Affleck et Clooney, producteurs d’Argo – Photo AFP
L’Iran est le grand perdant de la cérémonie des Oscars 2013. En décernant au film Argo, du réalisateur Ben Affleck, la statuette du meilleur film de l’année, l’establishment hollywoodien a posé un geste de pure propagande politique. De plus, c’est la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, qui a annoncé la victoire des producteurs George Clooney et Ben Affleck pour leur film anti-Iran. Il est difficile de faire mieux en terme de propagande politique.
L’opération de propagande n’est pas très subtile et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, ce film ne méritait probablement aucune de ces nominations aux Oscars. Argo est un film assez bien fait, un thriller bien ficelé, mais pas un prétendant au meilleur film de l’année. Bien que l’auteur de ces lignes est parfaitement en mesure de faire une critique de qualité de ce film, voyez plutôt ce qu’en ont dit les critiques officiels des médias de masse, afin que le lecteur soit davantage convaincu.
Philippe Rezzonico, critique cinéma de Radio-Canada présentait les arguments suivants (très justes d’ailleurs) pour justifier le fait que ce film ne devait pas gagner le grand prix : "Des largesses scénaristiques, une réalisation convenue, aucun premier rôle masculin ou féminin en nomination pour l’Oscar et l’absence d’Affleck dans la prestigieuse catégorie du meilleur réalisateur". Normalement, ces seuls éléments n’aurait pas permis à Argo de devenir le meilleur film de l’année.
Marc-André Lussier de La Presse est encore plus cinglant dans son analyse du film. Au sujet des personnages iraniens dans le film, il écrit : "Tous les personnages iraniens montrés dans Argo sont grossièrement dessinés. On en tire un portrait collectif répugnant." Oui, monsieur Lussier, c’est ce qu’on appelle de la propagande anti-Iran et d’ailleurs, c’est ce que vous confirmez dans les derniers paragraphes de votre critique :
"Critiquer un régime est une chose ; insulter l’ensemble d’un peuple de plus de 75 millions d’habitants en est une autre. Il y a une vingtaine d’années, Jamais sans ma fille, aussi inspiré d’une «histoire vécue», avait suscité le même genre d’indignation. Depuis cette époque, l’Iran a officiellement intégré «l’axe du mal» dans l’imaginaire collectif occidental, gracieuseté de George W. Bush et du suave Mahmoud Ahmadinejad. Caution morale en main, Hollywood n’a désormais plus aucun scrupule.
Ce constat est d’autant plus regrettable que Ben Affleck a visiblement pris soin de construire l’histoire d’Argo de façon crédible au départ. Tout ce capital est toutefois gaspillé par la mise en place d’un dernier acte complètement ridicule. Les fameux «faits réels» ayant pris le bord depuis longtemps à cette étape, les personnages – iraniens en particulier – semblent alors tout droit sortir d’une bande dessinée. Plus rien ne tient.
On peut être insulté en tant qu’Iranien. On peut aussi être insulté en tant que cinéphile."
Il n’y a pas que les critiques qui ont trouvé le film injuste pour les Iraniens (et pour les Canadiens de surcroît), il y a aussi l’ex-ambassadeur du Canada en Iran, Ken Taylor, véritable acteur de la véritable prise d’otage illustrée dans le film. Le 7 février dernier, il a affirmé devant des étudiants de l’Université Ryerson à Toronto que le scénariste Chris Terrio "n’a aucune idée de ce dont il parle". Taylor a accusé le scénariste d’avoir inclus dans le film "une pléthore de libertés artistiques, incluant le fait de dépeindre le peuple iranien en « noir et blanc », des scènes montées de toutes pièces, ainsi que la suggestion selon laquelle il a été à peine plus qu’un simple observateur des actes héroïques de la CIA." Selon Taylor, son personnage dans le film n’a qu’un seul talent, soit "celui d’ouvrir et de fermer une porte". Pourtant, l’ancien président Jimmy Carter a affirmé à la télévision récemment que "90 % des contributions aux idées et à la réalisation du plan étaient canadiennes". Ce n’est évidemment pas ce que l’on voit dans le film.
George Clooney devant le CFR
La deuxième raison qui nous pousse à croire (ou à tout simplement constater) que la victoire d’Argo aux Oscars n’est que pure propagande politique contre l’Iran, c’est la filiation politique qu’ont les producteurs George Clooney et Ben Affleck avec le plus puissant think tank mondialiste des Etats-Unis, le Council on Foreign Relations (CFR). On sait que Clooney est officiellement membre de cette organisation qui compte comme membres les hommes et les femmes les plus puissants des Etats-Unis comme la famille Clinton (la fille Chelsea incluse), la famille Bush, les Rockefellers et même le Canadien Paul Desmarais Jr. qui est sur la liste des Global Board Advisers du CFR.
Faut-il donc s’étonner que Clooney et Affleck aient produit et réalisé un film qui se moque du peuple iranien, qui rend gloire à la CIA et qui traite le Canada comme une simple couverture médiatique? Non, il ne faut pas s’en étonner, surtout au moment ou le CFR ne fait que publier document après document pour expliquer comment et pourquoi il faut tout faire pour renverser le régime iranien.
Vous vous dites peut-être : ce n’est qu’un film voyons! Non, c’est de la pure propagande politique contre l’Iran.
Les médias iranien l’ont bien compris, car la télévision publique iranienne a qualifié la cérémonie des Oscars 2013 "la plus politique de tous les temps". L’intervention de Michelle Obama pour présenter l’Oscar à Argo "renforce les doutes que la récompense du film avait des motifs politiques", selon la télévision iranienne. L’agence de presse Fars a qualifié Argo de "film anti-Iran" qui est financé par une "entreprise sioniste" en faisant référence à la compagnie Warner Bros.
Caricature de Michelle Obama qui présente l’Oscar du meilleur film à Argo
André Pratte est sans aucun doute le journaliste le plus influent du Québec et un des plus influents du Canada. Sa position comme éditorialiste en chef de La Presse fait de lui un personnage incontournable du monde médiatique québécois. Il faut donc se poser la question suivante : pour quels intérêts travaille André Pratte?
Bien sûr, vous me direz que monsieur Pratte travaille pour son patron, Paul Desmarais, le propriétaire du groupe Gesca, donc de La Presse. Autre question donc : quels sont les intérêts de Paul Desmarais et ses fils?
Vous diriez alors que Pratte travaille pour les fédéralistes, puisque la famille Desmarais avoue depuis toujours défendre la fédération canadienne. Certes, cela va de soi, mais encore?
Il faut savoir alors qu’en dernier lieu Pratte fait la promotion du mondialisme à travers ces chroniques et surtout par le contenu de son journal, une idéologie qui est chère à ses patrons.
Il y a plusieurs raisons pourquoi André Pratte peut-être considéré comme un mondialiste. Il est un contributeur du Conseil International du Canada, un think tank fondé en 1922 sous l’appellation Institut canadien des affaires internationales par les membres du réseau Roundtable. Ce même réseau qui a créé le Council on Foreign Relations aux Etats-Unis et le Royal Institute of International Affairs en Angleterre (1). Un réseau originalement constitué de franc-maçons et de membres d’autres sociétés secrètes comme les Skull and Bones. La famille Desmarais est également active à l’intérieur du Conseil International du Canada, puisqu’André Desmarais est sur le comité de direction. Ce think tank est également grassement financé par Power Corporation.
Ce qui nous indique davantage que Pratte est un fervent de l’idéologie mondialiste, c’est sa participation régulière à un autre think tank : la Commission trilatérale. C’est en 2005, à Montréal, qu’il a participé à une réunion du groupe nord-américain de la Commission trilatérale pour la première fois. Il fut invité à prononcer un discours devant les membres de la Commission grâce à son patron, Paul Desmarais. Il débute d’ailleurs son discours intitulé "L’avenir du Québec" (The Future of Québec) par les mots suivants :
"C’est évidemment un grand honneur pour moi de m’adresser à une audience aussi distinguée ; et pour cette occasion, je crois que je dois remercier Mr. Desmarais, qui est le propriétaire du journal pour lequel j’ai le privilège de travailler. Alors vous pouvez, j’imagine, comprendre que je me sens un peu nerveux aujourd’hui. Cela veut aussi dire que si je vous ennuie à mort pendant les 20 prochaines minutes, vous saurez qui blâmer."
