André Pratte, membre de la Commission trilatérale et journaliste mondialiste

Pratte-DesmaraisPar Eric Granger

André Pratte est sans aucun doute le journaliste le plus influent du Québec et un des plus influents du Canada. Sa position comme éditorialiste en chef de La Presse fait de lui un personnage incontournable du monde médiatique québécois. Il faut donc se poser la question suivante : pour quels intérêts travaille André Pratte?

Bien sûr, vous me direz que monsieur Pratte travaille pour son patron, Paul Desmarais, le propriétaire du groupe Gesca, donc de La Presse. Autre question donc : quels sont les intérêts de Paul Desmarais et ses fils?

Vous diriez alors que Pratte travaille pour les fédéralistes, puisque la famille Desmarais avoue depuis toujours défendre la fédération canadienne. Certes, cela va de soi, mais encore?

Il faut savoir alors qu’en dernier lieu Pratte fait la promotion du mondialisme à travers ces chroniques et surtout par le contenu de son journal, une idéologie qui est chère à ses patrons.

Il y a plusieurs raisons pourquoi André Pratte peut-être considéré comme un mondialiste. Il est un contributeur du Conseil International du Canada, un think tank fondé en 1922 sous l’appellation Institut canadien des affaires internationales par les membres du réseau Roundtable. Ce même réseau qui a créé le Council on Foreign Relations aux Etats-Unis et le Royal Institute of International Affairs en Angleterre (1). Un réseau originalement constitué de franc-maçons et de membres d’autres sociétés secrètes comme les Skull and Bones. La famille Desmarais est également active à l’intérieur du Conseil International du Canada, puisqu’André Desmarais est sur le comité de direction. Ce think tank est également grassement financé par Power Corporation.

Ce qui nous indique davantage que Pratte est un fervent de l’idéologie mondialiste, c’est sa participation régulière à un autre think tank : la Commission trilatérale. C’est en 2005, à Montréal, qu’il a participé à une réunion du groupe nord-américain de la Commission trilatérale pour la première fois. Il fut invité à prononcer un discours devant les membres de la Commission grâce à son patron, Paul Desmarais. Il débute d’ailleurs son discours intitulé "L’avenir du Québec" (The Future of Québec) par les mots suivants :

"C’est évidemment un grand honneur pour moi de m’adresser à une audience aussi distinguée ; et pour cette occasion, je crois que je dois remercier Mr. Desmarais, qui est le propriétaire du journal pour lequel j’ai le privilège de travailler. Alors vous pouvez, j’imagine, comprendre que je me sens un peu nerveux aujourd’hui. Cela veut aussi dire que si je vous ennuie à mort pendant les 20 prochaines minutes, vous saurez qui blâmer."

Alors quel est l’avenir du Québec selon Pratte? Il s’agit essentiellement de l’avenir que le groupe des lucides a dicté dans son manifeste "Pour un Québec lucide" à laquelle fait allusion le journaliste dans son discours : adopter des mesures d’austérité, payer la dette (impayable) et oublier les référendums sur la souveraineté du Québec. D’ailleurs sur ce dernier sujet, Pratte affirme qu’il est très incertain qu’il se tienne un autre référendum au Québec, mais qu’ils doivent rester vigilants et doivent se préparer afin de s’assurer qu’il n’y ait jamais une victoire du oui lors d’un référendum.

La deuxième fois que nous savons pour sûr que Pratte a participé à une réunion de la Commission trilatérale, c’est en 2008 alors qu’il est présenté par Bill Graham (membre officiel de la Commission trilatérale et ancien chef intérimaire du PLC) au gratin mondialiste pour y discuter de politique canadienne.

En 2011, il participait à nouveau à la réunion annuelle de la section nord-américaine de la Commission, cette fois en compagnie d’un autre membre officiel du think tank, le journaliste Jeffrey Simpson, columnist politique au Globe and Mail. Dans son allocution, dont une copie a été obtenue par le DÉCODEUR (nous remercions Sue Ellen Parrot de la Commission trilatérale), Pratte affirme que la question de la souveraineté du Québec est en train de mourir et prédit que le nouveau parti de François Legault, la Coalition Avenir Québec (qui devient officiellement un parti politique trois semaines après son allocution à la Commission), pourrait gagner les prochaines élections. Selon Pratte, Legault gagnerait parce qu’il est prêt à imposer des mesures d’austérité, qu’il ne veut rien savoir d’un éventuel référendum sur la souveraineté et surtout parce que les Québécois souhaite du changement. Selon Pratte, Legault et la CAQ serait le remplacement parfait à Jean Charest et le PLQ dont la popularité est au plus bas. Cette thèse de Pratte confirme l’analyse qui a été faite dans la vidéo "François Legault, ce n’est pas du changement", publié sur ce site au mois d’août 2012. L’histoire s’est toutefois déroulé d’une autre façon et le Parti Québécois est revenu au pouvoir.

