Les franc-maçons se paient une téléréalité pour améliorer leur image

FreemasonsInsideStoryC’est le lundi 4 mars prochain que la série Freemasons : The Inside Story débutera sur les ondes de la chaîne C31 en Australie. Il va sans dire que cette téléréalité a pour but de redorer l’image de la franc-maçonnerie qui souffre de plus en plus d’une mauvaise réputation. Selon le Sidney Morning Herald, il s’agirait aussi d’une "tentative désespérée d’empêcher l’extinction [de la franc-maçonnerie] due à un membership en déclin" en lançant cette "série promotionnelle" pour attirer de nouveaux membres.

Il ne faut pas s’étonner de savoir que cette "inside story" sera plutôt une façon de ne montrer que les facettes positives de la franc-maçonnerie (œuvres de charité, etc.) que de traiter des sujets plus controversés concernant cette société secrète (ou plutôt discrète doit-on dire maintenant).  Cette série promet pourtant de clarifier certains "mythes" entourant la franc-maçonnerie. Toutefois, si l’on se fie à l’analyse du Sidney Morning Herald, qui a pu visionner le premier épisode, la clarification des "mythes" risque de se limiter à l’architecture et aux accessoires reliés à la franc-maçonnerie et non pas à la perception populaire comme quoi les francs-maçons sont une force influente à l’intérieur des gouvernements et du secteur privé.

L’animateur de l’émission, Wes Turnbull, qui est une personnalité populaire de la radio en Australie, est un franc-maçon lui-même. Il ne risque donc pas de trahir sa propre fraternité ni de la mettre dans l’embarras. Les présentateurs qui participeront à l’émission sont tous des franc-maçons de la Grande loge de Victoria.

La série Freemasons : The Inside Story risque de n’être qu’une sorte d’info publicité où l’on ne montre que du beau pour cacher le laid.

Une preuve que les loges maçonniques sont maintenant désespérées de renouveler leur membership vieillissant, c’est la nouvelle méthode de recrutement. Auparavant, la seule façon d’être recruté par la franc-maçonnerie était d’y être invité par un franc-maçon. Aujourd’hui, il est possible de faire une demande en ligne sur plusieurs site web comme celui de la Grande loge de Victoria qui produit cette téléréalité.

Regardez la bande-annonce de Freemasons : The Inside Story

Même chose au Québec

Le Québec n’est pas étranger à ces nouvelles méthodes. La série télé Le signe secret animée par Jici Lauzon et diffusée sur la chaîne Historia a aussi produit une info publicité pour la franc-maçonnerie québécoise. L’épisode qui a été réalisée sur la franc-maçonnerie ne ressemble guère à autre chose qu’une promotion très mal déguisée de l’organisation. Les 15 premières minutes du documentaire contiennent quelques informations intéressantes, mais les 30 minutes suivantes ne traitent que du bonheur de devenir franc-maçon. Disons qu’ils auraient pu être plus subtils.

D’ailleurs, comme en Australie, on peut remplir un formulaire en ligne pour demander de joindre la Grande loge du Québec. Les maçons québécois semblent tout aussi désespérés que leurs confrères australiens.

Oscars 2013 : de la propagande politique contre l’Iran

Affleck et Clooney, producteurs d'Argo - Photo AFP

Affleck et Clooney, producteurs d’Argo – Photo AFP

L’Iran est le grand perdant de la cérémonie des Oscars 2013. En décernant au film Argo, du réalisateur Ben Affleck, la statuette du meilleur film de l’année, l’establishment hollywoodien a posé un geste de pure propagande politique. De plus, c’est la première dame des Etats-Unis, Michelle Obama, qui a annoncé la victoire des producteurs George Clooney et Ben Affleck pour leur film anti-Iran. Il est difficile de faire mieux en terme de propagande politique.

L’opération de propagande n’est pas très subtile et ce, pour plusieurs raisons. Premièrement, ce film ne méritait probablement aucune de ces nominations aux Oscars. Argo est un film assez bien fait, un thriller bien ficelé, mais pas un prétendant au meilleur film de l’année. Bien que l’auteur de ces lignes est parfaitement en mesure de faire une critique de qualité de ce film, voyez plutôt ce qu’en ont dit les critiques officiels des médias de masse, afin que le lecteur soit davantage convaincu.

Philippe Rezzonico, critique cinéma de Radio-Canada présentait les arguments suivants (très justes d’ailleurs) pour justifier le fait que ce film ne devait pas gagner le grand prix : "Des largesses scénaristiques, une réalisation convenue, aucun premier rôle masculin ou féminin en nomination pour l’Oscar et l’absence d’Affleck dans la prestigieuse catégorie du meilleur réalisateur". Normalement, ces seuls éléments n’aurait pas permis à Argo de devenir le meilleur film de l’année.

Marc-André Lussier de La Presse est encore plus cinglant dans son analyse du film. Au sujet des personnages iraniens dans le film, il écrit : "Tous les personnages iraniens montrés dans Argo sont grossièrement dessinés. On en tire un portrait collectif répugnant." Oui, monsieur Lussier, c’est ce qu’on appelle de la propagande anti-Iran et d’ailleurs, c’est ce que vous confirmez dans les derniers paragraphes de votre critique :

"Critiquer un régime est une chose ; insulter l’ensemble d’un peuple de plus de 75 millions d’habitants en est une autre. Il y a une vingtaine d’années, Jamais sans ma fille, aussi inspiré d’une «histoire vécue», avait suscité le même genre d’indignation. Depuis cette époque, l’Iran a officiellement intégré «l’axe du mal» dans l’imaginaire collectif occidental, gracieuseté de George W. Bush et du suave Mahmoud Ahmadinejad. Caution morale en main, Hollywood n’a désormais plus aucun scrupule.

Ce constat est d’autant plus regrettable que Ben Affleck a visiblement pris soin de construire l’histoire d’Argo de façon crédible au départ. Tout ce capital est toutefois gaspillé par la mise en place d’un dernier acte complètement ridicule. Les fameux «faits réels» ayant pris le bord depuis longtemps à cette étape, les personnages – iraniens en particulier – semblent alors tout droit sortir d’une bande dessinée. Plus rien ne tient.

On peut être insulté en tant qu’Iranien. On peut aussi être insulté en tant que cinéphile."

Il n’y a pas que les critiques qui ont trouvé le film injuste pour les Iraniens (et pour les Canadiens de surcroît), il y a aussi l’ex-ambassadeur du Canada en Iran, Ken Taylor, véritable acteur de la véritable prise d’otage illustrée dans le film. Le 7 février dernier, il a affirmé devant des étudiants de l’Université Ryerson à Toronto que le scénariste Chris Terrio "n’a aucune idée de ce dont il parle". Taylor a accusé le scénariste d’avoir inclus dans le film "une pléthore de libertés artistiques, incluant le fait de dépeindre le peuple iranien en « noir et blanc », des scènes montées de toutes pièces, ainsi que la suggestion selon laquelle il a été à peine plus qu’un simple observateur des actes héroïques de la CIA." Selon Taylor, son personnage dans le film n’a qu’un seul talent, soit "celui d’ouvrir et de fermer une porte". Pourtant, l’ancien président Jimmy Carter a affirmé à la télévision récemment que "90 % des contributions aux idées et à la réalisation du plan étaient canadiennes". Ce n’est évidemment pas ce que l’on voit dans le film.