Alors quel est l’avenir du Québec selon Pratte? Il s’agit essentiellement de l’avenir que le groupe des lucides a dicté dans son manifeste "Pour un Québec lucide" à laquelle fait allusion le journaliste dans son discours : adopter des mesures d’austérité, payer la dette (impayable) et oublier les référendums sur la souveraineté du Québec. D’ailleurs sur ce dernier sujet, Pratte affirme qu’il est très incertain qu’il se tienne un autre référendum au Québec, mais qu’ils doivent rester vigilants et doivent se préparer afin de s’assurer qu’il n’y ait jamais une victoire du oui lors d’un référendum.
La deuxième fois que nous savons pour sûr que Pratte a participé à une réunion de la Commission trilatérale, c’est en 2008 alors qu’il est présenté par Bill Graham (membre officiel de la Commission trilatérale et ancien chef intérimaire du PLC) au gratin mondialiste pour y discuter de politique canadienne.
En 2011, il participait à nouveau à la réunion annuelle de la section nord-américaine de la Commission, cette fois en compagnie d’un autre membre officiel du think tank, le journaliste Jeffrey Simpson, columnist politique au Globe and Mail. Dans son allocution, dont une copie a été obtenue par le DÉCODEUR (nous remercions Sue Ellen Parrot de la Commission trilatérale), Pratte affirme que la question de la souveraineté du Québec est en train de mourir et prédit que le nouveau parti de François Legault, la Coalition Avenir Québec (qui devient officiellement un parti politique trois semaines après son allocution à la Commission), pourrait gagner les prochaines élections. Selon Pratte, Legault gagnerait parce qu’il est prêt à imposer des mesures d’austérité, qu’il ne veut rien savoir d’un éventuel référendum sur la souveraineté et surtout parce que les Québécois souhaite du changement. Selon Pratte, Legault et la CAQ serait le remplacement parfait à Jean Charest et le PLQ dont la popularité est au plus bas. Cette thèse de Pratte confirme l’analyse qui a été faite dans la vidéo "François Legault, ce n’est pas du changement", publié sur ce site au mois d’août 2012. L’histoire s’est toutefois déroulé d’une autre façon et le Parti Québécois est revenu au pouvoir.
Il ne fait aucun doute que monsieur Pratte est un participant aux activités de la Commission trilatérale. Toutefois, contrairement à son collègue journaliste Jeffrey Simpson et à son patron André Desmarais, le nom d’André Pratte ne figure pas sur la liste officielle de la Commission. Le DÉCODEUR a écrit à monsieur André Pratte afin de savoir s’il se considérait comme un membre officiel du think tank. André Pratte n’a pas répondu à cette demande qui est demeurée lettre morte.
Cependant, au bout du compte, c’est le contenu même du journal La Presse, dont Pratte a la responsabilité, qui indique le mieux la vocation mondialiste du journaliste et du journal. Dans les trois dernières années seulement, la quantité d’article qui font directement ou indirectement la promotion de la gouvernance mondiale, d’un nouvel ordre mondial et même d’un gouvernement mondial. Bien sûr, toutes ces expressions sont synonymes, mais les journalistes aiment jouer avec les mots.
Une recherche sur le site de La Presse avec l’expression exacte "gouvernance mondiale" affiche 56 résultats pertinents. Une recherche avec l’expression exacte "nouvel ordre mondial" renvoie vers 53 articles pertinents. Encore plus troublant, l’expression "gouvernement mondial" fait afficher quand même 20 résultats dans le moteur de recherche.
Dans les résultats de l’expression "gouvernement mondial", on y retrouve un titre évocateur : "Un gouvernement mondial?". L’article a été écrit par Kimon Valaskakis, un ancien ambassadeur du Canada à l’OCDE, qui milite pour que le G20 devienne avec le temps un gouvernement mondial. Il écrit :
"La crise économique mondiale a souligné le besoin croissant pour une meilleure gouvernance et le succès récent du G20 à Londres pose la question de l’aptitude potentielle de cet organisme pour devenir le noyau d’un éventuel gouvernement mondial. [...]La position mitoyenne du G20 apparaît comme un juste milieu provisoire mais pas vraiment permanent, car il ne remplacera jamais la légitimité d’un éventuel parlement mondial."
Dans cette liste de résultats, on trouve aussi cet article : "Le monde idéal d’Attali". Le journaliste Didier Fessou fait une critique (ou la promotion) du livre de Jacques Attali, "Demain, qui gouvernera le monde?". Attali ne s’en cache pas, il souhaite l’avènement d’un gouvernement mondial. Le journaliste Fessou, lui, écrit :
"Il existe une multitude de regroupements, d’organisations et de traités qui agissent sur le plan international. Sans oublier les fondations privées et les ONG. Se développant au détriment des États-nations, ces institutions contribuent à l’affaiblissement de la souveraineté et de l’autorité des États.
Selon Attali, elles constituent l’embryon d’un gouvernement mondial.
Certes, mais de quelle autorité dépendent-elles?
C’est là où le bât blesse : publiques ou privées, ces institutions ne relèvent que de leur seule autorité.
Prenant acte que la mise en place d’un gouvernement mondial est impossible, Attali suggère de fusionner le G20 et le Conseil de sécurité des Nations unies."
Il faut tout de même noter que dans ces 20 résultats se trouvent 2 articles qui ne font pas la promotion d’un gouvernement mondial. Le premier est de Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec, et a pour titre "G20 : le poids de l’illégitimité". Vaillancourt est tranchant :
"Personne ne se désole vraiment de l’impéritie du G20. L’absence de légitimité du groupe mine à la base toute action qu’il pourrait entreprendre. Alors que plusieurs s’interrogent sur la nécessité d’un gouvernement mondial, un tel club qui s’accorde lui-même, de façon arbitraire, le pouvoir de tout diriger semble l’une des pires propositions."
Le deuxième article qui détonne du lot a été écrit par votre humble serviteur au moment du Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique en 2009. L’article "Que contient le traité de Copenhague?" qui a été publié dans le Nouvelliste contient les phrases suivantes au sujet du traité de Copenhague :
"C’est la première fois que l’ONU créera, à travers un traité transnational, une entité nommée «gouvernement». Mais ce sont les pouvoirs qui seront éventuellement conférés à ce nouveau «gouvernement», complètement non-élu d’ailleurs, qui effraye le plus. [...] Un gouvernement mondial, une taxe sur le carbone et la possibilité de ne plus jamais en sortir? Pas sûr qu’on ait envie de ça! Comment peut-on signer aveuglément un traité qui a le potentiel d’invalider la souveraineté de chaque nation impliquée?"
Il y a très peu d’articles donc qui soit en désaccord avec l’idée d’un gouvernement mondial ou d’une gouvernance mondiale.
Il s’agit du même constat lorsque que l’on scrute les résultats de recherche avec l’expression "nouvel ordre mondial". On y trouve des titres comme "D’un monde incertain à un nouvel ordre mondial" ou "La crise pour accoucher d’un nouvel ordre mondial", des articles qui traite de façon positive l’idée d’un nouvel ordre mondial incarné par le G20 et autres institutions mondialistes.
Voici une liste non exhaustive des articles faisant allusion au nouvel ordre mondial ou à la gouvernance mondiale qu’on peut lire sur lapresse.ca :
En conclusion, il ne fait aucun doute que monsieur André Pratte travaille pour les intérêts des mondialistes à travers son travail d’éditorialiste en chef et sa participation aux activités des think tanks qui font l’apologie du mondialisme. La famille Desmarais, l’employeur de Pratte a une place privilégié dans les réseaux mondialistes et semble avoir ouvert la porte à leur employé, une porte qui s’ouvre sur le cercle des puissants de ce monde.
Il faut se rappeler que le père d’André Pratte, Yves Pratte, a été un conseiller de Paul Desmarais et un membre du conseil d’administration de Power Corporation. Est-ce une des raisons pourquoi André Pratte est devenu l’éditorialiste en chef de La Presse. Probablement (2).
André Pratte est fédéraliste, mais il est aussi mondialiste. Pourquoi? Parce qu’il sert ses patrons qui sont mondialistes avant tout.
Notes :
(1) Il faut lire The Anglo-american Establishment de Carroll Quigley (version PDF en ligne)
Garry Kasparov participe au Bilderberg 2012. Pourquoi?
Par Eric Granger | La liste des participants de l’édition 2012 de la conférence Bilderberg a été dévoilée sur le site officiel du groupe. Dans une tentative de démonstration de transparence, le groupe a divulgué une liste officielle des individus qui ont été invités à se joindre à cette conférence annuelle pour discuter des affaires du monde. Toutefois, il est peu probable qu’un compte rendu détaillé de l’évènement soit disponible à la fin de la conférence qui se termine ce dimanche 3 juin.
