Le Québec Inc. est inquiet du mouvement étudiant : le PDG d’une institution financière a tenu une rencontre privée

Un mouvement étudiant qui se transforme en force d’occupation du centre-ville de Montréal et qui déstabilise les grands événements touristiques de l’été.

C’est la crainte qu’entretiennent des gens d’affaires influents qui sont en train de se mobiliser pour tenter de trouver des solutions alternatives et durables à l’accessibilité universitaire.

LesNews a appris que le PDG d’une des principales institutions financières au Québec a tenu une rencontre privée, dimanche dernier, avec des collègues d’autres grandes entreprises pour discuter des demandes des associations étudiantes et de l’entêtement du gouvernement à confronter leurs leaders.

Le groupe est d’avis que la situation déjà très tendue risque de se compliquer avec l’arrivée de l’été et de son cortège d’évènements publics à haute visibilité comme le Grand Prix de Montréal.

«Ce groupe comprend très bien la notion de risque. Et il est très élevé. Imaginez une fusion entre le mouvement Occupons Montréal et les associations étudiantes qui ont démontré qu’elles ont un sens stratégique redoutable? Dans le pire des scénarios ils peuvent paralyser la ville pendant des semaines», a confié à LesNews un homme d’affaires qui a été invité à la rencontre.

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Conflit étudiant | La dernière « offre » du gouvernement : un cadeau empoisonné

Par Eric Martin

Comme il semble y avoir eu certaines irrégularités dans le processus de négociation, nous parlerons ici d’une offre gouvernementales plutôt que d’une entente négociée.

Le gouvernement garde le cap sur la hausse mais propose d’instaurer un comité qui évaluerait l’utilisation des ressources dans les universités. Les économies réalisées pourraient réduire les frais afférents et compenser la hausse des frais de scolarité. L’affaire peut sembler sympathique. Mais cette concession apparente est, encore une fois, un cadeau empoisonné.

D’une part, le gouvernement ne recule pas sur la hausse et réussit à en faire reconnaître la légitimité, alors que cette mesure injuste et antisociale a été justifiée par un prétendu sous-financement complètement fallacieux. La hausse est maintenue comme s’il s’agissait d’une fatalité cosmique.

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Frédéric Sanchez : Pour des Etats-Unis d’Europe dans un monde régulé

Frédéric SANCHEZ,
Président de la commission Commerce international, monnaies et systèmes monétaires, MEDEF

Les entrepreneurs souhaitent que l’intégration européenne passe une nouvelle étape avec un marché intégré fonctionnant sans entrave. Ce cadre fédéral offrant un socle à partir duquel les entreprises, petites ou grandes, seront compétitives sur les marchés extérieurs.

Le Medef milite pour une intégration européenne forte ; faisant la proposition d’une Europe fédérale ayant un président élu au suffrage universel. En effet, tout ce qui n’a pas été « fédéralisé » a stagné ou échoué. Il s’agit donc aujourd’hui d’avancer.
Sortons d’une approche minimaliste et défensive de l’Union européenne et voyons en grand ! La transformation constitutionnelle en États-Unis d’Europe prendra du temps. Mais la voie peut être d’ores et déjà ouverte.

[...]

Pour une gouvernance mondiale

Le libre-échange ne peut être juste et efficace que s’il se développe dans un cadre équitable. Chacun doit avoir sa chance. Pour cela il convient de définir des règles internationales acceptées et respectées par tous. Ceci vaut notamment pour les marchés financiers, le système monétaire, l’accès aux matières premières, les obligations environnementales et les droits sociaux.
L’enjeu des prochaines décennies est de consolider les approches multilatérales qui permettent à la fois à la concurrence de jouer pleinement son rôle bénéfique et en même temps d’éviter les zones de non-droit, les abus et les distorsions. Une refonte à terme du système monétaire international relève d’une logique voisine.

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Sarkozy et Hollande prévoient tous deux un voyage en Israël

Photo : AFP – Thomas Samson

Le site d’information Tribune juive a recueilli des entretiens avec Nicolas Sarkozy et François Hollande, notamment sur leur vision de la politique extérieure de la France face au conflit israélo-palestinien.

HOLLANDE "FERME" FACE À L’IRAN

Les deux candidats affirment qu’ils se rendront en Israël en cas de victoire. "Ce voyage fera partie de mes projets", répond François Hollande. Nicolas Sarkozy est plus précis : "Dès le lendemain de ma réélection, si tel est le choix des Français, j’irai en Israël et je prendrai une initiative en faveur de la paix au Proche-Orient."