Il ne fait aucun doute que monsieur Pratte est un participant aux activités de la Commission trilatérale. Toutefois, contrairement à son collègue journaliste Jeffrey Simpson et à son patron André Desmarais, le nom d’André Pratte ne figure pas sur la liste officielle de la Commission. Le DÉCODEUR a écrit à monsieur André Pratte afin de savoir s’il se considérait comme un membre officiel du think tank. André Pratte n’a pas répondu à cette demande qui est demeurée lettre morte.

Cependant, au bout du compte, c’est le contenu même du journal La Presse, dont Pratte a la responsabilité, qui indique le mieux la vocation mondialiste du journaliste et du journal. Dans les trois dernières années seulement, la quantité d’article qui font directement ou indirectement la promotion de la gouvernance mondiale, d’un nouvel ordre mondial et même d’un gouvernement mondial. Bien sûr, toutes ces expressions sont synonymes, mais les journalistes aiment jouer avec les mots.

Une recherche sur le site de La Presse avec l’expression exacte "gouvernance mondiale" affiche 56 résultats pertinents. Une recherche avec l’expression exacte "nouvel ordre mondial" renvoie vers 53 articles pertinents. Encore plus troublant, l’expression "gouvernement mondial" fait afficher quand même 20 résultats dans le moteur de recherche.

Dans les résultats de l’expression "gouvernement mondial", on y retrouve un titre évocateur : "Un gouvernement mondial?". L’article a été écrit par Kimon Valaskakis, un ancien ambassadeur du Canada à l’OCDE, qui milite pour que le G20 devienne avec le temps un gouvernement mondial. Il écrit :

"La crise économique mondiale a souligné le besoin croissant pour une meilleure gouvernance et le succès récent du G20 à Londres pose la question de l’aptitude potentielle de cet organisme pour devenir le noyau d’un éventuel gouvernement mondial. [...]La position mitoyenne du G20 apparaît comme un juste milieu provisoire mais pas vraiment permanent, car il ne remplacera jamais la légitimité d’un éventuel parlement mondial."

Dans cette liste de résultats, on trouve aussi cet article : "Le monde idéal d’Attali". Le journaliste Didier Fessou fait une critique (ou la promotion) du livre de Jacques Attali, "Demain, qui gouvernera le monde?". Attali ne s’en cache pas, il souhaite l’avènement d’un gouvernement mondial. Le journaliste Fessou, lui, écrit :

"Il existe une multitude de regroupements, d’organisations et de traités qui agissent sur le plan international. Sans oublier les fondations privées et les ONG. Se développant au détriment des États-nations, ces institutions contribuent à l’affaiblissement de la souveraineté et de l’autorité des États.

Selon Attali, elles constituent l’embryon d’un gouvernement mondial.

Certes, mais de quelle autorité dépendent-elles?

C’est là où le bât blesse : publiques ou privées, ces institutions ne relèvent que de leur seule autorité.

Prenant acte que la mise en place d’un gouvernement mondial est impossible, Attali suggère de fusionner le G20 et le Conseil de sécurité des Nations unies."

Il faut tout de même noter que dans ces 20 résultats se trouvent 2 articles qui ne font pas la promotion d’un gouvernement mondial. Le premier est de Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec, et a pour titre "G20 : le poids de l’illégitimité". Vaillancourt est tranchant :

"Personne ne se désole vraiment de l’impéritie du G20. L’absence de légitimité du groupe mine à la base toute action qu’il pourrait entreprendre. Alors que plusieurs s’interrogent sur la nécessité d’un gouvernement mondial, un tel club qui s’accorde lui-même, de façon arbitraire, le pouvoir de tout diriger semble l’une des pires propositions."