Fait étonnant, un des fondateurs du groupe Bilderberg, David Rockefeller, n’apparait pas sur la liste. Ce dernier avait participé à toutes les réunions précédentes. Henri Kissinger, lui, est présent à la conférence, comme à chaque année.
Le participant le plus étonnant sur la liste est sûrement Garry Kasparov du Front civique unifiée de Russie, l’ancien champion international d’échec. Sa présence indique que l’élite mondiale cherche probablement un nouveau partenaire en Russie, irritée par les récentes décisions du président Poutine, particulièrement au sujet la possible intervention militaire de l’OTAN en Syrie. La présence de Kasparov suscite beaucoup d’interrogations.
Dans les articles suivants, j’analyserai la participation des Canadiens, des Français et des Grecs entre autres.
La réunion Bilderberg qui se déroule cette fin de semaine (du 31 mai au 3 juin) à l’hôtel Westfields Marriott à Chantilly en Virginie devrait recevoir la visite de centaines, voire un millier de manifestants à partir d’aujourd ‘hui. Le site web occupybilderberg.org demande aux citoyens de venir manifester contre ce qu’ils appellent le véritable 1%. Cet appel à la dénonciation du groupe Bilderberg a été lancé par le populaire animateur de radio, Alex Jones, il y a quelques semaines et il semble que plusieurs répondront à l’appel.
Sur Facebook, plus de 1000 personnes ont confirmé leur présence sur la page de l’évènement Occupy Bilderberg.
Parmi les individus qui seront présents, il y aura les habitués de l’évènement comme Luke Rudowski de We are Change, Jim Tucker de American Free Press, le canadien Dan Dicks de Press for Truth, Mark Dice, le réalisateur du film Loose Change Jason Bermas, l’auteur et documentariste Bill Still et, bien sûr, Alex Jones.
Le journaliste du Guardian, Charlie Skelton, couvre l’évènement pour la quatrième année consécutive.
La première manifestation devrait débuter à 10h00 (heure de l’est) aujourd’hui.
Reste maintenant à voir si les manifestants seront au rendez-vous. Si c’est le cas, l’édition 2012 de la réunion Bilderberg passera à l’histoire comme la plus contestée et, qui sait, peut-être la plus médiatisée.
Depuis 1954, année de la première réunion, les médias traditionnels ont gardé un silence quasi-complet sur cet évènement annuel. Les choses vont peut-être changer cette année.
Par Eric Granger | La chef du Wildrose Party en Alberta, Danielle Smith, a critiqué la première ministre de l’Alberta Alison Redford sur sa participation à la réunion Bilderberg qui se tiendra du 31 mai au 3 juin dans le nord de la Virginie aux Etats-Unis.
Danielle Smith affirme que les Albertains ne devraient pas payer les 19 000$ que coûtera la participation de Redford à cette réunion secrète. « Il s’agit de 19 000$ aux frais des contribuables pour un comité qui se rencontre en secret, ne propose aucune politique, aucune résolution, personne n’est admis, seulement sur invitation », a dit Smith. « Qu’en retire l’Alberta ? », a-t-elle demandé ?
Smith dit que la participation de Redford à la réunion Bilderberg ne servira qu’à la carrière de la première ministre et que les Albertains ne devraient pas payer la facture.
Alison Redford défend sa participation puisqu’elle lui permettra, selon elle, de défendre les intérêts de l’Alberta dans un forum international et a mentionné qu’elle se sentait « incroyablement privilégiée d’avoir été invité ».
La première ministre d’Alberta affirme même qu’elle fera un compte rendu aux Albertains de ce qu’elle accomplira lors de cette conférence dont le contenu doit normalement rester secret.
Il sera intéressant de voir ce que Redford pourra divulguer à son retour de la conférence. Aurons-nous droit à des détails ou simplement des généralités ?
Pour l’instant, tout ce que nous savons, c’est que la première ministre ira discuter de politique monétaire internationale (l’euro ?), de développement durable (Agenda 21) et de l’avenir des sables bitumineux.
Ce serait la première fois qu’un premier ministre de l’Alberta est invité à la réunion annuelle du groupe Bilderberg. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un Albertain y participe puisque le premier ministre du Canada Stephen Harper y a été invité en 2003, alors qu’il était chef de l’opposition.
Par Eric Granger | Selon un communiqué émis par le gouvernement albertain, Alison Redford participera à la réunion Bilderberg qui se tiendra du 31 mai au 3 juin dans la ville de Chantilly en Virginie aux Etats-Unis. Le communiqué précise que la mission de la première ministre fait partie d’une stratégie plus agressive pour faire valoir les intérêts de l’Alberta dans ses relations d’affaires avec la communauté internationale et avec les « décideurs mondiaux ».
Alison Redford y rencontrera, dit-on, des individus du milieu académique, financier et les leaders qui façonnent les politiques publiques. Parmi les sujets qui seront discutés lors de cette conférence, le communiqué évoque ceux de la politique monétaire internationale et les défis « écologiques » dans un contexte de « développement durable ».
Ce communiqué du gouvernement albertain montre du coup que la conférence Bilderberg est un endroit où se prennent des décisions importantes qui influencent les politiques adoptées ensuite par les gouvernements occidentaux.
Il en coûtera 19 000$ aux contribuables albertains pour envoyer Alison Redford à cette réunion d’élite qui se tient sous très haute sécurité.
Il faut rappeler que les participants aux réunions Bilderberg doivent être invités par le comité de direction et qu’il est impossible de simplement choisir d’y participer, ce qui montre également à quel point ce comité de direction est puissant. Ne va pas qui veut à une réunion Bilderberg.
Entre 100 et 150 individus sont invités chaque année pour participer à cette conférence qui réunit le gratin des gratins de l’élite mondialiste.
Pour en savoir plus :
Suivez la couverture du DECODEUR du Bilderberg 2012 sur Facebook et Twitter.
Par Eric Granger | Les manifestants anticapitalistes qui ont tenté de perturber l’assemblée annuelle des actionnaires de Power Corporation le 15 mai dernier devant l’hôtel InterContinental de Montréal avaient bien raison de le faire. Pourquoi ? Car la famille Desmarais (propriétaire de Power Corp.) est la plus riche du Québec, la plus influente du Canada et elle est responsable de l’orientation économique et politique du pays depuis des décennies.
Après la manifestation, Paul Desmarais fils a eu le culot de dire qu’il était « ridicule » de penser que sa famille puisse « tirer les ficelles » dans le monde politique. Ce qui est ridicule, c’est de penser que les Québécois le croiront sur parole. Et pourtant, dans le milieu économique, politique et même médiatique du Canada, tout le monde sait que les Desmarais sont des faiseurs de rois. Particulièrement, lorsqu’on parle du patriarche Paul Guy Desmarais. Vous n’avez qu’à demander au célèbre journaliste canadien Peter C. Newman qui surnommait Desmarais père le « roi Paul » et « le titan des titans » dans son livre The Canadian Establishment: The Titans.
Il est pourtant de notoriété publique que Desmarais père a réussi à mettre au pouvoir les premiers ministres canadiens Pierre Trudeau, Brian Mulroney, Jean Chrétien et Paul Martin de façon successive. Depuis que Desmarais est devenu propriétaire de Power Corp., avec l’aval de l’establishment canadien anglo-saxon, ce dernier a exercé une influence dominante sur le calendrier politique et économique du Québec et du Canada.
Selon Jean-François Lisée et son livre « Dans l’œil de l’aigle », la campagne électorale de Trudeau de 1968 a été planifiée dans les bureaux de Power. Trudeau fut ensuite élu premier ministre.
Brian Mulroney, lui, a été à l’emploi de Power au début de sa carrière et, selon l’aveu de ce dernier, Desmarais est son mentor et son meilleur ami. Desmarais a financé et planifié les campagnes de Mulroney pour la chefferie du Parti Conservateur et les deux élections qui ont fait de lui le premier ministre du Canada pendant 8 ans.
Paul Martin a débuté sa carrière chez Power. Desmarais a permis à monsieur Martin de devenir très riche en lui permettant d’acheter facilement une filiale de Power Corp, soit la grosse entreprise de transport Canada Steamship Line. En 2003, il a été élu aux commandes du Canada.
Au Québec, on sait aussi que Robert Bourassa ne prenait pas beaucoup de décisions sans consulter d’abord Paul Desmarais à qui il parlait régulièrement au téléphone.
Jean Charest, qui rêvait de devenir premier ministre du Canada, a dû oublier son rêve quand Desmarais lui a plutôt « conseillé » de quitter le Parti progressiste conservateur, de prendre la tête du Parti Libéral du Québec et ainsi devenir le premier ministre d’une simple province.