Le candidat socialiste précise sa vision de la paix israélo-palestienne : "Deux Etats voisins et souverains, dont chacun respecte la légitimité de l’autre". "Nous devrons être d’une très grande fermeté à l’égard de l’Iran, dont le programme nucléaire représente un danger vital pour Israël et pour la paix du monde" ajoute-t-il. Il se dit également "opposé au boycott des produits israéliens, qui est illégal et qui ne sert pas la cause de la paix".

SARKOZY A "HÂTE" DE TRANSFORMER L’EUROPE

Interrogé sur les décisions de président dont il est le plus fier, Nicolas Sarkozy répond : "Avoir empêché que le sang des innocents ne coule à flot dans les rues de Benghazi". "Je suis fier de la France. Il n’y a pas de décision dont on puisse être plus fier que celle qui a sauvé des vies", a-t-il ajouté.

Il s’est aussi dit "fier d’être à l’origine du G20, qui restera comme l’acte fondateur du début de la régulation de la mondialisation. Il m’a fallu beaucoup de détermination et de force de persuasion pour convaincre George Bush de l’organiser à l’automne 2008. Aujourd’hui, le G20 s’impose comme une évidence dans la gouvernance mondiale", affirme-t-il. Il ajoute qu’il aura "hâte" de pouvoir appliquer "la transformation de l’Europe".

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Les OGM vantés à l’école

«Je ne peux pas croire que c'est dans des livres scolaires. Les enfants les lisent et pensent que c'est vrai», s'ndigne Coralie Desève. (Photo: Robert Skinner, La Presse)

Coralie Desève, 12 ans, a été choquée de lire des textes en faveur des aliments contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans ses manuels scolaires. Grâce aux OGM, on n’aura à l’avenir «plus besoin de se servir de pesticides polluants», lit-on dans le manuel Cyclades, approuvé par le ministère de l’Éducation (MELS).

«Nutritifs et résistants, les fruits et légumes seront, dit-on, encore plus savoureux», précise le texte destiné aux élèves de 6e année. «Les pommes n’auront plus de pépins, les fraises seront plus sucrées et plus juteuses et les poires se conserveront plus longtemps. On prévoit aussi intégrer des médicaments et des vaccins dans les aliments.»

Coralie a aussi sursauté en lisant son cahier d’exercices de français. Un passage du cahier Vingt mille mots sous les mers précise que les risques liés à la consommation de petites quantités de pesticides ne sont pas importants et qu’aucune étude ne démontre que les OGM sont nocifs.

«Je suis en désaccord avec ça, a dit la jeune fille, qui consomme des aliments biologiques. Je ne peux pas croire que c’est dans des livres scolaires. Les enfants les lisent et pensent que c’est vrai.»

«C’est surréaliste, a ajouté Jérôme Plante, beau-père de Coralie et directeur général du distributeur d’aliments biologiques Le Jardin des Anges. C’est de la publicité pour les OGM, qui sont des possessions d’entreprises privées.»

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Ces petits mouvements qui révèlent vos mots de passe…

Les capteurs de mouvements peuvent compromettre la sécurité d’un téléphone Android en révélant les mots de passe à l’insu des utilisateurs, indique une étude menée par l’université de Pennsylvanie de pair avec IBM.

Lorsque des mots sont tapés ou qu’un code d’accès est «dessiné» sur l’écran d’un téléphone Android, l’appareil bouge légèrement de tous les côtés en fonction de l’emplacement des caractères sur le clavier et des habitudes d’utilisation de son propriétaire.

En développant avec succès l’application intrusive TapLogger (de type cheval de Troie), les chercheurs universitaires et IBM ont démontré que les mots de passe tapés sur l’écran tactile d’un téléphone Android peuvent être récupérés, en se basant sur les données provenant de l’accéléromètre et du gyroscope (ou autres types de capteurs). Pour ce faire, il ne suffit que d’un algorithme capable de «traduire» les mouvements en mots, en chiffres ou en d’autres types de caractères.

L’application, qui se révèle être un formidable outil d’espionnage est, par extension, en mesure d’intercepter l’intégralité de ce que l’usager tape à la surface de son écran tactile, tout en conservant une marge d’erreur relativement peu significative.

Cette vulnérabilité pourrait se révéler dangereuse pour la vie privée et la sécurité des usagers en ligne, sachant que de plus en plus d’appareils électroniques sont maintenant dotés de capteurs de mouvements. Les appareils Android seraient les plus exposés à ce type d’applications malveillantes, car les données fournies par les capteurs considérés ne sont pas protégées, précisent les chercheurs dans leur étude.