Le deuxième article qui détonne du lot a été écrit par votre humble serviteur au moment du Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique en 2009. L’article "Que contient le traité de Copenhague?" qui a été publié dans le Nouvelliste contient les phrases suivantes au sujet du traité de Copenhague :

"C’est la première fois que l’ONU créera, à travers un traité transnational, une entité nommée «gouvernement». Mais ce sont les pouvoirs qui seront éventuellement conférés à ce nouveau «gouvernement», complètement non-élu d’ailleurs, qui effraye le plus. [...] Un gouvernement mondial, une taxe sur le carbone et la possibilité de ne plus jamais en sortir? Pas sûr qu’on ait envie de ça! Comment peut-on signer aveuglément un traité qui a le potentiel d’invalider la souveraineté de chaque nation impliquée?"

Il y a très peu d’articles donc qui soit en désaccord avec l’idée d’un gouvernement mondial ou d’une gouvernance mondiale.

Il s’agit du même constat lorsque que l’on scrute les résultats de recherche avec l’expression "nouvel ordre mondial". On y trouve des titres comme "D’un monde incertain à un nouvel ordre mondial" ou "La crise pour accoucher d’un nouvel ordre mondial", des articles qui traite de façon positive l’idée d’un nouvel ordre mondial incarné par le G20 et autres institutions mondialistes.

Voici une liste non exhaustive des articles faisant allusion au nouvel ordre mondial ou à la gouvernance mondiale qu’on peut lire sur lapresse.ca :

Un gouvernement mondial?
Le monde idéal d’Attali
100 pays en faveur d’une OME
Déclaration finale du G20
Vers un exécutif permanent pour le G20?
Finance: 18 sages proposent une réforme en profondeur
G20: Sarkozy veut réformer le FMI
Ban Ki-moon plaide pour une meilleure gouvernance mondiale
G20: une légitimité incontestable
La revanche (tardive) de Paul Martin
Il s’est passé quelque chose à Washington
Berlin fête les 20 ans de la chute du Mur
Un an après, qu’est-ce qui a changé ?
D’un «monde incertain» à un «nouvel ordre mondial»
La revanche du politique
La surprise de Londres
Tous pour un
1000 milliards contre la crise
La crise pour accoucher d’un «nouvel ordre mondial»
La presse unanime à saluer la victoire historique d’Obama
Villepin propose la création d’un "conseil économique mondial"
Régler un enjeu mondial prioritaire

***

En conclusion, il ne fait aucun doute que monsieur André Pratte travaille pour les intérêts des mondialistes à travers son travail d’éditorialiste en chef et sa participation aux activités des think tanks qui font l’apologie du mondialisme. La famille Desmarais, l’employeur de Pratte a une place privilégié dans les réseaux mondialistes et semble avoir ouvert la porte à leur employé, une porte qui s’ouvre sur le cercle des puissants de ce monde.

Il faut se rappeler que le père d’André Pratte, Yves Pratte, a été un conseiller de Paul Desmarais et un membre du conseil d’administration de Power Corporation. Est-ce une des raisons pourquoi André Pratte est devenu l’éditorialiste en chef de La Presse. Probablement (2).

André Pratte est fédéraliste, mais il est aussi mondialiste. Pourquoi? Parce qu’il sert ses patrons qui sont mondialistes avant tout.

Notes :

(1) Il faut lire The Anglo-american Establishment de Carroll Quigley (version PDF en ligne)

(2) "Le journaliste André Pratte réhabilité" de Robert Dutrizac, publié dans Le Devoir

Bilderberg 2012 : Danielle Smith du Wildrose Party attaque la PM Alison Redford sur sa participation – Alberta

Danielle Smith – Wildrose Party

Par Eric Granger | La chef du Wildrose Party en Alberta, Danielle Smith, a critiqué la première ministre de l’Alberta Alison Redford sur sa participation à la réunion Bilderberg qui se tiendra du 31 mai au 3 juin dans le nord de la Virginie aux Etats-Unis.

Danielle Smith affirme que les Albertains ne devraient pas payer les 19 000$ que coûtera la participation de Redford à cette réunion secrète. « Il s’agit de 19 000$ aux frais des contribuables pour un comité qui se rencontre en secret, ne propose aucune politique, aucune résolution, personne n’est admis, seulement sur invitation », a dit Smith. « Qu’en retire l’Alberta ? », a-t-elle demandé ?

Smith dit que la participation de Redford à la réunion Bilderberg ne servira qu’à la carrière de la première ministre et que les Albertains ne devraient pas payer la facture.

