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Le renouveau de la puissance russe


Par Galilée News (Belgique) | Le 1er septembre 2014, Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie, autorisait la construction du plus grand pipe-line gazier du monde, « Power of Siberia » entre la Russie et la Chine. Cette décision fait écho aux diverses sanctions économiques imposées à Moscou par les Etats et l’Union Européenne, et entend les contourner pour faire profiter la Russie de subsides repensés, nouveaux revenus du positionnement eurasiatique de la Russie. Alors que le pays est engagé dans un bras de fer militaro-diplomatique avec les nations occidentales et son étranger proche en Europe de l’Est, il apparait pertinent de se pencher sur la nature des forces du pays qui l’autorise ainsi, pour la première fois depuis l’implosion de l’URSS de 1991, à défier ainsi l’hyperpuissance américaine.

UNE POLITIQUE ÉTRANGÈRE CLAUSEWITZIENNE

Depuis les années 1990 et la période d’Evgueni Primakov comme ministre des Affaires Étrangères, la Russie n’a eu pour but que de recouvrer sa puissance perdue en 1991 avec l’implosion de l’URSS. Cette nostalgie de l’empire, que la Russie n’avait jamais eu à fréquenter, au temps des tsars comme des soviets, est devenue subitement réalité pour les Russes, qui tout au long des années 1990, ont vu grandir le rôle mondial de leur ancien adversaire américain et de l’ONU.

Devant l’érosion de l’ordre international que le monde connaissait depuis 80 ans, la Russie s’est ainsi lancée dans une politique de consolidation sur tous les plans. Ainsi que le déclarait déjà Zbigniew Brzezinski, ex-conseiller à la Sécurité nationale US, « Dès que [la Russie] aura recouvré ses forces, l’ensemble de ses voisins, à l’est comme à l’ouest, devront compter sur son influence. » A l’arrivée de Vladimir Poutine en 1999, s’est donc mise en place une politique de puissance : « verticale du pouvoir » en interne qui renforce la présidentialisation du régime, renforcement identique de la politique étrangère russe, lancements de grands programmes d’armements, création de coopérations régionales, telles l’organisation du traité de Shanghai.

Cet activisme tout-azimut, teinté de pragmatisme, de l’administration Poutine depuis le début des années 2000 n’a qu’un objectif : redonner à la Russie, pays de tous les extrêmes et toutes les cultures et identités, une seule, forte et entendue sur la scène internationale. Il s’agit certes d’effacer le désastre géopolitique de l’implosion de l’URSS pour toutes les régions concernées, mais aussi de tenter de rééquilibrer un monde unipolaire.

À cette politique sont liés plusieurs dogmes et outils : l’Union européenne est certes un partenaire important, de même que la Chine comme l’atteste sa participation à l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai), mais c’est l’ « étranger proche » qui demeure au centre des préoccupations. Ainsi en octobre 2000 est créée la Communauté Eurasiatique, avec les pays d’Asie Centrale, du Caucase, et d’Europe Orientale qui soutiennent cette association économique (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Arménie, Biélorussie, etc.). Cette dichotomie dans la perception de l’extérieur par les russes est à prendre fortement en compte, comme le prouve la hargne récente déchainée en Ukraine par l’OTAN et Poutine. Sont ainsi dissociés les concepts d’ « étranger lointain » (l’UE, les Etats-Unis, l’Afrique, qui n’ont qu’une place d’adversaire distant dans le jeu russe) et d’ « étranger proche » (pouvant intéresser directement la sécurité nationale russe et la cohésion du modèle multiethnique, comme l’ont montré les interventions tchétchènes).

Au cours des quinze dernières années, les multiples initiatives en direction de cet « étranger proche » (bases russes au Kazakhstan, en Arménie, au Tadjikistan, en Crimée), son inclusion dans les différents instances de coopération, et l’engouement économique des majors russes (Gazprom, Yukos, Lukoil) pour ces régions, ont fortement contribué à faire de ces contrées une priorité stratégique pour Moscou. Toute puissance amenée à agir un peu trop près de la sphère d’influence russe serait donc considérée comme hostile, comme en témoigne l’attitude russe, très ambivalente, envers les Etats-Unis ou la Chine. En gardant à l’esprit que seul l’objectif de puissance demeure, pour mieux protéger, à la manière du « glacis » soviétique, les frontières de la Russie, ainsi que ses minorités à l’étranger.

UN POTENTIEL MILITAIRE : UNE MODERNISATION FORCENÉ

Les forces armées russes, en déclin total depuis 1991, et malgré leurs victoires en Tchétchénie dans les années 1990, touchaient le fond du gouffre à l’arrivée de Poutine au pouvoir. Des chars datant des années 1970, une marine de haute mer condamnée à quai à Severomorsk, un outil aérien de frappe à long-rayon d’action depuis longtemps cloué au sol faute de crédits, d’équipements et de personnels compétents payés. Ce triste panorama pour les Russes, fiers de leurs armées jusque 1991, a fortement imprégné Poutine et son entourage, anciens du KGB et adeptes d’une puissance appuyée par la force.