George Clooney devant le CFR

George Clooney devant le CFR

La deuxième raison qui nous pousse à croire (ou à tout simplement constater) que la victoire d’Argo aux Oscars n’est que pure propagande politique contre l’Iran, c’est la filiation politique qu’ont les producteurs George Clooney et Ben Affleck avec le plus puissant think tank mondialiste des Etats-Unis, le Council on Foreign Relations (CFR). On sait que Clooney est officiellement membre de cette organisation qui compte comme membres les hommes et les femmes les plus puissants des Etats-Unis comme la famille Clinton (la fille Chelsea incluse), la famille Bush, les Rockefellers et même le Canadien Paul Desmarais Jr. qui est sur la liste des Global Board Advisers du CFR.

Ben Affleck à une conférence organisée par le CFR

Ben Affleck à une conférence organisée par le CFR

Ben Affleck n’est pas sur la liste officielle des membres, mais il participe en tant que paneliste lors de conférence organisée par le CFR. De plus, Affleck est un proche de John Kerry (un Skull and Bones), le nouveau secrétaire d’état des Etats-Unis et membre du CFR. Affleck est également pressenti comme un éventuel membre du Congrès américain en tant que sénateur. Malgré qu’il ne se présente pas pour l’instant, la porte est bien ouverte pour lui. Lors d’une conférence organisée par le CFR à laquelle Affleck participait en compagnie de l’ancien président de la Banque mondiale, James D. Wolfensohn, un des membres du panel lui a dit : "je crois qu’il y a un siège du Congrès en Californie qui a votre nom inscrit dessus". Tout le monde a applaudi et tout le monde a rit.

Faut-il donc s’étonner que Clooney et Affleck aient produit et réalisé un film qui se moque du peuple iranien, qui rend gloire à la CIA et qui traite le Canada comme une simple couverture médiatique? Non, il ne faut pas s’en étonner, surtout au moment ou le CFR ne fait que publier document après document pour expliquer comment et pourquoi il faut tout faire pour renverser le régime iranien.

Vous vous dites peut-être : ce n’est qu’un film voyons! Non, c’est de la pure propagande politique contre l’Iran.

Les médias iranien l’ont bien compris, car la télévision publique iranienne a qualifié la cérémonie des Oscars 2013 "la plus politique de tous les temps". L’intervention de Michelle Obama pour présenter l’Oscar à Argo "renforce les doutes que la récompense du film avait des motifs politiques", selon la télévision iranienne. L’agence de presse Fars a qualifié Argo de "film anti-Iran" qui est financé par une "entreprise sioniste" en faisant référence à la compagnie Warner Bros.

Caricature de Michelle Obama qui présente l'Oscar du meilleur film à Argo

Caricature de Michelle Obama qui présente l’Oscar du meilleur film à Argo

Ben Affleck et John Kerry

André Pratte, membre de la Commission trilatérale et journaliste mondialiste

Pratte-DesmaraisPar Eric Granger

André Pratte est sans aucun doute le journaliste le plus influent du Québec et un des plus influents du Canada. Sa position comme éditorialiste en chef de La Presse fait de lui un personnage incontournable du monde médiatique québécois. Il faut donc se poser la question suivante : pour quels intérêts travaille André Pratte?

Bien sûr, vous me direz que monsieur Pratte travaille pour son patron, Paul Desmarais, le propriétaire du groupe Gesca, donc de La Presse. Autre question donc : quels sont les intérêts de Paul Desmarais et ses fils?

Vous diriez alors que Pratte travaille pour les fédéralistes, puisque la famille Desmarais avoue depuis toujours défendre la fédération canadienne. Certes, cela va de soi, mais encore?

Il faut savoir alors qu’en dernier lieu Pratte fait la promotion du mondialisme à travers ces chroniques et surtout par le contenu de son journal, une idéologie qui est chère à ses patrons.

Il y a plusieurs raisons pourquoi André Pratte peut-être considéré comme un mondialiste. Il est un contributeur du Conseil International du Canada, un think tank fondé en 1922 sous l’appellation Institut canadien des affaires internationales par les membres du réseau Roundtable. Ce même réseau qui a créé le Council on Foreign Relations aux Etats-Unis et le Royal Institute of International Affairs en Angleterre (1). Un réseau originalement constitué de franc-maçons et de membres d’autres sociétés secrètes comme les Skull and Bones. La famille Desmarais est également active à l’intérieur du Conseil International du Canada, puisqu’André Desmarais est sur le comité de direction. Ce think tank est également grassement financé par Power Corporation.

Ce qui nous indique davantage que Pratte est un fervent de l’idéologie mondialiste, c’est sa participation régulière à un autre think tank : la Commission trilatérale. C’est en 2005, à Montréal, qu’il a participé à une réunion du groupe nord-américain de la Commission trilatérale pour la première fois. Il fut invité à prononcer un discours devant les membres de la Commission grâce à son patron, Paul Desmarais. Il débute d’ailleurs son discours intitulé "L’avenir du Québec" (The Future of Québec) par les mots suivants :

"C’est évidemment un grand honneur pour moi de m’adresser à une audience aussi distinguée ; et pour cette occasion, je crois que je dois remercier Mr. Desmarais, qui est le propriétaire du journal pour lequel j’ai le privilège de travailler. Alors vous pouvez, j’imagine, comprendre que je me sens un peu nerveux aujourd’hui. Cela veut aussi dire que si je vous ennuie à mort pendant les 20 prochaines minutes, vous saurez qui blâmer."

Alors quel est l’avenir du Québec selon Pratte? Il s’agit essentiellement de l’avenir que le groupe des lucides a dicté dans son manifeste "Pour un Québec lucide" à laquelle fait allusion le journaliste dans son discours : adopter des mesures d’austérité, payer la dette (impayable) et oublier les référendums sur la souveraineté du Québec. D’ailleurs sur ce dernier sujet, Pratte affirme qu’il est très incertain qu’il se tienne un autre référendum au Québec, mais qu’ils doivent rester vigilants et doivent se préparer afin de s’assurer qu’il n’y ait jamais une victoire du oui lors d’un référendum.

La deuxième fois que nous savons pour sûr que Pratte a participé à une réunion de la Commission trilatérale, c’est en 2008 alors qu’il est présenté par Bill Graham (membre officiel de la Commission trilatérale et ancien chef intérimaire du PLC) au gratin mondialiste pour y discuter de politique canadienne.