Stephen Harper n’a peut-être jamais travaillé pour Power, mais son gouvernement est tout de même fortement influencé par l’Empire Desmarais. Par exemple, le ministre des finances Jim Flaherty participe à chaque année à la Conférence de Montréal (Forum économique international des Amériques) qui est organisée par la famille Desmarais. Lors de ces conférences, les membres les plus influents du monde des affaires font leurs « suggestions » pour l’avenir économique et politique des Amériques, ce qui inclut le Canada. Etrangement, ces « suggestions » sont ensuite appliquées à la lettre par le gouvernement canadien.
« Au sommet nord-américain de Montebello, les dirigeants des secteurs privés américains et canadiens nous ont exhorté à faire le lien entre la sécurité et la propsérité. Ils nous ont dit que sans le « ET », nous n’aurons ni l’un ni l’autre. »
Cette affirmation est grave et ressemble davantage à une menace qu’un conseil. Les secteurs privés dont Harper faisait mention parlaient d’une seule voix à travers le Conseil nord-américain de la compétitivité (CNAC) qui rassemble les dirigeants des plus grandes multinationales nord-américaines. Paul Desmarais Jr et Michael Sabia (président de la Caisse de dépôt) font partie de la liste des membres du CNAC.
Le ministre des finances Jim Flaherty avait d’ailleurs demandé à Paul Desmarais Jr ce qu’il devait faire après le déclenchement de la crise économique en 2008. C’est lui-même qui le disait lors d’un discours à la Conférence de Montréal de 2011 :
« À l’image des possibilités d’échanges essentielles que les conférences comme celle-ci offrent, nous avons saisi cette occasion, à la fin de 2008, pour demander conseil à des gens d’affaires éminents du Canada – tels que Paul Desmarais fils et le Conseil consultatif sur l’économie – quant aux moyens d’intervenir face à cette crise qui provenait de l’extérieur du Canada. »
Jean Charest et Paul Desmarais Jr
Jean Charest est également influencé par la famille Desmarais. En fait, ce sont des amis. Mais pour donner un autre exemple concret, Charest participe aussi régulièrement à la Conférence de Montréal. Lors de l’édition de 2009, la conférence était intitulée : « Comment s’adapter au Nouvel ordre mondial ». Jean Charest y a fait un discours dont les premiers mots étaient ceux-ci :
« J’aimerais également saluer Paul Desmarais Jr et Hélène Desmarais qui sont aussi, il faut le dire pour ce 15e anniversaire, beaucoup les inspirateurs de cette conférence qui a lieu sur une base annuelle. »
Voilà donc une toute petite démonstration du pouvoir qu’exerce la famille Desmarais sur l’avenir économique et politique du Canada, de l’Amérique du Nord, voire du monde.
Alors, lorsque Paul Desmarais Jr nous dit qu’il est « ridicule » de croire que sa famille « tire les ficelles » du monde politique, nous pouvons nous permettre d’en douter fortement. En fait, c’est tout le contraire.
Les Desmarais sont très influents, très très influents !
*****
En complément : Discours de Jean Charest à la Conférence de Montréal 2009
Par Eric Granger | Les jeunes Français, qui ont célébré dans l’euphorie à la Bastille lors de l’élection du nouveau président François Hollande, ont cru à tord que les choses allaient changer, que « le changement c’était maintenant ». Dans une démonstration quasi-hystérique de joie, les Français présents à la Bastille ont cru que c’était la fin de l’austérité et le début d’une croissance économique pour la France. Ils se sont fait avoir.
Dans son programme, le candidat Hollande avait inscrit qu’il allait proposer à ses partenaires européens un « mémorandum détaillé proposant un Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance pour modifier et compléter le Traité de stabilité et réorienter la construction européenne vers la croissance ». Les mots qu’il faut retenir ici sont « modifier » et « compléter ». Il n’y a aucune annulation de ce traité de mesures d’austérité de prévu, on ne demandera que d’ajouter un « volet croissance » afin de le « compléter ».
Donc, la question à se poser est : quelle est la nature de ce « Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance ». La réponse n’est pas venue du nouveau Président Hollande lui-même, mais plutôt de Pascal Lamy (Directeur de l’Organisation mondiale du commerce) et de Jacques Attali (ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement).
Dans un article publié dans le Monde, signé par Attali et Lamy et intitulé « Construisons une Europe de la relance ! », les auteurs plaident pour une fédéralisation de l’Europe : c’est-à-dire de faire de l’Europe une entité politique et économique supranationale au détriment de la souveraineté nationale de la France. Les propositions pour « rétablir la croissance » sont celles-ci : créer un Trésor européen et créer des euro-obligations financées par un impôt européen qui prendrait la forme d’une taxe carbone payée par tous les Européens et d’une taxe sur les transactions financières.
Si on lit le programme de François Hollande, c’est exactement ce qu’on y trouve : « Je renégocierai le traité européen issu de l’accord du 9 décembre 2011 en privilégiant la croissance et l’emploi, et en réorientant le rôle de la Banque centrale européenne dans cette direction. Je proposerai de créer des euro-obligations. » Donc, il ne fait aucun doute que le « Pacte de responsabilité, de croissance et de gouvernance » est en fait le Pacte Attali-Lamy.
Il faut noter qu’au niveau européen Nicholas Sarkozy avait exactement le même programme et il aurait lui aussi, sans l’ombre d’un doute, suivit les conseils de Lamy et Attali.
Le piège de la taxe carbone et de la taxe sur les transactions financières
La légitimité de la taxe carbone ne repose que sur le prétexte que l’activité humaine est responsable d’un réchauffement climatique planétaire à travers ses émissions de CO2. Que l’on croit ou non à la véracité scientifique de ce prétexte, il est fort peu probable qu’une taxe carbone changerait quoi que ce soit aux températures enregistrées sur la Terre. Cette taxe, qui serait appliquée à toute les facettes de la vie humaine (car le carbone est une base de la vie sur Terre), ne serait payée que par le contribuable européen. Il ne s’agit en fait que d’une taxe parmi tant d’autres, mais qui est justifiée par un prétexte environnemental pour faire vibrer la corde sensible de tous ceux qui veulent préserver l’environnement. En somme, le discours social répandu est : si tu es contre la taxe carbone, tu es un destructeur de l’environnement. Ce qui est un faux discours qui n’a aucune véracité. Il faut aussi rappeler que la taxe carbone n’est pas une initiative populaire, mais plutôt une initiative inventée par des banquiers comme ceux du Fond monétaire international. Il va de soi qu’une taxe carbone appliquée à l’échelle européenne (voire mondiale) viendrait diminuer davantage le pouvoir d’achat des habitants de tous les pays d’Europe et augmenterait leur fardeau fiscal qui est déjà très lourd. Il est aussi à noter que Lamy et Attali ne mentionnent pas que cette taxe servira à baisser la température globale de la Terre, mais servira plutôt en renflouer les coffres de l’Union européenne.
Quant à la taxe sur les transactions financières, elle plait bien sûr à tous ceux qui voudraient se venger des banques qui sont responsables de la crise économique actuelle. « Aux banques de payer! », crient les défenseurs de cette taxe. Encore là, il s’agit d’un piège. Premièrement, les banques internationales telles le FMI, la Banque mondiale ou la Banque des règlements internationaux ne seront pas touchées par cette taxe. En fait, ce ne sont que les plus petites institutions financières au niveau national qui auront à payer cette taxe. De plus, il est fort probable que le paiement de cette taxe sera transmise à monsieur et madame tout le monde. Si l’on en croit les dires du Directeur du Département des finances publiques du FMI, Carlo Cottarelli : « Une taxe sur les transactions financières ne vise pas à réduire le risque systémique et ne permet pas de taxer efficacement les rentes du secteur financier — la charge risque fort d’être répercutée sur le consommateur ordinaire. » Vous aurez été avertis.
Jacques Attali, promoteur du gouvernement mondial
Attali (à gauche), François Hollande et Ségolène Royal (au centre), Mitterrand (à droite) en 1981.
Selon ce qu’on peut lire dans les journaux en France, Jacques Attali (ainsi que Pascal Lamy) serait « proche de François Hollande ». En effet, dans une chronique publiée dans l’Express, Attali raconte que François Hollande « débarqua dans mon bureau en octobre 1980, avec sa compagne Ségolène Royal, et me proposa ses services pour travailler à la campagne de François Mitterrand ». Attali profite de cette chronique pour encenser le nouveau président élu, faisant une liste de toutes ses qualités et aucun de ses défauts. Il révèle également le véritable objectif, la priorité des priorités de Hollande comme président : la création d’une Europe fédérale. Il écrit : « A l’école de François Mitterrand, il a appris que rien n’est plus important que la justice sociale et l’Europe. Mais que, s’il faut choisir entre les deux objectifs, il faut privilégier l’Europe ». On ne peut être plus clair que ça ! La justice sociale passe en deuxième !