Alison Redford défend sa participation puisqu’elle lui permettra, selon elle, de défendre les intérêts de l’Alberta dans un forum international et a mentionné qu’elle se sentait « incroyablement privilégiée d’avoir été invité ».

La première ministre d’Alberta affirme même qu’elle fera un compte rendu aux Albertains de ce qu’elle accomplira lors de cette conférence dont le contenu doit normalement rester secret.

Il sera intéressant de voir ce que Redford pourra divulguer à son retour de la conférence. Aurons-nous droit à des détails ou simplement des généralités ?

Pour l’instant, tout ce que nous savons, c’est que la première ministre ira discuter de politique monétaire internationale (l’euro ?), de développement durable (Agenda 21) et de l’avenir des sables bitumineux.

Ce serait la première fois qu’un premier ministre de l’Alberta est invité à la réunion annuelle du groupe Bilderberg. Ce n’est toutefois pas la première fois qu’un Albertain y participe puisque le premier ministre du Canada Stephen Harper y a été invité en 2003, alors qu’il était chef de l’opposition.

Cette nouvelle a été publié par le Calgary Herald.

Mark Carney, la Banque d’Angleterre et la domination mondiale de Goldman Sachs

Par Eric Granger

Selon le Financial Times, le gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney aurait été approché pour être le prochain directeur de la Banque d’Angleterre, la plus vieille banque centrale au monde.

Malgré que Carney ait nié avoir été approché par la Banque d’Angleterre, sa nomination serait tout-à-fait logique dans un monde financier dominé par une institution bancaire puissante, soit la tentaculaire Goldman Sachs.

Mark Carney, qui est présentement à la tête du Conseil de stabilité financière (le CSF rassemble toutes les autorités nationales contribuant à la stabilité financière, dans les domaines de la monnaie, le crédit, l’assurance, la bourse ou la comptabilité), est un candidat parfait. Premièrement, il est Canadien et donc un sujet de la Reine d’Angleterre. Deuxièmement, il a fort probablement été choisi pour diriger le CSF par l’élite internationale lors de la dernière réunion Bilderberg qui a lieu en 2011 en Suisse à laquelle il a participé. Troisièmement, Carney a le profile parfait du financier mondialiste : il a étudié à Harvard et à l’université Oxford en plus d’avoir travaillé pas moins de 13 ans chez Goldman Sachs !

Goldman Sachs, on le sait,  est responsable en grande partie de la dernière débâcle financière de 2008. Cette banque qui a même osé maquiller la dette de la Grêce pendant presque une décennie, aujourd’hui affirme que la Grèce lui doit 600 millions d’euros ! Un « maquillage » qui a mis la population de la Grèce au bord du gouffre pendant que la Goldman Sachs lui réclame de l’argent et que le FMI lui impose des mesures d’austérité. C’est chez Goldman Sachs que Mark Carney a fait ses classes.

Si  Mark Carney se retrouve à la tête de la Banque d’Angleterre dans un avenir rapproché, il sera aisé de confirmer que Goldman Sachs est une banque qui gouverne le monde tout simplement.

Lisez l’article de Eric Granger « Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs » pour plus d’information au sujet de Goldman Sachs.

ACHAT DES AVIONS DE CHASSE F-35 : Comment l’économie de guerre aggrave la crise sociale. Le coût d’un F-35 financerait la hausse des frais de scolarité au Québec pendant des années à venir

Mondialisation.ca, Le 13 avril 2012

par Michel Chossudovsky

La controverse autour de l’achat des chasseurs F-35 du géant étasunien de la défense Lockheed Martin prend de l’ampleur. Le Pentagone a commandé 2, 443 avions « afin de fournir la majeure partie de la force tactique aérienne de la US Air Force, du Corps des Marines et de la Marine pour des décennies à venir ». L’importante commande de systèmes d’armes de pointe s’inscrit dans le cadre de la « guerre sans frontières» des États-Unis, visant surtout la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l’Iran.

Le coût total du programme atteindrait un montant effarant de 1,51 mille milliards de dollars au cours du soi-disant cycle de vie du programme, soit $618 millions par avion. (Shalal-Esa, Andrea, Government sees lifetime cost of F-35 fighter at $1.51 trillion Reuters, 2 avril 2012.)

Plusieurs proches alliés des États-Unis, dont le Royaume-Uni, l’Australie, l’Italie, le Canada, les Pays-Bas, la Norvège, la Turquie, Israël et le Japon, ont prévu acheter ces avions d’attaque F-35.