En 2011, il participait à nouveau à la réunion annuelle de la section nord-américaine de la Commission, cette fois en compagnie d’un autre membre officiel du think tank, le journaliste Jeffrey Simpson, columnist politique au Globe and Mail. Dans son allocution, dont une copie a été obtenue par le DÉCODEUR (nous remercions Sue Ellen Parrot de la Commission trilatérale), Pratte affirme que la question de la souveraineté du Québec est en train de mourir et prédit que le nouveau parti de François Legault, la Coalition Avenir Québec (qui devient officiellement un parti politique trois semaines après son allocution à la Commission), pourrait gagner les prochaines élections. Selon Pratte, Legault gagnerait parce qu’il est prêt à imposer des mesures d’austérité, qu’il ne veut rien savoir d’un éventuel référendum sur la souveraineté et surtout parce que les Québécois souhaite du changement. Selon Pratte, Legault et la CAQ serait le remplacement parfait à Jean Charest et le PLQ dont la popularité est au plus bas. Cette thèse de Pratte confirme l’analyse qui a été faite dans la vidéo "François Legault, ce n’est pas du changement", publié sur ce site au mois d’août 2012. L’histoire s’est toutefois déroulé d’une autre façon et le Parti Québécois est revenu au pouvoir.

Il ne fait aucun doute que monsieur Pratte est un participant aux activités de la Commission trilatérale. Toutefois, contrairement à son collègue journaliste Jeffrey Simpson et à son patron André Desmarais, le nom d’André Pratte ne figure pas sur la liste officielle de la Commission. Le DÉCODEUR a écrit à monsieur André Pratte afin de savoir s’il se considérait comme un membre officiel du think tank. André Pratte n’a pas répondu à cette demande qui est demeurée lettre morte.

Cependant, au bout du compte, c’est le contenu même du journal La Presse, dont Pratte a la responsabilité, qui indique le mieux la vocation mondialiste du journaliste et du journal. Dans les trois dernières années seulement, la quantité d’article qui font directement ou indirectement la promotion de la gouvernance mondiale, d’un nouvel ordre mondial et même d’un gouvernement mondial. Bien sûr, toutes ces expressions sont synonymes, mais les journalistes aiment jouer avec les mots.

Une recherche sur le site de La Presse avec l’expression exacte "gouvernance mondiale" affiche 56 résultats pertinents. Une recherche avec l’expression exacte "nouvel ordre mondial" renvoie vers 53 articles pertinents. Encore plus troublant, l’expression "gouvernement mondial" fait afficher quand même 20 résultats dans le moteur de recherche.

Dans les résultats de l’expression "gouvernement mondial", on y retrouve un titre évocateur : "Un gouvernement mondial?". L’article a été écrit par Kimon Valaskakis, un ancien ambassadeur du Canada à l’OCDE, qui milite pour que le G20 devienne avec le temps un gouvernement mondial. Il écrit :

"La crise économique mondiale a souligné le besoin croissant pour une meilleure gouvernance et le succès récent du G20 à Londres pose la question de l’aptitude potentielle de cet organisme pour devenir le noyau d’un éventuel gouvernement mondial. [...]La position mitoyenne du G20 apparaît comme un juste milieu provisoire mais pas vraiment permanent, car il ne remplacera jamais la légitimité d’un éventuel parlement mondial."

Dans cette liste de résultats, on trouve aussi cet article : "Le monde idéal d’Attali". Le journaliste Didier Fessou fait une critique (ou la promotion) du livre de Jacques Attali, "Demain, qui gouvernera le monde?". Attali ne s’en cache pas, il souhaite l’avènement d’un gouvernement mondial. Le journaliste Fessou, lui, écrit :

"Il existe une multitude de regroupements, d’organisations et de traités qui agissent sur le plan international. Sans oublier les fondations privées et les ONG. Se développant au détriment des États-nations, ces institutions contribuent à l’affaiblissement de la souveraineté et de l’autorité des États.

Selon Attali, elles constituent l’embryon d’un gouvernement mondial.

Certes, mais de quelle autorité dépendent-elles?

C’est là où le bât blesse : publiques ou privées, ces institutions ne relèvent que de leur seule autorité.

Prenant acte que la mise en place d’un gouvernement mondial est impossible, Attali suggère de fusionner le G20 et le Conseil de sécurité des Nations unies."

Il faut tout de même noter que dans ces 20 résultats se trouvent 2 articles qui ne font pas la promotion d’un gouvernement mondial. Le premier est de Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec, et a pour titre "G20 : le poids de l’illégitimité". Vaillancourt est tranchant :

"Personne ne se désole vraiment de l’impéritie du G20. L’absence de légitimité du groupe mine à la base toute action qu’il pourrait entreprendre. Alors que plusieurs s’interrogent sur la nécessité d’un gouvernement mondial, un tel club qui s’accorde lui-même, de façon arbitraire, le pouvoir de tout diriger semble l’une des pires propositions."

Le deuxième article qui détonne du lot a été écrit par votre humble serviteur au moment du Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique en 2009. L’article "Que contient le traité de Copenhague?" qui a été publié dans le Nouvelliste contient les phrases suivantes au sujet du traité de Copenhague :

"C’est la première fois que l’ONU créera, à travers un traité transnational, une entité nommée «gouvernement». Mais ce sont les pouvoirs qui seront éventuellement conférés à ce nouveau «gouvernement», complètement non-élu d’ailleurs, qui effraye le plus. [...] Un gouvernement mondial, une taxe sur le carbone et la possibilité de ne plus jamais en sortir? Pas sûr qu’on ait envie de ça! Comment peut-on signer aveuglément un traité qui a le potentiel d’invalider la souveraineté de chaque nation impliquée?"

Il y a très peu d’articles donc qui soit en désaccord avec l’idée d’un gouvernement mondial ou d’une gouvernance mondiale.

Il s’agit du même constat lorsque que l’on scrute les résultats de recherche avec l’expression "nouvel ordre mondial". On y trouve des titres comme "D’un monde incertain à un nouvel ordre mondial" ou "La crise pour accoucher d’un nouvel ordre mondial", des articles qui traite de façon positive l’idée d’un nouvel ordre mondial incarné par le G20 et autres institutions mondialistes.

Voici une liste non exhaustive des articles faisant allusion au nouvel ordre mondial ou à la gouvernance mondiale qu’on peut lire sur lapresse.ca :

Un gouvernement mondial?
Le monde idéal d’Attali
100 pays en faveur d’une OME
Déclaration finale du G20
Vers un exécutif permanent pour le G20?
Finance: 18 sages proposent une réforme en profondeur
G20: Sarkozy veut réformer le FMI
Ban Ki-moon plaide pour une meilleure gouvernance mondiale
G20: une légitimité incontestable
La revanche (tardive) de Paul Martin
Il s’est passé quelque chose à Washington
Berlin fête les 20 ans de la chute du Mur
Un an après, qu’est-ce qui a changé ?
D’un «monde incertain» à un «nouvel ordre mondial»
La revanche du politique
La surprise de Londres
Tous pour un
1000 milliards contre la crise
La crise pour accoucher d’un «nouvel ordre mondial»
La presse unanime à saluer la victoire historique d’Obama
Villepin propose la création d’un "conseil économique mondial"
Régler un enjeu mondial prioritaire

***

En conclusion, il ne fait aucun doute que monsieur André Pratte travaille pour les intérêts des mondialistes à travers son travail d’éditorialiste en chef et sa participation aux activités des think tanks qui font l’apologie du mondialisme. La famille Desmarais, l’employeur de Pratte a une place privilégié dans les réseaux mondialistes et semble avoir ouvert la porte à leur employé, une porte qui s’ouvre sur le cercle des puissants de ce monde.

