées au secteur de l’automobile.» En somme, dans une économie de bulles financières qui éclatent de partout (donc en dépression), les seules choses qui auront encore de la valeur seront la bouffe et l’or! Il ne faut pas oublier l’eau tout de même qui deviendra sans aucun doute une ressource convoitée.
Le prix de l’or est en hausse depuis un an et a atteint 1200$ l’once il y a quelques jours. Voici ce qu’on pouvait lire sur cyberpresse à propos de l’or : «En toile de fond, l’or est favorisé par la dépréciation du dollar, qui le rend moins cher pour les investisseurs munis d’autres devises, et encourage les épargnants détenant des billets verts à diversifier leurs portefeuilles.» L’or bénéficie toujours directement de la dépréciation du dollar et de l’inflation.
Le dollar américain souffre de faiblesses face à d’autres devises et certains pays proposent maintenant d’adopter autre chose que la présente devise américaine de référence, comme peut-être les Droits de Tirage Spéciaux du FMI. On pouvait lire sur cyberpresse que «dès le mois le mois de mars la Chine, puis la Russie et le Brésil, ont lancé l’idée qu’il fallait inventer une nouvelle monnaie de réserve internationale, basée sur les DTS (Droits de tirage spéciaux), devise artificielle utilisée par le Fonds monétaire international et reposant sur un panier de monnaies (dollar, euro, yen, livre).» On sait aussi que certains pays n’ont pas attendu le rapport alarmant de la SGF pour agir et ont pris les devants comme la Chine, encore selon l’article de cyberpresse : «En outre la Chine, premier pays à acheter des obligations du FMI au début du mois, à hauteur de 50 milliards de dollars, a pris la décision inhabituelle de les acheter en yuans plutôt qu’en dollars.» Certains savent ce qui va se passer et semble se préparer pour le mauvais temps.
En conclusion, la dette des pays «développés» qui galope vers des sommets inégalés (surtout aux États-Unis) et un dollar américain qui n’inspire plus confiance seront les responsables d’une «possible» catastrophe économique. Si tel était le cas, le prix des lingots d’or et des grains de riz grimpera vers des hauteurs favorables à l’investissement financier.
D’un autre côté, si le prix de la nourriture augmente encore davantage et que si le dollar ne vaut plus rien d’ici bientôt, bref s’il y a une hyperinflation, cela veut dire que ce sera bien plus difficile pour beaucoup de familles et d’individus à boucler les fins de mois. Une dépression telle que l’annonce «le pire scénario de la dette» de la SGF entrainerait un appauvrissement destructeur pour presque toutes les classes sociales. Seuls les très riches bien positionnés s’en tireront indemnes et il est même à croire, sans se tromper, qu’ils en profiteront pour consolider leur emprise déjà solide sur la vie du commun des mortels.
Préparez-vous, le pire est à venir.
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