La création d’une entité politique supranationale que serait les Etats-Unis d’Europe est une étape vers la création d’un autre : le gouvernement mondial. Jacques Attali est probablement le plus grand promoteur de ce gouvernement mondial, il est un des seuls à en faire la demande sur toutes les tribunes qu’on lui offre. Dans son livre « Demain, qui gouvernera le monde ? », Attali défend ce point de vue et ose même dire que ce « gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou à sa place ». Des mots qui font présager le pire…
Il n’y a donc plus de doutes sur les véritables objectifs du gouvernement de François Hollande. D’abord, accentuer l’intégration politique et économique de l’Europe, voire créer le super-gouvernement des Etats-Unis d’Europe. Puis, à plus long terme, travailler à l’avènement d’un gouvernement mondial, ou comme Nicholas Sarkozy aimait le dire pendant sa dernière campagne électorale : aller vers un Nouvel ordre mondial.
La majorité des Français qui ont cru, en passant simplement de l’UMP au Parti socialiste, que la France était sauvée, ces derniers seront amèrement déçus dans les prochaines années. Dire que certains vous avaient avertis et vous ne les avez pas écouté.
Par Eric Granger | La hausse des droits de scolarité au Québec s’insère dans un processus de privatisation mondiale de l’éducation, un processus dicté par une élite mondialiste dont Jean Charest fait partie.
Line Beauchamp (Ministre de l’éducation) et Jean Charest (PM) Photo : Agence QMI
L’entêtement du gouvernement Charest à vouloir augmenté les droits de scolarité, à bonifier les prêts étudiants et à instaurer un régime de remboursement proportionnel au revenu (RPR), cet entêtement est facile à comprendre lorsqu’on regarde de plus près d’où proviennent ces idées de réformes de l’éducation. Il ne s’agit pas d’idées qui sont sorties du cerveau du Premier ministre ou de la ministre de l’éducation, ces idées viennent de l’extérieur, ces réformes ont été conçues loin du Québec, dans des institutions internationales à vocation de mondialisation. Le gouvernement du Québec suit un plan, un modèle concocté dans les grandes universités mondialistes comme la London School of Economics et promu par des institutions internationales toutes puissantes telles le Fond monétaire international, la Banque mondiale et l’OCDE. Ce modèle a été fabriqué sur mesure pour satisfaire les besoins de l’entreprise privée (lire multinationales) et on peut aisément le décrire comme une privatisation mondiale de l’éducation supérieure. Le Premier ministre Jean Charest est quant à lui un complice enthousiaste de cette privatisation à l’échelle mondiale.
De l’Angleterre au reste du monde
Le programme mondial de privatisation du financement de l’éducation a débuté en Angleterre en 1998. Le gouvernement britannique avait à cette époque implanté le remboursement proportionnel au revenu. Ce concept qui a d’abord été mis de l’avant par l’économiste Milton Friedman a été repris par un autre : Nicholas Barr. Nicholas Barr est un professeur d’économie à la London School of Economics, il est un boursier Fulbright, il a travaillé pour la Banque mondiale, le FMI et il défend depuis les années 80 l’idée d’une privatisation du financement de l’éducation supérieure. Il fait également la promotion du remboursement proportionnel au revenu (RPR) pour s’acquitter d’une dette étudiante. Il a publié plusieurs ouvrages et articles à ce sujet. Dans un article publié en 2005 dans la revue Finance et développement (une publication mensuelle du FMI), Barr écrit : « Les réformes entreprises en Grande-Bretagne peuvent servir d’exemple à d’autres pays ». Il propose d’abord de décentraliser le financement (dehors le gouvernement, bienvenue secteur privé). Il propose, en deuxième lieu, de transférer aux étudiants le coût des études. Ces derniers devront s’endetter auprès de banques privées pour les payer. Et troisièmement, il suggère l’implantation d’un RPR pour rembourser la dette.
Selon Barr, le RPR permet de maintenir l’accessibilité aux études supérieures pour les moins fortunés. Il s’agit d’une logique douteuse. Selon lui, les diplômés qui auront un faible revenu annuel ne seront pas pénalisés puisqu’ils rembourseront leurs prêts en fonction d’un pourcentage de leurs revenus. Cependant, ils rembourseront pour une durée beaucoup plus longue leurs prêts étudiants. Dans cette même logique, Barr affirme que l’on peut ainsi augmenter les droits de scolarité et même les intérêts sur les prêts, la durée du remboursement sera tout simplement prolongée. Barr oublie de mentionner dans toutes ses publications que plus on prend du temps à rembourser un prêts, plus on paie d’intérêts aux banques. Donc, un diplômé pourrait se retrouver à payer deux fois le montant utilisé pour faire ses études. Et Barr oublie aussi de mentionner que l’endettement étudiant sous cette forme se traduit en un véritable esclavage bancaire. En fait, c’est probablement ce qu’il souhaite en secret.
Nicholas Barr, dans son article cité plus haut, ose se justifier en écrivant que « l’éducation tertiaire est souvent présentée comme un droit qui, en tant que tel, devrait être financé par l’État. L’alimentation est, elle aussi, considérée comme un droit fondamental, mais personne ne voit d’inconvénients à ce que les aliments aient un prix. » Sauf que dans la société, les riches mangent du caviar et que les pauvres se contentent de patates bouillies. C’est et ce sera la même chose dans le cas de l’éducation.
Les mesures prônées par Nicholas Barr et les institutions mondialistes qui payent son salaire ont été implanté en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis pour ne nommer que ceux-là et elles font maintenant leur entrée au Québec
Le cas du Québec
Au Québec, une réforme du régime de prêts et bourses a été entreprise en 2003-2004 afin de le privatiser. Cette année-là, 103 millions de dollars de bourses ont été convertis en prêts. De plus, ces prêts devaient à l’avenir être contractés auprès des institutions financières privées du Québec, des prêts qui sont garantis aux banques par le gouvernement en cas de non-paiement. Une contestation étudiante a pris forme en 2005 pour dénoncer cette hausse des prêts. La FEUQ et la FECQ ont alors négocié une entente avec le gouvernement et le montant des prêts a été ramené, en 2006-2007, au niveau précédent la réforme. Toutefois, les étudiants se sont endettés pour environ 140 millions de dollars de plus durant cette période. Cependant, la privatisation de l’endettement est restée intacte. Les étudiants doivent toujours emprunter aux banques privées pour financer leurs études. Le gouvernement garantit encore les prêts aux institutions financières. Ce sont des prêts sans risques pour les banques, gracieuseté du gouvernement Charest. Evidemment, les banques sont contentes.
Aujourd’hui, nous sommes témoins de la deuxième phase de cette privatisation. Le gouvernement Charest, dans la dernière proposition faites aux étudiants en grève, veut maintenant augmenter de nouveau les prêts étudiants et instaurer le RPR. Selon le communiqué émis par le gouvernement, « tous les étudiants dont le revenu des parents n’excède pas 100 000 $ bénéficieront d’un prêt permettant généralement de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire. En 2016-2017, ce montant sera de 4 678 $ pour 30 crédits ». Aussi, « les étudiants de la classe moyenne se verront accorder un prêt additionnel de 2 850 $ ». Donc, « ces deux mesures permettront d’accorder annuellement des prêts additionnels à plus de 50 000 étudiants. »
En sommes, plus d’étudiants s’endetteront et leurs dettes finales seront plus élevées.
« Un autre avantage est que le système RPR permet d’accroître les montants de prêts ou l’endettement des étudiants. En d’autres termes, si une contribution financière supérieure est demandée aux étudiants, le RPR est le système qui facilite cette décision. Soulignons que le RPR n’entraîne pas une hausse des frais de scolarité, mais le RPR est la meilleure façon d’y faire face sans compromettre l’accessibilité aux études.»