Il faut se rappeler que le père d’André Pratte, Yves Pratte, a été un conseiller de Paul Desmarais et un membre du conseil d’administration de Power Corporation. Est-ce une des raisons pourquoi André Pratte est devenu l’éditorialiste en chef de La Presse. Probablement (2).

André Pratte est fédéraliste, mais il est aussi mondialiste. Pourquoi? Parce qu’il sert ses patrons qui sont mondialistes avant tout.

Notes :

(1) Il faut lire The Anglo-american Establishment de Carroll Quigley (version PDF en ligne)

(2) "Le journaliste André Pratte réhabilité" de Robert Dutrizac, publié dans Le Devoir

Club 357c : là où se décide en secret l’avenir du Québec

357c-Article

Par Eric Granger

L’existence du Club le 357c m’était inconnu il y a quatre mois. J’ai découvert que ce club d’élite existait au mois d’août dernier lorsque je faisais une recherche sur  François Legault et la fondation de la Coalition Avenir Québec. Je suis ravi de voir maintenant que l’existence de ce club privé fait maintenant les manchettes grâce à la Commission Charbonneau.

J’ai montré dans mon reportage vidéo François Legault, ce n’est pas du changement que François Legault avait planifié en secret la création de son nouveau parti à l’intérieur des murs du 357c en compagnie de son mentor politique, Lucien Bouchard. Ce n’est pas moi qui l’ai dit en premier, mais plutôt deux journalistes d’expérience du Globe and Mail. Les Perreaux et Rhéal Séguin écrivaient un article le 16 décembre 2011 intitulé « Sovereignty losing ground in Québec » dont je vous traduis ici les deux premiers paragraphes :

« Au début de 2010, dans un club privé exclusif du Vieux-Montréal, Lucien Bouchard rencontrait son ancienne meilleure recrue, François Legault, afin de parler politique et de la nécessité d’un nouveau parti au Québec.

Le club, qui s’appelle le 357c en raison de son adresse vieille de 200 ans sur la rue de la Commune, se qualifie comme un endroit où la pensée créative peut être menée dans le plus grand confort et la plus grande discrétion. Et cette occasion demandait la discrétion. »

J’ose croire que ces deux journalistes du Globe and Mail savent de quoi ils parlent, qu’ils ont obtenu cette information privilégiée d’une façon ou d’une autre. Pourquoi écriraient-ils une telle chose sinon ?

Dire que François Legault a avoué avoir été une fois au 357c et que c’était pour un défilé de mode. Bien sûr, il ment. Il compte sur le fait que les Québécois ne lisent pas le Globe and Mail.

Depuis quelques jours, on apprend grâce à la Commission Charbonneau que beaucoup d’élus ont fréquenté le 357c pour y tenir des réunions discrètes, sinon secrètes.

Jean-Marc Fournier, Line Beauchamp, Pierre Moreau, Tony Tomassi (et bien d’autres libéraux) ont fréquenté le club exclusif.

Cependant, ce qui est intéressant, c’est la quantité de péquistes membres du gouvernement actuel qui ont profité du luxe et de la discrétion du 357c. La première ministre Pauline Marois, le ministre de la santé Réjean Hébert, le ministre des finances Nicolas Marceau et même le ministre des relations internationales, Jean-François Lisée.

Nicolas Marceau a dit y avoir été sur l’invitation du président de la Chambre de commerce, Michel Leblanc, alors qu’il était dans l’opposition. Il ne faut pas se surprendre si le dernier budget du ministre Marceau a rassuré et a plu au milieu des affaires et aux marchés financiers. Ce n’est peut-être pas pour rien que Michel Leblanc a loué le budget Marceau le jour de sa publication. A vous de voir.

Jean-François Lisée, lui, a utilisé la technique classique pour banaliser sa fréquentation douteuse du 357c : la dérision. Sa dernière entrée de blogue a pour titre : « Mes conspirations au 357c ». Son texte vise à atténuer le sérieux de l’affaire en utilisant le sarcasme et l’humour pour ridiculiser tous ceux qui pourrait croire à un copinage quelconque. Dans son texte, il avoue avoir rencontré à plusieurs reprises son ami Lucien Bouchard (encore lui !), il écrit :  « Lui avocat, moi universitaire et blogueur, nous avons conspiré ensemble à deux ou trois reprises. […]Nous avons fait l’un envers l’autre un lobby insistant en faveur de tel livre qu’il faut lire, tel film qu’il ne faut pas voir, tel voyage qu’on voudrait faire ». C’est un peu trop facile comme méthode, et de cette façon, il ne répond à aucune question sérieuse sur le sujet.

Lucien Bouchard est le nom qui revient le plus souvent au sujet du 357c. Pauline Marois l’a rencontré en ces lieux, Lisée bien sûr et il ne faut pas oublier François Legault qui a planifié la création de la CAQ avec ce dernier à l’intérieur du club privé. Et selon les dires de Legault, ça s’est passé pendant un défilé de mode. T’inquiêtes pas, on te croit François…

Bien sûr, il est impossible de savoir ce qui se passe ou se dit vraiment au 357c, car le secret (ou la discrétion si vous préférez) est de mise. Toutefois, ça ne prend pas la tête à Papineau pour voir qu’il y a quelque chose de pas très catholique qui se passe à l’intérieur du superbe immeuble du 357 rue de la Commune. Si la CAQ a été conçue en ces lieux, qui dit que l’avenir même du Québec n’y serait pas décidé aussi ? C’est une forte probabilité qu’il ne faut pas rejeter du revers de la main.

Les membres peuvent être rassurés, la direction du 357c a décidé de changer ses règles et, dorénavant, toutes les listes d’invités aux réunions seront détruites, au grand plaisir des membres qui, cela va de soi, ne conspirent jamais.

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Christine Lagarde nommée mondialiste de l’année par l’élite canadienne

Mondialiste de l’année ? Oui, vous avez bien lu. En effet, le Conseil international canadien (CIC) a une fois de plus décerné cette année ce prix au nom plus qu’évocateur quant à la nature de cette organisation qui a été fondée en 1922.  Christine Lagarde, la directrice du Fond monétaire international, a été choisie pour recevoir le prix de la mondialiste de l’année lors d’un gala luxueux qui se tiendra au Ritz-Carlton dans la ville de Toronto le 25 octobre prochain.