[Lire l'article au complet sur fr.canoe.ca]

Le père de l’hypothèse Gaïa avoue que la certitude du réchauffement climatique a disparu

James Lovelock a déclaré lors d’une interview à CNBC  avoir été trop alarmiste quant aux évolutions climatiques.

James Lovelock est une des figures historique de l’écologisme. Il est l’auteur de la théorie Gaïa selon laquelle l’écosystème de notre planète agirait, tel un organisme vivant global, pour maintenir à l’échelle planétaire des conditions environnementales propices à la vie. Cependant cet organisme serait fragile face à des perturbations environnementales trop fortes. Les activités humaines seraient ainsi suspectes de menacer la pérennité de la vie à l’échelle planétaire. Il présentait l’influence industrielle sur le climat comme l’une des perturbations les plus importantes.

Nous assistons à une évolution majeure de son discours environnemental en matière d’évolution du climat.

Lors d’une interview donnée cette semaine à  la chaine de télévision CNBC, il a déclaré : « nous ne savons pas ce que le climat fait. Nous pensions le savoir il y a 20 ans. Cela a conduit à des ouvrages alarmistes – y compris de ma plume – parce que cela semblait clair, mais cela ne s’est pas produit ».  Il reconnait être allé trop loin dans l’alarmisme climatique dans son ouvrage  La vengeance de Gaïa où il prédisait notamment la mort de milliards de personne en raison du réchauffement climatique et de ses conséquences notamment agricoles. James Lovelock constate que durant les 12 premières années de ce nouveau millénaire, le réchauffement global ne s’est pas produit en dépit de la hausse du CO2 atmosphérique. Selon lui un réchauffement climatique se produit du fait de la hausse du CO2 atmosphérique mais le rythme en est beaucoup plus lent que celui initialement estimé.

[L'article sur contrepoints.org]

Droits de scolarité au Québec : les étudiants perdent 209 millions!

Max Roy est président de la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université

Louis Gill est économiste et professeur retraité de l’UQAM

Dans un article intitulé « Un milliard pour les étudiants des universités », paru dans Le Devoir des 24 et 25 mars, dont l’objectif est d’appuyer la décision gouvernementale d’augmenter les droits de scolarité de 325 dollars par année au cours des cinq prochaines années, le président-directeur général de la Conférence des recteurs et des principaux des universités, Daniel Zizian, dresse la liste des sommes disponibles en 2011-12 aux fins du soutien financier aux étudiants universitaires et en établit le total à 996 millions.

À ce montant, il ajoute les 118 millions de la bonification du Programme gouvernemental prévue pour 2016-17, soit 35 % des revenus additionnels des universités résultant de la hausse des droits de scolarité à cette date, pour en arriver à un soutien financier total de 1,114 milliard en 2016-2017.

Mais il omet de tenir compte de la baisse de 337 millions des sommes dont disposeront alors les étudiants en raison de la hausse des droits de scolarité. Le soutien financier aux étudiants aura certes augmenté de 118 millions par rapport à 2011-12, mais leurs ressources auront été amputées de 337 millions par rapport à la même année, ce qui représente une détérioration nette de 209 millions.

[Lire l'article au complet sur lautjournal.info]

Retarder la retraite. Le remède du FMI face au « risque de longévité »

Commentaires du DECODEUR : Sous le prétexte de crise économique mondiale et de mesures d’austérité "inévitables" (sic), le FMI propose de diminuer la qualité de vie des citoyens. La solution donnée reflète un mépris sans borne du travailleur : retarder l’âge de la retraite et diminuer les prestations. Bref, appauvrir tout le monde pendant que le FMI, lui, n’a jamais été aussi rentable.

Jugeant l’allongement de l’espérance de vie sous-estimé et feignant d’ignorer le chômage de masse, 
le Fonds monétaire international invite les États de relever l’âge de départ à la retraite.

La retraite ? Pour le Fonds monétaire international (FMI), pas de surprise, c’est avant tout un risque financier. Et un risque qui est probablement sous-estimé, affirme le FMI dans son dernier rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde. Se basant sur une sous-estimation moyenne de la longévité par le passé de trois ans, le Fonds fait ce calcul : si, d’ici à 2050, la durée de vie moyenne se rallonge de trois ans par rapport aux prévisions, « le coût du vieillissement, déjà élevé, augmentera de 50 % ». « À l’échelle mondiale, cette augmentation équivaut à des dizaines de milliers de milliards de dollars. » Et les experts de lancer cet avertissement : « Le risque de longévité menace de saper la viabilité des finances publiques dans les années et décennies à venir, compliquant des efforts de rééquilibrage de long terme en réaction aux difficultés budgétaires. »