Depuis lors donc, ont été lancés de nouveaux programmes d’armements. Que ce soit concernant les forces nucléaires stratégiques, aériennes, terrestres, ou maritimes, et même désormais cyber, l’ours russe aiguise ses griffes. Et ce pour un total, annoncé en septembre 2012 par Poutine, de 23 000 milliards de roubles, soit environ 563 milliards d’euros, sur huit ans.

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La Caisse de dépôt finance les attaques de drones contre l’Etat islamique


On apprenait le 23 septembre dernier que la compagnie montréalaise CAE, spécialisée dans la formation d’équipage de drone, a remporté une série de contrats d’une valeur d’environ 115 millions $ pour fournir les services de formation des équipages d’aéronefs télépilotés MQ-1 Predator/MQ-9 Reaper de l’United States Air Force (USAF), pour la mise à niveau des systèmes visuels du simulateur CP-140 de l’Aviation royale canadienne, et pour la conception et la fabrication d’un dispositif d’entraînement au vol UH-72A pour l’United States Army.

CAE, dont le siège social se trouve sur la Côte de Liesse à St-Laurent dans la ville de Montréal, pourra former les pilotes de drones de l’USAF pour une deuxième année de suite. L’USAF aurait exercé son option pour une deuxième année de contrat.

La Caisse de dépôt investit dans la guerre

La Caisse de dépôt et placement du Québec a dû sentir la bonne affaire, puisqu’elle a investi à une hauteur de 50 millions en 2013 dans la compagnie montréalaise CAE.

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L’Etat islamique est soutenu par l’OTAN via l’Arabie saoudite et le Qatar


Par Michel Chossudovsky | On dépeint l’État islamique (EI) comme un ennemi des États-Unis et du monde occidental.

Avec le soutien de la Grande-Bretagne, l’indéfectible allié des États-Unis, le président Barack Obama a ordonné une série de bombardements étasuniens sur l’Irak visant apparemment à vaincre l’armée rebelle de l’EI.

« Nous ne renoncerons pas à notre volonté de faire face à l’État islamique […] Si les terroristes pensent que nous allons faiblir face à leurs menaces, ils ne peuvent pas être davantage dans l’erreur. » (Barack Obama et David Cameron, Strengthening the NATO alliance, lettre d’opinion publiée dans le Times de Londres, 4 septembre 2014, c’est l’auteur qui souligne.)

Mais qui est derrière le projet de l’État islamique?

Par une cruelle ironie du sort, les rebelles de l’État islamique, anciennement connu sous le nom « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL) étaient jusqu’à tout récemment présentés comme « des combattants de la liberté de l’opposition » en Syrie, dévoués au « rétablissement de la démocratie » et au renversement du gouvernement laïc de Bachar al-Assad.

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L’ex Premier ministre de l’Écosse est un faux indépendantiste


Le peuple écossais aurait grand intérêt à se créer un pays véritablement libre et indépendant. Cependant, ce peuple ne pourra pas compter sur le Premier ministre Alex Salmond pour le faire, car monsieur Salmond est un faux indépendantiste écossais.

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Comprendre le scrutin proportionnel : l’exemple belge (2/2)


En Belgique, il est une pensée répandue qui veut qu’être président de parti soit le poste où l’on dispose du plus de pouvoir politique. Cela est vrai lors des négociations gouvernementales. Cette pensée est encore plus confirmée quand il s’agit de confection de listes électorales. Continue reading Comprendre le scrutin proportionnel : l’exemple belge (2/2)

Les 8 mystérieuses boites noires du 11 Septembre 2001


Par Giuletto Chiesa, IlFattoQuotidiano.it |

Cette semaine, sera commémoré le 13e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Pour ma part, je continue à suivre le travail de l’équipe du 9/11 Consensus Panel (auquel je vous renvoie, en l’occurrence au Point FLT-4 : Mystérieuses anomalies concernant les boites noires des 4 avions du 11-Septembre).

Je dois dire tout d’abord que même en ayant suivi de près ce travail collectif durant toutes ces années, chaque fois que j’étudie cette affaire plus en détail, je reste stupéfait par cette évidence impressionnante : l’ensemble de l’histoire racontée au monde par les ministères de la propagande (c’est-à-dire par les grands médias occidentaux) sur le 11-Septembre n’est qu’une gigantesque atteinte à l’intelligence la plus élémentaire. Continue reading Les 8 mystérieuses boites noires du 11 Septembre 2001