Après Pascal Lamy (directeur de l’OMC) et le financier international George Soros, c’est Christine Lagarde qui aura l’occasion de recevoir les félicitations de l’establishment canadien pour son travail de destruction de la souveraineté économique des nations (en particulier en Europe) à la tête du Fond monétaire international, une institution mondialiste par excellence.

Lors de ce gala, Madame Lagarde sera présentée au gratin de l’élite mondialiste canadienne par le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, un vétéran de chez Goldman Sachs qui a dédié 13 ans de sa vie à cette banque surpuissante. Ces deux derniers ont sûrement eu l’occasion d’échanger quelques mots lors de la réunion Bilderberg en 2011 à St-Moritz lorsque Christine Lagarde a été confirmé par les puissants de ce monde à la tête du FMI et pendant que Mark Carney était choisi pour diriger le Comité de stabilité financière à cette même réunion.

La présidente du CIC, Jennifer Jeffs, a dit de Madame Lagarde pour l’occasion qu’elle était « une leader et une visionnaire » et a ajouté, qu’à la tête du FMI, « elle travaille sans relâche afin d’encourager la coopération monétaire mondiale » en plus de « faciliter le commerce international ». De beaux mots qui cachent en fait les véritables objectifs de Christine Lagarde et du FMI : soit de mettre tous les pays sous la tutelle financière du FMI et consolider le pouvoir économique mondial des réseaux d’élites internationales.

Un évènement conçu par les riches et pour les riches

Si vous êtes un simple citoyen de la classe moyenne ou plus pauvre encore, vous ne pourrez malheureusement pas assister à cette remise de trophée puisque le prix d’une table pour ce gala oscille entre 10 000$ et 100 000$. Ce gala n’est accessible qu’aux grandes entreprises qui peuvent commanditer l’évènement et payer la somme requise. Bref, c’est un party entre riches mondialistes qui aiment bien s’autocongratuler et se flatter leurs gigantesques égos.

Le CIC, une vieille institution mondialiste

Avant de s’appeler le Conseil international canadien, cette institution a été fondée en 1922 sous l’appellation Institut canadien des affaires internationales par les membres canadien d’un mouvement international nommé le RoundTable movement. Le mouvement RoundTable était une institution informelle fondée par une société secrète qui  a porté plusieurs dénominations comme la « société secrète de Cecil Rhodes », le « groupe de Milner » ou le « Cliveden Set ». Selon l’historien Carroll Quigley, cette société secrète, créée en 1891 par plusieurs franc-maçons, a eu une influence indéniable sur l’histoire du monde et ses évènements les plus importants, incluant la première et la deuxième guerre mondiale. De ce mouvement RoundTable sont nées plusieurs institutions façades comme le Royal Institute of International Affairs, le Council on Foreign Relations et l’Institut canadien des affaires internationales.

Le CIC a toujours une grande influence sur la vie politique, sociale et économique du Canada et aussi, selon le propre aveu de l’institution, le travail du CIC « affecte directement la vie et la prospérité des citoyens » du Canada.

Le CIC est commandité entre autres par Power Corporation, Barrick Gold, RBC, la banque TD et le groupe financier BMO.

Le président du conseil d’administration est Jim Balsillie. Raymond Chrétien, Bill Graham, Eddie Goldenberg et André Desmarais font ou ont fait parti du conseil.

George Soros, mondialiste de l’année 2010 du CIC

La CAQ réagit à une vidéo qui la met dans l’embarras

La Coalition Avenir Québec a réagit fortement sur sa page Facebook officielle au sujet d’une vidéo YouTube du DECODEUR média citoyen qui circule allègrement sur les réseaux sociaux. La vidéo intitulée « François Legault, ce n’est pas du changement », produite par Eric Granger, fait la démonstration que la CAQ est une copie du Parti libéral du Québec. Elle montre aussi que François Legault a été influencé par Lucien Bouchard et l’élite canadienne du monde des affaires (avec Paul Desmarais en tête) à fonder un nouveau parti afin de remplacer le PLQ qui est devenu trop impopulaire.

La réaction de la CAQ s’est faite à la suite de la publication de la dite vidéo par un internaute sur la page Facebook officielle de la CAQ. La CAQ a réagit à la publication de cette vidéo avec un long commentaire un peu sarcastique en faisant une comparaison douteuse entre le contenu de la vidéo et le cheminement de Jean-Martin Aussant, chef d’Option nationale (voir la capture d’écran plus bas).

On peut lire dans le commentaire empreint de sarcasme que « Jean-Martin Aussant était le vice-président de la Morgan Stanley Capital International de 2003 à 2005, au moment où les bases de la crise des subprimes, qui a mis à la rue des centaines de milliers de personnes dans le monde, ont été posées par un petit groupe de banquier et d’hommes d’affaires mus par l’appât du gain et les surprofits. En 2008, il est élu député du Parti Québécois, mais il le quitte en 2011, divisant par là même le camp souverainiste, en tentant de faire croire que celui-ci a trahi sa mission. Il fait parti de la tranche des souverainistes radicaux qui ne reculerait devant rien pour plonger le Québec dans le chaos d’un référendum qui n’intéresse plus que 28% des gens. » Malgré que le rédacteur de ce commentaire mentionne que « Nous ne pensons pas un seul mot des propos qui vont suivre, et témoignons notre respect à Jean-Martin Aussant », il est étrange que le rédacteur ait fait une comparaison de ce genre entre le cheminement de François Legault et Jean-Martin Aussant. Ces deux hommes ont un cheminement bien différent et, de plus, Jean-Martin Aussant est loin d’avoir l’establishment canadien du monde des affaires derrière lui et ceci est facile à prouver. Toutefois la vidéo montre bien le lien solide entre l’élite canadienne du monde des affaires et François Legault de la CAQ. Le cofondateur de ce parti, Charles Sirois, est quand même le président du conseil d’administration de la deuxième banque canadienne en importance, la CIBC.

La conclusion du commentaire est plutôt virulente à l’endroit de l’internaute (et du producteur de la vidéo semble-t-il) : « Nous allons nous arrêter là, mais au lieu de traiter le monde naïf, travailler à faire votre tête comme vous le voulez et ne polluez notre page avec vos sources partisanes et manipulatrices. Si vous pensez réellement que PLQ et CAQ ont le même programme, c’est que vous n’avez pas fait votre devoir de citoyen et n’avez pas lu les deux plateformes. En conclusion, vous êtes un simple perroquet dogmatique. »

Pourtant si l’on regarde attentivement la vidéo (et si on lit les deux programmes), les similitudes entre les deux programmes sont flagrantes, tout spécialement sur le fond. Certes, ils sont un peu différents sur la forme et sur certaines politiques pour allécher les électeurs (exemples : allègement fiscal de 1 000 $ pour la famille de la CAQ pendant que le PLQ offrira 100$ par enfant aux familles pour la rentrée scolaire). Au-delà de ces différences cosmétiques, les programmes sont identiques sur le fond idéologique.