« L’expérience étrangère montre que la mise en place d’un système RPR est souvent couplée à une hausse des frais de scolarité. Claude Montmarquette (rencontre du 17 octobre 2001 avec le CCAFE) pense, d’une part, que la hausse des frais de scolarité québécois est incontournable et que, dans ce cas, le système RPR est la meilleure forme qui soit pour en faciliter le remboursement. Il est simple de retourner l’argument : si le RPR assure une grande flexibilité de remboursement des emprunts et comme les syndicats étudiants sont favorables à l’implantation de ce système, il n’existe plus aucune barrière à l’augmentation des frais de scolarité une fois que le RPR est mis en place. »
En somme, Eric Martin décrit bien ce que représente véritablement le RPR et il voit juste lorsqu’il écrit que « le RPR est loin d’être une mesure d’aide aux étudiants. Il s’agit d’un morceau essentiel d’un nouveau dispositif de financement qui repose sur l’augmentation de l’endettement étudiant ». On peut citer l’Angleterre en exemple qui, après avoir instaurer le RPR, a procéder à plusieurs augmentations des frais de scolarités au détriment des étudiants britanniques qui ont vu leur endettement exploser.
L’IRIS a également publié le 8 mai 2011, une excellente recherche sur l’augmentation des droits de scolarité. Dans cette étude, intitulée « Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité? Huit arguments trompeurs sur la hausse », les chercheurs Eric Martin et Simon Tremblay-Pépin détruisent un à un les arguments du gouvernement Charest. En voici quelques-uns :
1- Le gouvernement affirme que les universités sont sous-financées alors qu’elles souffrent plutôt d’un malfinancement, c’est-à-dire d’une mauvaise répartition des ressources.
2- Le gouvernement affirme que ce (prétendu) sous-financement menace la qualité de l’éducation et la valeur des diplômes alors que c’est la nouvelle vocation commerciale (privatisation) des universités qui réduisent l’éducation à une marchandise plus coûteuse et moins riche en contenu.
3- Selon le gouvernement, la hausse des droits de scolarité va renflouer les coffres universitaires, mais en fait, il s’agit plutôt d’une transition d’un mode de financement publique à celui d’un financement privé.
4- Le gouvernement soutien qu’en payant plus de droits de scolarité, les étudiants feront leur juste part. En réalité, les étudiants feront plus que leur juste part, car ces derniers devront travailler deux fois plus longtemps pour payer leurs études que dans les années 1970.
5- Le gouvernement ose dire que la hausse n’aura pas d’effet sur la fréquentation universitaire et, pourtant, si le Québec était conforme à la moyenne canadienne, 30 000 étudiants (qui sont aux études présentement) n’auraient pas les moyens d’aller à l’université.
6- En définitive, l’étude de l’IRIS montre que la gratuité scolaire est relativement peu couteuse et que son financement public est socialement équitable, alors que le gouvernement ose dire qu’il s’agit d’un projet irréaliste et potentiellement injuste pour la société.
A la lumière de ces informations, nul ne peut douter que le gouvernement Charest suit un modèle concocté par des économistes mondialistes qui doivent leur allégeance à des institutions internationales puissantes et non pas au peuple étudiant québécois. Les étudiants devront peut-être bientôt s’endetter pour la vie sans avoir l’assurance d’obtenir un emploi stable et bien rémunéré en cette période d’incertitude économique qui risque fort de se prolonger.
Le secteur privé se réjouit
Lorsque le gouvernement Charest a annoncé au début du mois d’avril qu’il bonifiait le programme de prêts et bourses et qu’il mettait en place le remboursement proportionnel au revenu, la chambre de commerce de Montréal s’est tout de suite réjouit ! En effet, cette dernière a émis un communiqué de presse dans lequel son président, Michel Leblanc, a félicité « la ministre de l’Éducation et le ministre des Finances d’avoir pris cette décision éclairée qui vient consolider l’accessibilité aux études supérieures ». C’est sûr que monsieur Leblanc était content car, comme il le dit dans le communiqué, « La Chambre proposait la mise en place d’un tel mécanisme en 2010 dans le Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités ». C’est ce document, le Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités, qui est derrière la décision du gouvernement de réformer le financement de l’éducation au Québec. Ce document a été signé par les individus suivants :
M. Michel Audet, ex-ministre des Finances du Québec
Me Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec
M. Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor
Mme Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances du Québec et ex-présidente du Conseil du trésor.
Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec
M. Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec
M. Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Mme Julie Bouchard, ex-présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM
M. Youri Chassin, ex-président de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS), ex-vice-président aux Affaires universitaires de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et ex-membre du Conseil permanent de la jeunesse
M. Hugo Jolette, ex-président de l’Association générale étudiante de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGEUQAT) et ex-trésorier de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)
M. Patrick Lebel, ex-président de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) et du Conseil permanent de la jeunesse.
Étrangement, ce sont ces mêmes signataires qui publiaient le 2 mai dernier une lettre dans les quotidiens québécois dans lequel ils ont osé écrire : « Il est plus que temps de se ressaisir : il faut rétablir l’ordre, les étudiants doivent retourner en classe et tous les efforts doivent être déployés pour sauver une session déjà terriblement compromise. Voici une situation où, au-delà de toute allégeance politique, la population doit donner son appui à l’État, ultime responsable de la paix publique, de la sécurité des personnes et de l’intégrité de nos institutions. »
Oui, le secteur privé se réjouit…, mais pas trop en ce moment.
Des arguments mondialistes
Selon l’aveu même du gouvernement Charest, la hausse des droits de scolarité est mise en place dans le but de permettre aux universités québécoises d’atteindre un niveau de « classe mondiale ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Martin Lavallée, candidat à la maîtrise en histoire à l’UQAM, l’explique bien dans un article publié le 1er mai dernier dans le Huffington Post. Il explique que, selon la Banque mondiale, une université de calibre mondial en est une qui produit du « capital humain » destiné à un marché du savoir international au service de l’entreprise privée (les multinationales). Monsieur Lavallée pose la bonne question : « La question est de savoir si les étudiants québécois sont prêts à payer davantage uniquement pour que leurs universités soient reconnues internationalement par une minorité d’individus se basant sur les critères d’un marché mondial néolibéral et pour répondre aux besoins des entreprises privées. Dans le débat actuel sur la hausse des droits de scolarité, cet enjeu fondamental mérite d’être davantage discuté. »
Comme je l’ai mentionné au début de cet article, la privatisation du financement de l’éducation (et du système en général) n’est pas une idée québécoise mais mondialiste. Monsieur Lavallée est visiblement d’accord avec ce constat facile à faire et il conclue son article ainsi : « Le problème qui se pose lorsqu’on veut connaître le bien-fondé de la hausse des droits de scolarité, c’est de savoir si la population québécoise est en accord avec l’orientation donnée à sa société et à son système d’éducation par notre gouvernement, orientation qui n’émane visiblement pas d’elle, mais plutôt d’une élite mondialisée qui poursuit ses propres objectifs. »
Conclusion
La privatisation mondiale de l’éducation est un fait. C’est un processus qui arrivera bientôt à son aboutissement si rien n’est fait pour l’arrêter. Cette privatisation est commandée par une élite mondialiste qui opère sur toutes les facettes de la vie humaine. Une énorme majorité des gouvernements du monde entier sont infiltrés, voire dominés par des agents de cette élite mondialiste ; de plus, les institutions mondialistes comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE et de nombreux think tanks travaillent au-dessus des gouvernements et dictent la marche à suivre.
Il est temps pour le peuple québécois de prendre en main l’avenir de l’éducation au Québec et de l’arracher des griffes du secteur privé qui ne travaille que pour ses propres intérêts et que pour ceux d’une élite impitoyable assise confortablement tout en haut de la pyramide planétaire. Ceci nécessitera probablement la création d’un nouveau pays libre du mondialisme, le pays du Québec.
Voici un reportage vidéo produit par Le DECODEUR afin de mieux comprendre la hausse des droits de scolarité au Québec. D’où ça vient ? Pourquoi ? Pour qui ? Et quel sera le prix à payer pour les étudiants ?
Par Eric Granger | La question qui brulait les lèvres de tous ceux qui suivent avec attention le calendrier de l’élite mondialiste était : où et quand se tiendra la prochaine réunion du groupe Bilderberg de 2012. Nous avons maintenant obtenu une réponse satisfaisante à cette question cruciale.
Hôtel Westfields Marriott Washington Dulles
Le journaliste vétéran Jim Tucker, qui couvre les conférences Bilderberg depuis plus de 30 ans, s’est dit "assuré à 99%" que la prochaine réunion de ce groupe sélect se tiendra entre 31 mai et le 3 juin à l’Hotel Westfields Marriott Washington Dulles dans la ville de Chantilly en Virginie aux Etats-Unis. "On attend plus que la confirmation" a-t-il dit. Si c’est le cas, ce sera la troisième fois en 10 ans que cette conférence se déroule en ces lieux.