La solution ? « Il faut agir sur plusieurs fronts, notamment relever l’âge du départ en retraite (obligatoire ou volontaire), augmenter les cotisations aux caisses de retraite et réduire les prestations à financer. » « La meilleure politique serait de lier le droit aux pensions de retraite publiques aux évolutions réelles de la longévité (…), de préférence par des ajustements automatiques ou périodiquement effectués grâce à une formule mathématique afin d’éviter un débat public récurrent sur le sujet », explique le FMI. Avant d’inviter à agir sans délai dans ce sens : « Les initiatives en ce sens mettront des années à porter leurs fruits et il sera d’autant plus difficile de traiter ce problème si les mesures correctives ne sont pas adoptées à temps. »

[Lire l'article au complet sur humanite.fr]

Lagarde propose une "entité paneuropéenne" de recapitalisation des banques

Commentaires du DECODEUR : La directrice du FMI, Christine Lagarde, semble être de mèche avec le mondialiste George Soros sur la création d’une entité supranationale paneuropéenne. Ce dernier a demandé la création d’une telle entité dans un entretien avec le journal Le Monde. Une telle entité viendrait confirmer l’actuelle destruction en cours de la souveraineté économique des pays d’Europe.

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a proposé, mardi 17 avril, de créer une entité supranationale européenne capable de recapitaliser les banques en difficulté.

"Pour briser le cercle vicieux entre Etats et banques, il nous faut plus de partage des risques à travers les frontières dans le système bancaire. A court terme, une entité paneuropéenne ayant la capacité de prendre des participations directes dans les banques aiderait", a affirmé dans un discours à Washington Mme Lagarde, qui n’a pas davantage développé cette idée, n’expliquant pas comment cette entité serait financée ni à quelle occasion elle interviendrait.

"RESSERREMENT DU CRÉDIT" EN EUROPE

Son conseiller économique, le Français Olivier Blanchard, a plaidé aussi mardi pour des interventions publiques dans le secteur. "Une recapitalisation publique partielle des banques ne semble plus à l’ordre du jour, mais elle devrait peut-être l’être", a-t-il écrit dans l’avant-propos des "Perspectives économiques mondiales" du FMI. "Dans la mesure où elle relèverait le crédit et l’activité, elle pourrait facilement être rentable, davantage que la plupart des autres mesures", a-t-il ajouté.

[Lire l'article au complet sur lemonde.fr]

Pour George Soros, "les dirigeants européens mènent l’Europe à sa perte"

Commentaires du DECODEUR : Dans cet entretien avec le journal Le Monde, Soros suggère de créer un holding à travers la BCE, une entité paneuropéenne, afin de "sauver l’Europe". Étrangement, Christine Lagarde du FMI proposait la même chose mardi dernier, soit de créer une entité paneuropéenne supranationale pour recapitaliser les banques des pays d’Europe. Soros et Lagarde sont-ils de mèche? Bien sûr! Cette entité paneuropéenne supranationale serait donc une autre étape vers la destruction de la souveraineté économique des pays de l’Europe.

Extraits de l’article :

Quel regard portez-vous sur l’élection présidentielle française ?

Je ne vous dirai pas pour qui je voterais si j’étais Français ! Je pense que ce scrutin peut faire une différence en permettant une inflexion de la politique française, quel que soit le candidat élu. La France est dans une situation précaire : le marché du travail doit être assoupli, l’âge du départ à la retraite encore relevé, comme en Allemagne qui reste un modèle sur ce point. La France est vraiment en retard.

Cela dit, la politique européenne reste clairement entre les mains de l’Allemagne. Si François Hollande est élu, il lui sera difficile de s’éloigner de la ligne allemande. Une remise en cause de l’orthodoxie financière pourrait exposer le pays à une attaque des marchés.

Etes-vous inquiet de la situation actuelle de la zone euro ?

Je crains que la politique des dirigeants actuels ne mène à un désastre. L’euro menace de détruire l’Union européenne et avec les meilleures intentions, les dirigeants sont en train de mener l’Europe à sa perte en essayant de préserver et d’imposer des règles inappropriées. Et ceux qui jugent la situation intolérable sont désormais tentés par une positon antieuropéenne.

Même si l’euro survit, l’Europe a devant elle une période de grandes difficultés. Elle pourrait être similaire à ce qui est arrivé à l’Amérique latine après la crise de 1982 – une décennie perdue – ou au Japon, qui voit la croissance stagner depuis vingt-cinq ans. Ces pays ont tout de même survécu, mais l’Union européenne n’est pas un pays et je crains qu’elle n’y survive pas.