Du moins, en conclusion, une chose est certaine : la CAQ n’a vraiment pas apprécié le contenu de cette vidéo. Et si on se fie à la force de la réaction donnée par la CAQ, il se peut bien qu’il y ait beaucoup plus de vrai que de faux dans cette vidéo du DECODEUR média citoyen.

Merci à l’internaute Chuck Pépin d’avoir relayé cette information.

Voici la capture d’écran du commentaire de la CAQ :

Voici la vidéo en question :

NASA Curiosity : une photo révélatrice ?

Par Eric Granger | Le robot Curiosity de la NASA s’est finalement posé sur Mars ce lundi matin (6 août) et a envoyé sa première photo. Curieux de voir plus de photos, je me suis empressé de visiter le site web officiel de la NASA. Je clique sur l’album photo de Curiosity, je regarde les images une à une, puis je tombe sur une photo particulière. Il s’agit d’une image d’un dollar américain prise à 3 mètres de distance par la ChemCam de Curiosity pour montrer les capacités technologiques de la caméra du robot. Ce qui est étrange ou même révélateur, c’est que les ingénieurs de la NASA ont choisi de photographier l’envers du dollar qui affiche une pyramide inachevée surplombée de « l’œil qui voit tout ». Encore plus troublant : « l’œil qui voit tout » est en plein centre de la photographie. Hasard, coïncidence ou acte délibéré ? La question se pose. Surtout lorsqu’on sait que la pyramide inachevée surplombée de « l’œil qui voit tout » est un symbole important relié à la franc-maçonnerie. Voici la photo :

 

Pourquoi avoir choisi de photographier un puissant symbole franc-maçon pour montrer les capacités technologiques de la ChemCam du robot Curiosity ? Les ingénieurs de la NASA auraient pu photographier à peu près n’importe quoi, mais ils ont choisi un symbole sous lequel il est inscrit en latin : « Nouvel ordre des âges ».

Il faut quand même mentionner que plusieurs franc-maçons ont travaillé pour la NASA. Parmi eux, il y a entre autres, Kenneth S. Kleinknecht (un directeur du programme Apollo), Clark C. McClelland (officier scientifique du programme de la navette spatiale 1958-1992), Edwin E. "Buzz" Aldrin, Jr. (astronaute Apollo 11, il a marché sur la lune), John H. Glenn, Jr. (astronaute Mercury 6) et James Irwin (Apollo 15, il a marché sur la lune). Vous pouvez consulter une liste officielle ici.

Cliquez ici pour voir la photo sur le site de la NASA.

Laissez-moi vos commentaires, qu’en pensez-vous ?

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Elections Québec 2012 : humour de campagne

Bilderberg 2012 : la liste des participants publiée sur le site officiel

Garry Kasparov participe au Bilderberg 2012. Pourquoi?

Par Eric Granger | La liste des participants de l’édition 2012 de la conférence Bilderberg a été dévoilée sur le site officiel du groupe. Dans une tentative de démonstration de transparence, le groupe a divulgué une liste officielle des individus qui ont été invités à se joindre à cette conférence annuelle pour discuter des affaires du monde. Toutefois, il est peu probable qu’un compte rendu détaillé de l’évènement soit disponible à la fin de la conférence qui se termine ce dimanche 3 juin.

Fait étonnant, un des fondateurs du groupe Bilderberg, David Rockefeller, n’apparait pas sur la liste. Ce dernier avait participé à toutes les réunions précédentes. Henri Kissinger, lui, est présent à la conférence, comme à chaque année.

Le participant le plus étonnant sur la liste est sûrement Garry Kasparov du Front civique unifiée de Russie, l’ancien champion international d’échec. Sa présence indique que l’élite mondiale cherche probablement un nouveau partenaire en Russie, irritée par les récentes décisions du président Poutine, particulièrement au sujet la possible intervention militaire de l’OTAN en Syrie. La présence de Kasparov suscite beaucoup d’interrogations.

Dans les articles suivants, j’analyserai la participation des Canadiens, des Français et des Grecs entre autres.

Voici la liste officielle telle qu’elle apparait sur le site bilderbergmeetings.org :