Des informations préalables qui circulaient sur Internet indiquaient que la dite conférence aurait tout d’abord eu lieu à Haïfa au nord d’Israël dans l’hôtel Rothschild. De nouvelles informations permettent de croire que cela était inexact. Il y a plusieurs indices qui pointent vers cet autre endroit.
Premièrement, les réunions Bilderberg se sont toujours déroulées en Europe ou en Amérique du Nord. Aucune réunion passée ne fait exception à cette règle (si l’on inclut la Turquie qui a accueilli à 3 reprises le gratin mondialiste).
Deuxièmement, toutes les chambres de l’Hôtel Westfields Marriott Washington Dulles ont été réservées du 31 mai au 3 juin. Il y a des chambres disponibles avant et après cette date, mais pas durant ce weekend (du jeudi au dimanche). L’auteur de cette article a tenté de réserver une chambre lors de ces dates sur le site Internet de l’hôtel, mais s’est fait aviser qu’aucune chambre n’était disponible. La même tentative a été faite pour les jours avant et les jours après ce weekend : des chambres étaient en effet disponibles. Cliquez sur les captures d’écrans ci-dessous pour voir.
31 mai au 3 juin
29 mai au 30 mai
4 juin au 5 juin
Les dates sont aussi conforment aux dates normalement utilisées par le groupe pour tenir leur conférence annuelle. Cette réunion s’est tenue autour de ces dates lors des 10 dernières années.
Qu’est que le groupe Bilderberg ?
Selon le site officiel du groupe, Bilderberg est un petit forum, flexible, informel et "off-the-record" dans lequel différents points de vue peuvent être exprimés et l’entente mutuelle augmentée. Entre 100 et 130 membres de l’élite mondialiste y participent chaque année. Ils sont choisis par un comité de direction. Le groupe a éte fondée en 1954 à l’initiative du Prince Bernhard des Pays-Bas et du puissant banquier David Rockefeller.
Selon l’intellectuel français Thierry Meyssan, "le Bilderberg est une création de l’OTAN. Il vise à convaincre des leaders et à manipuler l’opinion publique à travers eux pour la faire adhérer aux concepts et aux actions de l’Alliance atlantique."
Le journaliste vétéran Jim Tucker, qui aurait des taupes pour l’informer à l’intérieur du groupe, affirme que ce club sélect décide du prix futur du pétrole, dicte les politiques mondiales à implanter et choisit les futurs dirigeants des pays occidentaux.
D’ailleurs, selon le site eubusiness.com, Herman Van Rompuy aurait été confirmé cette année au poste de président du Conseil européen par le groupe Bilderberg avec aussi l’appui de la Commission Trilatérale.
La dernière conférence Bilderberg a eu lieu à St-Moritz en Suisse du 9 au 12 juin 2011. Cette édition fut historique, car elle fut la plus médiatisée et la plus contestée de son histoire.
Les multinationales du pétrole et de l’exploitation minière financent les recherches scientifiques à coup de centaines de millions pour préparer leur exploitation de l’Arctique. Tout cela se fait sous le prétexte des changements climatiques.
D’abord, voyons un peu ce que dit Louis Fortier dans cet entretien : "L’Année polaire internationale, qui s’est étalée en fait sur 2007 et 2008, est la quatrième de l’histoire. La précédente était en 1958". Ceci est intéressant, puisque l’Année polaire internationale n’a jamais été liée auparavant aux changements climatiques.
Un peu d’histoire…
La première Année polaire internationale (API), qui a eu lieu en 1882, avait pour but d’envoyer des expéditions de scientifiques aux deux pôles afin de mesurer les températures, mais surtout d’étudier le magnétisme terrestre et le phénomène des aurores boréales. Il s’agissait de la première entreprise scientifique internationale initiée par un certain Karl Weyprechtet commanditée par la Royal Geographic Society et la Royal Society, deux vieilles institutions mondialistes qui existent toujours. Douze nations y avaient alors participé : l’Empire austro-hongrois, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la Russie, la Suisse, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada. Satisfaite de l’entreprise, cette élite scientifique décide alors d’organiser une Année polaire internationale tous les 50 ans.
C’est ainsi que la deuxième API s’organisa entre 1932 et 1933 avec pour objectifs l’étude du Jet Stream, de la météorologie, du magnétisme et de la compréhension des phénomènes ionosphériques qui perturbent les communications radios. Plus de 40 nations y participent. Toutes les données obtenues lors des expéditions scientifiques polaires seront réunies par une nouvelle institution : l’Organisation météorologique internationale. Il faut noter que cette institution sera remplacée plus tard par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) après la formation de l’ONU. L’OMM participera par la suite à la fondation (en 1988) du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le groupe scientifique qui affirme (sans donner de véritables preuves) depuis 1990 que l’activité humaine est responsable d’un réchauffement climatique planétaire à travers ses émissions de CO2.
La troisième API est devancée de 25 ans afin de tenir compte des nouvelles technologies disponibles à l’époque (fusées, radars, etc.) et se déroule sous le nom Année géophysique internationale. Elle est proposée par Lloyd Viel Berkner et est organisée lors d’une période d’activité solaire maximum. Selon le site officiel de l’API, « l’AGI fut l’occasion d’un effort sans précédent à l’échelle mondialepour l’étude de notre planète. 61 nations participèrent aux différentes campagnes, des dizaines de navires, des milliers d’hommes, des avions sont mobilisés. Les pays coopérèrent étroitement et échangèrent leurs données scientifiques. Les décennies de recherche qui ont suivi reposent à l’évidence sur la dynamique initiée au cours de cette année. Ce fut par exemple la confirmation de la théorie très discutée de la dérive des continents, le début des mesures de CO2, ou encore le début de la conquête spatiale avec le lancement des premiers satellites. »
La première et la deuxième API avait comme objectif scientifique de déterminer s’il était possible de franchir l’Arctique par bateau et de créer un passage du nord-ouest à vocation militaire et commerciale. La troisième maintenait ces mêmes objectifs de domination commerciale et militaire (voire spatiale) à travers de nouvelles technologies issues de la deuxième guerre mondiale.
Aujourd’hui pour la quatrième API, les objectifs restent les mêmes. L’objectif commercial est bien défini : exploitation des ressources alimentaires, pétrolières et minières. L’objectif militaire est aussi clair : le Canada, par exemple, veut y exercer sa souveraineté territoriale. Les changements climatiques, eux, ne semblent qu’un prétexte pour justifier les dépenses considérables nécessaires à l’exploitation de l’Arctique. Que les glaces fondent ou non, l’Arctique est maintenant une région à exploiter. Cela peut être prouvé.
Retournons à notre entretien avec Louis Fortier pour voir ce qu’il en est.
Mine, gisements pétrolier et brise-glace géant
Louis Fortier révèle à la Presse dans son entretien que le but de ses recherches n’est pas purement scientifique (sur les changements climatiques), mais à vocation commerciale. Ses recherches sur les écosystèmes de l’Arctique sont importantes, dit-il, « parce que c’est là qu’on envisage de faire de l’exploration pétrolière. L’Office national de l’énergie devra en tenir compte avant d’autoriser des forages dans la mer de Beaufort. » Il affirme plus loin : « On peut dire la même chose pour […] les autres ressources minérales ». On peut parier que rien n’empêchera le forage ou l’exploitation des ressources minérales, surtout pas les recherches de monsieur Fortier. Comment le savoir ? C’est facile, il n’y a qu’à identifier les sources de financement d’ArcticNet, l’organisme que dirige Louis Fortier.
Lorsque l’on consulte la liste des partenaires de l’organisme ArcticNet, on n’est pas surpris de tomber sur des pétrolières de grandes envergures : BP Exploration Operating Company Ltd. (British Petroleum), Imperial Oil Resources Ventures Limited (Esso), ConocoPhillips Canada (gaz naturel), l’Association canadienne des producteur de pétrole (lobby).
On y trouve aussi des compagnies minières : Xstrata Nickel, Baffinland Iron Mines (ArcelorMittal), Diavik Diamond Mine (Rio Tinto), Vale Inco.
Sur la liste, il y a aussi des compagnies de transport : OmniTRAX, Kongsberg Maritime, First Air, Canadian North .
Il y a une société de gestion de capital : Axys Group.
Figure sur la liste plus de 75 universités dont il faut noter la Balsillie School of International Affairs (fondée par James Balsillie à l’époque où il était membre de la Commission Trilatérale) et l’Université Oxford.
Aussi, parmi les autres organismes cités on peut trouver évidemment des riches familles mondialistes et membre de la franc-maçonnerie :
- Garfield Weston Foundation de la famille Weston (2e famille la plus riche du Canada) qui possède le pain Weston et les supermarchés Loblaws et Maxi.