A quelles règles inappropriées faites-vous référence ?

Les traités de Maastricht et le traité de Lisbonne ont donné de profonds défauts à l’euro. Le premier est connu de longue date : il n’y a pas de Trésor commun, permettant d’emprunter au niveau européen. Mais surtout, et les dirigeants en étaient moins conscients, l’introduction de l’euro a créé de la divergence au lieu d’instaurer de la convergence.

La crise ayant démarré en 2008 a engendré des situations d’endettement et de déficit très éloignées des critères de Maastricht. Les pays les plus fragiles de la zone euro ont découvert qu’ils sont dans une situation de pays du tiers monde, comme s’ils étaient endettés dans une monnaie étrangère. Avec à la clé de réels risques de défaut. Essayer de faire respecter des règles qui n’ont pas fonctionné n’a fait empirer la crise. Malheureusement, les autorités ne le comprennent pas. Elles font trop peu, trop tard et la crise s’amplifie. Pour la première fois, il est désormais possible que l’euro éclate.

L’action de la BCE trouve-t-elle grâce à vos yeux ?

Mario Draghi a lancé une mesure hors du commun avec les 1 000 milliards de liquidités injectés dans le système à travers ses prêts à trois ans. Mais les effets de cette opération ont été cassés par la contre-attaque menée par la Bundesbank [la banque centrale allemande]. Vu l’augmentation de la taille du bilan de la BCE, la Bundesbank s’est aperçu qu’elle encourait de lourdes pertes si jamais l’euro venait à éclater et s’oppose donc à la poursuite de cette politique afin de se protéger. Espérons que cela ne soit pas une prophétie auto-réalisatrice…

Quelles sont vos pistes pour sauver la zone euro ?

La crise peut être stoppée à tout moment. Mais il faut pour cela que les autorités réalisent qu’à situation extraordinaire, il faut des réponses extraordinaires, "out of the box" ("hors de la boîte"). Mais les règles ont besoin d’être changées pour être sûr que le système ne ressorte pas de sa boîte.

Une proposition radicale serait de créer une holding à travers la BCE, où les Etats transféreraient 2 000 à 3 000 milliards d’euros d’obligations et n’auraient plus à payer d’intérêt. Ce qui donnerait une bouffée d’air à certains pays fragiles : l’Italie n’aurait plus besoin d’un excédent primaire s’élevant à 3 % du produit intérieur brut pour réduire sa dette. Il faudrait également un agenda de croissance pour la zone euro. Il est impossible de réduire la dette en faisant plonger la croissance économique.

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ACHAT DES AVIONS DE CHASSE F-35 : Comment l’économie de guerre aggrave la crise sociale. Le coût d’un F-35 financerait la hausse des frais de scolarité au Québec pendant des années à venir

Mondialisation.ca, Le 13 avril 2012

par Michel Chossudovsky

La controverse autour de l’achat des chasseurs F-35 du géant étasunien de la défense Lockheed Martin prend de l’ampleur. Le Pentagone a commandé 2, 443 avions « afin de fournir la majeure partie de la force tactique aérienne de la US Air Force, du Corps des Marines et de la Marine pour des décennies à venir ». L’importante commande de systèmes d’armes de pointe s’inscrit dans le cadre de la « guerre sans frontières» des États-Unis, visant surtout la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l’Iran.

Le coût total du programme atteindrait un montant effarant de 1,51 mille milliards de dollars au cours du soi-disant cycle de vie du programme, soit $618 millions par avion. (Shalal-Esa, Andrea, Government sees lifetime cost of F-35 fighter at $1.51 trillion Reuters, 2 avril 2012.)

Plusieurs proches alliés des États-Unis, dont le Royaume-Uni, l’Australie, l’Italie, le Canada, les Pays-Bas, la Norvège, la Turquie, Israël et le Japon, ont prévu acheter ces avions d’attaque F-35.

Les implications économiques et sociales de ce programme sont potentiellement dévastatrices. Outre le fait que les avions de chasse furtifs seront employés dans les futures guerres des États-Unis et de l’OTAN, qui provoqueront inévitablement la mort de civils, leur acquisition, aux frais des contribuables, auront pour conséquence d’exacerber la crise fiscale en cours. À moins d’être uniquement financées par une augmentation de la dette (ce qui est fort improbable), ces dépenses en systèmes d’armes perfectionnés nécessiteront l’adoption de mesures d’austérité concordantes pour une période allant jusqu’à trente ans, au détriment d’une génération entière.

[Lire la suite de l'article sur mondialisation.ca]

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