Chairman

FRA Castries, Henri de Chairman and CEO, AXA Group
DEU Ackermann, Josef Chairman of the Management Board and the Group Executive Committee, Deutsche Bank AG
GBR Agius, Marcus Chairman, Barclays plc
USA Ajami, Fouad Senior Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
USA Alexander, Keith B. Commander, US Cyber Command; Director, National Security Agency
INT Almunia, Joaquín Vice-President – Commissioner for Competition, European Commission
USA Altman, Roger C. Chairman, Evercore Partners
PRT Amado, Luís Chairman, Banco Internacional do Funchal (BANIF)
NOR Andresen, Johan H. Owner and CEO, FERD
FIN Apunen, Matti Director, Finnish Business and Policy Forum EVA
TUR Babacan, Ali Deputy Prime Minister for Economic and Financial Affairs
PRT Balsemão, Francisco Pinto President and CEO, Impresa; Former Prime Minister
FRA Baverez, Nicolas Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
FRA Béchu, Christophe Senator, and Chairman, General Council of Maine-et-Loire
BEL Belgium, H.R.H. Prince Philippe of
TUR Berberoğlu, Enis Editor-in-Chief, Hürriyet Newspaper
ITA Bernabè, Franco Chairman and CEO, Telecom Italia
GBR Boles, Nick Member of Parliament
SWE Bonnier, Jonas President and CEO, Bonnier AB
NOR Brandtzæg, Svein Richard President and CEO, Norsk Hydro ASA
AUT Bronner, Oscar Publisher, Der Standard Medienwelt
SWE Carlsson, Gunilla Minister for International Development Cooperation
CAN Carney, Mark J. Governor, Bank of Canada
ESP Cebrián, Juan Luis CEO, PRISA; Chairman, El País
AUT Cernko, Willibald CEO, UniCredit Bank Austria AG
FRA Chalendar, Pierre André de Chairman and CEO, Saint-Gobain
DNK Christiansen, Jeppe CEO, Maj Invest
RUS Chubais, Anatoly B. CEO, OJSC RUSNANO
CAN Clark, W. Edmund Group President and CEO, TD Bank Group
GBR Clarke, Kenneth Member of Parliament, Lord Chancellor and Secretary of Justice
USA Collins, Timothy C. CEO and Senior Managing Director, Ripplewood Holdings, LLC
ITA Conti, Fulvio CEO and General Manager, Enel S.p.A.
USA Daniels, Jr., Mitchell E. Governor of Indiana
USA DeMuth, Christopher Distinguished Fellow, Hudson Institute
USA Donilon, Thomas E. National Security Advisor, The White House
GBR Dudley, Robert Group Chief Executive, BP plc
ITA Elkann, John Chairman, Fiat S.p.A.
DEU Enders, Thomas CEO, Airbus
USA Evans, J. Michael Vice Chairman, Global Head of Growth Markets, Goldman Sachs & Co.
AUT Faymann, Werner Federal Chancellor
DNK Federspiel, Ulrik Executive Vice President, Haldor Topsøe A/S
USA Ferguson, Niall Laurence A. Tisch Professor of History, Harvard University
GBR Flint, Douglas J. Group Chairman, HSBC Holdings plc
CHN Fu, Ying Vice Minister of Foreign Affairs
IRL Gallagher, Paul Former Attorney General; Senior Counsel
USA Gephardt, Richard A. President and CEO, Gephardt Group
GRC Giannitsis, Anastasios Former Minister of Interior; Professor of Development and International Economics, University of Athens
USA Goolsbee, Austan D. Professor of Economics, University of Chicago Booth School of Business
USA Graham, Donald E. Chairman and CEO, The Washington Post Company
ITA Gruber, Lilli Journalist – Anchorwoman, La 7 TV
INT Gucht, Karel de Commissioner for Trade, European Commission
NLD Halberstadt, Victor Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary  General of Bilderberg Meetings
USA Harris, Britt CIO, Teacher Retirement System of Texas
USA Hoffman, Reid Co-founder and Executive Chairman, LinkedIn
CHN Huang, Yiping Professor of Economics, China Center for Economic Research, Peking University
USA Huntsman, Jr., Jon M. Chairman, Huntsman Cancer Foundation
DEU Ischinger, Wolfgang Chairman, Munich Security Conference; Global Head Government Relations, Allianz SE
RUS Ivanov, Igor S. Associate member, Russian Academy of Science; President, Russian International Affairs Council
FRA Izraelewicz, Erik CEO, Le Monde
USA Jacobs, Kenneth M. Chairman and CEO, Lazard
USA Johnson, James A. Vice Chairman, Perseus, LLC
USA Jordan, Jr., Vernon E. Senior Managing Director, Lazard
USA Karp, Alexander CEO, Palantir Technologies
USA Karsner, Alexander Executive Chairman, Manifest Energy, Inc
FRA Karvar, Anousheh Inspector, Inter-ministerial Audit and Evaluation Office for Social, Health, Employment and Labor Policies
RUS Kasparov, Garry Chairman, United Civil Front (of Russia)
GBR Kerr, John Independent Member, House of Lords
USA Kerry, John Senator for Massachusetts
TUR Keyman, E. Fuat Director, Istanbul Policy Center and Professor of International Relations, Sabanci University
USA Kissinger, Henry A. Chairman, Kissinger Associates, Inc.
USA Kleinfeld, Klaus Chairman and CEO, Alcoa
TUR Koç, Mustafa Chairman, Koç Holding A.Ş.
DEU Koch, Roland CEO, Bilfinger Berger SE
INT Kodmani, Bassma Member of the Executive Bureau and Head of Foreign Affairs, Syrian National Council
USA Kravis, Henry R. Co-Chairman and Co-CEO, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Senior Fellow, Hudson Institute
INT Kroes, Neelie Vice President, European Commission; Commissioner for Digital Agenda
USA Krupp, Fred President, Environmental Defense Fund
INT Lamy, Pascal Director-General, World Trade Organization
ITA Letta, Enrico Deputy Leader, Democratic Party (PD)
ISR Levite, Ariel E. Nonresident Senior Associate, Carnegie Endowment for International Peace
USA Li, Cheng Director of Research and Senior Fellow, John L. Thornton China Center, Brookings Institution
USA Lipsky, John Distinguished Visiting Scholar, Johns Hopkins University
USA Liveris, Andrew N. President, Chairman and CEO, The Dow Chemical Company
DEU Löscher, Peter President and CEO, Siemens AG
USA Lynn, William J. Chairman and CEO, DRS Technologies, Inc.
GBR Mandelson, Peter Member, House of Lords; Chairman, Global Counsel
USA Mathews, Jessica T. President, Carnegie Endowment for International Peace
DEN Mchangama, Jacob Director of Legal Affairs, Center for Political Studies (CEPOS)
CAN McKenna, Frank Deputy Chair, TD Bank Group
USA Mehlman, Kenneth B. Partner, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
GBR Micklethwait, John Editor-in-Chief, The Economist
FRA Montbrial, Thierry de President, French Institute for International Relations
PRT Moreira da Silva, Jorge First Vice-President, Partido Social Democrata (PSD)
USA Mundie, Craig J. Chief Research and Strategy Officer, Microsoft Corporation
DEU Nass, Matthias Chief International Correspondent, Die Zeit
NLD Netherlands, H.M. the Queen of the
ESP Nin Génova, Juan María Deputy Chairman and CEO, Caixabank
IRL Noonan, Michael Minister for Finance
USA Noonan, Peggy Author, Columnist, The Wall Street Journal
FIN Ollila, Jorma Chairman, Royal Dutch Shell, plc
USA Orszag, Peter R. Vice Chairman, Citigroup
GRC Papalexopoulos, Dimitri Managing Director, Titan Cement Co.
NLD Pechtold, Alexander Parliamentary Leader, Democrats ’66 (D66)
USA Perle, Richard N. Resident Fellow, American Enterprise Institute
NLD Polman, Paul CEO, Unilever PLC
CAN Prichard, J. Robert S. Chair, Torys LLP
ISR Rabinovich, Itamar Global Distinguished Professor, New York University
GBR Rachman, Gideon Chief Foreign Affairs Commentator, The Financial Times
USA Rattner, Steven Chairman, Willett Advisors LLC
CAN Redford, Alison M. Premier of Alberta
CAN Reisman, Heather M. CEO, Indigo Books & Music Inc.
DEU Reitzle, Wolfgang CEO & President, Linde AG
USA Rogoff, Kenneth S. Professor of Economics, Harvard University
USA Rose, Charlie Executive Editor and Anchor, Charlie Rose
USA Ross, Dennis B. Counselor, Washington Institute for Near East Policy
POL Rostowski, Jacek Minister of Finance
USA Rubin, Robert E. Co-Chair, Council on Foreign Relations; Former Secretary of the Treasury
NLD Rutte, Mark Prime Minister
ESP Sáenz de Santamaría Antón, Soraya Vice President and Minister for the Presidency
NLD Scheffer, Paul Professor of European Studies, Tilburg University
USA Schmidt, Eric E. Executive Chairman, Google Inc.
AUT Scholten, Rudolf Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
FRA Senard, Jean-Dominique CEO, Michelin Group
USA Shambaugh, David Director, China Policy Program, George Washington University
INT Sheeran, Josette Vice Chairman, World Economic Forum
FIN Siilasmaa, Risto Chairman of the Board of Directors, Nokia Corporation
USA Speyer, Jerry I. Chairman and Co-CEO, Tishman Speyer
CHE Supino, Pietro Chairman and Publisher, Tamedia AG
IRL Sutherland, Peter D. Chairman, Goldman Sachs International
USA Thiel, Peter A. President, Clarium Capital / Thiel Capital
TUR Timuray, Serpil CEO, Vodafone Turkey
DEU Trittin, Jürgen Parliamentary Leader, Alliance 90/The Greens
GRC Tsoukalis, Loukas President, Hellenic Foundation for European and Foreign Policy
FIN Urpilainen, Jutta Minister of Finance
CHE Vasella, Daniel L. Chairman, Novartis AG
INT Vimont, Pierre Executive Secretary General, European External Action Service
GBR Voser, Peter CEO, Royal Dutch Shell plc
SWE Wallenberg, Jacob Chairman, Investor AB
USA Warsh, Kevin Distinguished Visiting Fellow, The Hoover Institution, Stanford University
GBR Wolf, Martin H. Chief Economics Commentator, The Financial Times
USA Wolfensohn, James D. Chairman and CEO, Wolfensohn and Company
CAN Wright, Nigel S. Chief of Staff, Office of the Prime Minister
USA Yergin, Daniel Chairman, IHS Cambridge Energy Research Associates
INT Zoellick, Robert B. President, The World Bank Group
Rapporteurs
GBR Bredow, Vendeline von Business Correspondent, The Economist
GBR Wooldridge, Adrian D. Foreign Correspondent, The Economist