- Kenneth M. Molson Foundation de la famille Molson, membre de la franc-maçonnerie depuis des générations (et propriétaire du Canadien de Montréal).
- World Wildlife Fund : organisme fondé par le Prince Bernhard des Pays-Bas (également fondateur du groupe Bilderberg) qui a eu comme premier directeur l’eugéniste Julian Huxley (frère d’Aldous Huxley, auteur du livre « Le meilleur des mondes »).
La liste est encore longue …
La Russie et le Canada développe en ce moment des brise-glaces géants polaires qui pourront traverser l’Arctique, que les glaces fondent ou non. On peut lire sur le site officiel du gouvernement canadien que « le nouveau brise‑glace polaire sera conçu pour rompre des glaces de 2,5 m d’épaisseur. Bien que cette donnée puisse être supérieure à la valeur maximale en ce qui a trait à l’épaisseur des glaces dans l’océan Arctique, cette caractéristique permettra la construction d’un bâtiment ayant la force et la capacité nécessaires à une exploitation dans quasi toutes les conditions telles que les dorsales, les champs de glace en crête et la glace sous pression ». Ce brise-glace géant portera le nom de NGCC John G. Diefenbaker, en l’honneur de l’ancien Premier ministre franc-maçon. L’achèvement de sa construction est prévu pour l’année 2017.
Le prétexte des changements climatiques
Nous devrions plutôt dire ici le réchauffement climatique si nous voulons être honnêtes. Bien que la terminologie a changé depuis, l’argument reste le même : semble-t-il que le climat de la terre se réchaufferait. Ce n’est pas pour rien que la terminologie a changé, car les organismes qui prédisent ce réchauffement n’ont pas réussi à prouver de façon acceptable leurs prédictions alarmistes.
Premièrement, parce que la totalité de la science du réchauffement climatique s’appuie sur des modèles informatiques de prédiction du climat. Le problème, c’est que l’on peut faire dire n’importe quoi à un logiciel informatique. Une des preuves de cela fut le quatrième rapport publié par le GIEC où l’on pouvait retrouver dans ses pages un graphique en forme de bâton de hockey qui montrait l’accélération rapide de la montée de la température globale du climat terrestre. Ce graphique fut entre-autres utilisé par Al Gore dans son film « Une vérité qui dérange », un film qui a reçu un Oscar rien de moins. C’est ce graphique, discrédité à plusieurs reprises par de nouvelles études scientifiques, qui a été à l’origine du désormais célèbre Climategate. Aujourd’hui, ce sont encore les modèles informatiques qui font la loi dans la science du réchauffement climatique.
Prenons un exemple de prédiction ratée à ce sujet. Le docteur David Barber, qui est le directeur du Centre for Earth Observation Science de l’Université du Manitoba, a prédit en 2008 qu’il n’y aurait plus de glace au Pôle Nord durant l’été de cette même année (2008). Evidemment, cela s’est avéré complètement faux cet été là. Aujourd’hui, Mr Barber récidive en affirmant que la glace estivale de l’Arctique pourrait disparaître "aussi tôt que l’an prochain", du moins c’est ce qu’on pouvait lire dans la Presse du 19 avril de cette année. Ceci risque fort peu d’arriver, car selon les observations faites par satellite, la surface de la glace estivale de l’Arctique augmente depuis l’année 2007, année où elle avait atteint son plus bas des dix dernières années. L’objectif des fausses prédictions de David Barber ? : alarmer le public et, probablement surtout, préserver ses millions de dollars de financement qui proviennent de multinationales du pétrole et de l’exploitation minière.
Un autre article a été publié dans la Presse du 24 avril qui avait pour titre : « Le sous-sol du Grand nord fond ». Encore une fois, à la lecture de l’article, on se rend bien compte du véritable objectif des recherches, soit comment les multinationales vont exploiter l’Arctique. On peut lire que ces « problèmes vont hanter les mégaprojets énergétiques et miniers de l’Arctique canadien et du Plan Nord québécois. » Et qui prévoit ces mégaprojets ? Ceux-là même que l’on retrouve sur la liste des partenaires de l’organisme ArcticNet cités plus haut. L’équation est facile à faire.
La question se pose alors : le sous-sol du Grand nord fond-il vraiment ? Selon des études faites dans le nord Eurasien, il n’existe aucun indice comme quoi le pergélisol serait en train de fondre dû à une hausse des températures et encore moins à cause des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Les chercheurs notent que la baisse des températures du sol entre les années 70 et 90 aurait sans aucun doute été causée par le phénomène de l’oscillation nord-atlantique et non pas le réchauffement climatique.
Revenons maintenant à notre entretien avec le directeur d’ArcticNet, Louis Fortier.
Le Plan Nord
La Presse a posé la question à Louis Fortier : que pensez-vous du Plan Nord du gouvernement Charest ? La réponse ne devrait pas vous étonner : « Moi, je l’aime, le Plan Nord. »
Les preuves s’accumulent aujourd’hui comme quoi le Plan Nord est une entreprise pour déposséder les Québécois de leurs ressources naturelles et de les donner à rabais aux multinationales. Faut-il vraiment donner plus de preuves à ce sujet ?
Conclusion
Le prétexte du réchauffement climatique sert la cause d’une élite internationale qui voit dans ce stratagème la méthode ultime pour dominer la planète entière. Les projets sont nombreux : la taxe mondiale sur la carbone, le contrôle des populations, la destruction de la petite entreprise, la dictature scientifique, la gouvernance mondiale tant convoitée par l’élite mondialiste et même l’établissement d’une religion planétaire basée sur le culte de la Terre-Mère.
Une citation résume bien l’objectif du réseau mondialiste. Une citation que l’on peut lire dans un ouvrage publié en 1991 par un think tank mondialiste puissant, le Club de Rome, qui a pour titre « The First Global Revolution ». Concluons sur cette citation du livre:
«Dans la recherche d’un nouvel ennemi commun, nous sommes arrivés avec l’idée que la pollution, la menace d’un réchauffement climatique, les pénuries d’eau, la famine et autres pouvaient remplir ce mandat. Tous ces dangers sont causés par l’intervention humaine et c’est seulement à travers les changements d’attitudes et de comportements qu’ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi dans ce cas est l’humanité même.»
Pour en savoir plus au sujet de l’histoire du réchauffement climatique, regardez le documentaire du DECODEUR en 2 parties :
Par Eric Granger | Le mouvement de grève étudiante qui submerge le Québec en ce moment me permet de parler d’un sujet qui me fait grincer des dents depuis longtemps. Un sujet qui, étrangement, semble être passé sous le radar de tous les militants de la cause étudiante. Je parle de la privatisation du système de prêts et bourses.
Voici comment la privatisation s’opère : maintenant au lieu de s’endetter envers le gouvernement qui normalement se ferait rembourser (avec intérêts), l’on s’endette aujourd’hui auprès des institutions financières. Qui plus est, le gouvernement garanti aux banques le paiement des intérêts. D’abord durant la période de « remboursement différé », puis lorsque la dette ne peut être payée par l’étudiant à long terme, le gouvernement règle la note et paye la banque avec les intérêts en plus monsieur !
On peut le dire : les banques rigolent et encaissent !
Il s’agit d’une opération sans risque pour les institutions financières car en cas de non-paiement, le gouvernement (les contribuables) paye la facture.
Il faut aussi savoir que l’étudiant se fait d’abord prêter le montant en entier de son aide financière par une institution financière et ensuite le gouvernement convertit une partie de ce prêt en bourse. En somme, le gouvernement paye la somme aux banques lors de cette conversion. La banque gère complètement le système d’aide financière aux étudiants.
C’est pourquoi je ris jaune lorsque je lis sur le site web de l’Aide financières aux études du Québec que le gouvernement donne un « certificat de garanti » pour les prêts étudiants comme si celui-ci était adressé aux étudiants. Le « certificat de garanti », c’est aux banques qu’il faudrait le donner ! Car c’est bien eux qui se font garantir un investissement sans risque.
Si j’étais encore plus direct, je dirais que ce sont les institutions financières qui ont conçu la réforme des prêts et bourses et que le gouvernement du Québec l’a tout simplement implantée.
Cela veut dire que le contribuable est perdant sur tous les aspects.
J’implore donc les militants étudiants à dénoncer la privatisation de l’endettement étudiant.
La hausse des frais de scolarité et le système de prêts et bourses ne profite donc qu’aux institutions financières et le contribuable (la classe moyenne) doit payer l’addition.
Il faut renverser la privatisation du système d’éducation qui s’opère à tous les niveaux.