Occupy Bilderberg : une manifestation pour dénoncer le véritable 1%

La réunion Bilderberg qui se déroule cette fin de semaine (du 31 mai au 3 juin) à l’hôtel Westfields Marriott à Chantilly en Virginie devrait recevoir la visite de centaines, voire un millier de manifestants à partir d’aujourd ‘hui. Le site web occupybilderberg.org demande aux citoyens de venir manifester contre ce qu’ils appellent le véritable 1%. Cet appel à la dénonciation du groupe Bilderberg a été lancé par le populaire animateur de radio, Alex Jones, il y a quelques semaines et il semble que plusieurs répondront à l’appel.

Sur Facebook, plus de 1000 personnes ont confirmé leur présence sur la page de l’évènement Occupy Bilderberg.

Parmi les individus qui seront présents, il y aura les habitués de l’évènement comme Luke Rudowski de We are Change, Jim Tucker de American Free Press, le canadien Dan Dicks de Press for Truth, Mark Dice, le réalisateur du film Loose Change Jason Bermas, l’auteur et documentariste Bill Still et, bien sûr, Alex Jones.

Le journaliste du Guardian, Charlie Skelton, couvre l’évènement pour la quatrième année consécutive.

La première manifestation devrait débuter à 10h00 (heure de l’est) aujourd’hui.

Reste maintenant à voir si les manifestants seront au rendez-vous. Si c’est le cas, l’édition 2012 de la réunion Bilderberg passera à l’histoire comme la plus contestée et, qui sait, peut-être la plus médiatisée.

Depuis 1954, année de la première réunion, les médias traditionnels ont gardé un silence quasi-complet sur cet évènement annuel. Les choses vont peut-être changer cette année.

Bilderberg 2012 : Danielle Smith du Wildrose Party attaque la PM Alison Redford sur sa participation – Alberta

Danielle Smith – Wildrose Party

Par Eric Granger | La chef du Wildrose Party en Alberta, Danielle Smith, a critiqué la première ministre de l’Alberta Alison Redford sur sa participation à la réunion Bilderberg qui se tiendra du 31 mai au 3 juin dans le nord de la Virginie aux Etats-Unis.

Danielle Smith affirme que les Albertains ne devraient pas payer les 19 000$ que coûtera la participation de Redford à cette réunion secrète. « Il s’agit de 19 000$ aux frais des contribuables pour un comité qui se rencontre en secret, ne propose aucune politique, aucune résolution, personne n’est admis, seulement sur invitation », a dit Smith. « Qu’en retire l’Alberta ? », a-t-elle demandé ?

Smith dit que la participation de Redford à la réunion Bilderberg ne servira qu’à la carrière de la première ministre et que les Albertains ne devraient pas payer la facture.

Alison Redford défend sa participation puisqu’elle lui permettra, selon elle, de défendre les intérêts de l’Alberta dans un forum international et a mentionné qu’elle se sentait « incroyablement privilégiée d’avoir été invité ».

La première ministre d’Alberta affirme même qu’elle fera un compte rendu aux Albertains de ce qu’elle accomplira lors de cette conférence dont le contenu doit normalement rester secret.

Il sera intéressant de voir ce que Redford pourra divulguer à son retour de la conférence. Aurons-nous droit à des détails ou simplement des généralités ?

Pour l’instant, tout ce que nous savons, c’est que la première ministre ira discuter de politique monétaire internationale (l’euro ?), de développement durable (Agenda 21) et de l’avenir des sables bitumineux.

Ce serait la première fois qu’un premier ministre de l’Alberta est invité à la réunion annuelle du groupe Bilderberg. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un Albertain y participe puisque le premier ministre du Canada Stephen Harper y a été invité en 2003, alors qu’il était chef de l’opposition.

Cette nouvelle a été publié par le Calgary Herald.

La première ministre d’Alberta participera à la réunion Bilderberg 2012

Par Eric Granger | Selon un communiqué émis par le gouvernement albertain, Alison Redford participera à la réunion Bilderberg qui se tiendra du 31 mai au 3 juin dans la ville de Chantilly en Virginie aux Etats-Unis. Le communiqué précise que la mission de la première ministre fait partie d’une stratégie plus agressive pour faire valoir les intérêts de l’Alberta dans ses relations d’affaires avec la communauté internationale et avec les « décideurs mondiaux ».

Alison Redford y rencontrera, dit-on, des individus du milieu académique, financier et les leaders qui façonnent les politiques publiques. Parmi les sujets qui seront discutés lors de cette conférence, le communiqué évoque ceux de la politique monétaire internationale et les défis « écologiques » dans un contexte de « développement durable ».

Évidemment ceci confirme ce que le DECODEUR avait annoncé dans un article publié le 26 avril dernier comme quoi la réunion Bilderberg aurait lieu à l’hôtel Westfields Marriott du 31 mai au 3 juin en Virginie.

Ce communiqué du gouvernement albertain montre du coup que la conférence Bilderberg est un endroit où se prennent des décisions importantes qui influencent les politiques adoptées ensuite par les gouvernements occidentaux.

Il en coûtera 19 000$ aux contribuables albertains pour envoyer Alison Redford à cette réunion d’élite qui se tient sous très haute sécurité.

Il faut rappeler que les participants aux réunions Bilderberg doivent être invités par le comité de direction et qu’il est impossible de simplement choisir d’y participer, ce qui montre également à quel point ce comité de direction est puissant. Ne va pas qui veut à une réunion Bilderberg.

Entre 100 et 150 individus sont invités chaque année pour participer à cette conférence qui réunit le gratin des gratins de l’élite mondialiste.

Pour en savoir plus :

Suivez la couverture du DECODEUR du Bilderberg 2012 sur Facebook et Twitter.

Le site officiel Bilderberg : http://www.bilderbergmeetings.org/

Bilderberg 2011 : une édition historique

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