Les implications économiques et sociales de ce programme sont potentiellement dévastatrices. Outre le fait que les avions de chasse furtifs seront employés dans les futures guerres des États-Unis et de l’OTAN, qui provoqueront inévitablement la mort de civils, leur acquisition, aux frais des contribuables, auront pour conséquence d’exacerber la crise fiscale en cours. À moins d’être uniquement financées par une augmentation de la dette (ce qui est fort improbable), ces dépenses en systèmes d’armes perfectionnés nécessiteront l’adoption de mesures d’austérité concordantes pour une période allant jusqu’à trente ans, au détriment d’une génération entière.

[Lire la suite de l'article sur mondialisation.ca]

Libre-échange Canada-Europe – Une entente possible d’ici Noël

Source : Le Devoir

Pierre Marc Johnson s’attend à «quelques crisettes politiques»

Pierre-Marc Johnson, signataire de l'infâme document "Construire une communauté nord-américaine" du Council on Foreign Relations.

Les négociations de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne avancent à grands pas et pourraient bien avoir débouché sur une entente de principe d’ici Noël. Restera ensuite à régler quelques détails, et peut-être aussi «quelques crisettes politiques» autour de certains des enjeux les plus délicats, dit le représentant du Québec, Pierre Marc Johnson.

Lancées en mai 2009, les négociations en vue d’un Accord économique et commercial global Canada-Europe (AECG en français, CETA en anglais) en seront, du 17 au 21 octobre, à Ottawa, à leur 9e séance formelle. «Elle pourrait bien être la dernière», a annoncé hier l’ancien premier ministre du Québec lors d’une table ronde organisée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. «Je suis assez optimiste quant au fait que l’on puisse arriver à une entente de principe très rapidement, possiblement d’ici Noël, sinon dans les semaines, ou les deux à trois mois qui suivront.»

Lisez l’artcile au complet dans Le Devoir

Élections Canada 2011 : Michael Harper ou Stephen Ignatieff?

Le samedi 26 mars dernier, le représentant de la reine d’Angleterre, le Gouverneur général David Johnston, a dissout le parlement canadien suite à une motion de non-confiance appuyée par tous les partis d’opposition. Bref, la reine Elysabeth II a permis le déclenchement d’élections au Canada.

Les Canadiens auront encore à voter soit pour le Parti Conservateur ou le Parti Libéral. Certes, il y’en a qui voudront voter pour le Bloc Québécois, le Nouveau parti démocratique ou même le Parti Vert, mais une chose est sûre : le gouvernement sera soit Libéral ou Conservateur. Dans ce cas, deux hommes seulement peuvent devenir premier ministre et ces deux hommes servent malheureusement les intérêts d’une élite mondialiste sans scrupules.

Michael Harper ou Stephen Ignatieff?

Michael Harper ou Stephen Ignatieff?

À titre d’exemples, il serait impossible de voir Michael Ignatieff mettre fin au Partenariat pour la sécurité et la prospérité de l’Amérique du Nord initié par Paul Martin en 2005 et reconduit depuis par Stephen Harper. Il serait aussi impossible de voir Harper ou Ignatieff annuler la participation du Canada à l’ALÉNA ; là encore, ils sont sur la même longueur d’onde. Ils s’entendent comme larons en foire lorsqu’ils appuient une intervention militaire canadienne en Afghanistan ou une guerre préventive en Irak sous des prétextes bidons. Tous les deux souhaitent également l’établissement d’une Union nord-américaine. Certes, ils sont différents un peu : Ignatieff est un mondialiste radical tandis qu’Harper est un mondialiste plus modéré (voire très modéré). Harper est un politicien habile et Ignatieff est franchement médiocre.

Regardons de plus prêts les deux principaux protagonistes des prochaines élections-spectacles canadiennes

Michael Ignatieff : le pouvoir, une affaire de famille

Ignatieff est membre d’une des familles les plus influentes dans l’histoire du Canada. Son arrière grand-père était George Robert Parkin. Parkin, un impérialiste, était un ami proche de Cecil Rhodes qui avait fondé avec lui une société secrète avec pour objectif d’unifier le monde entier sous l’Empire britannique. Parkin a d’ailleurs organiser la Fondation Rhodes qui offre des bourses pour étudier à Oxford et être ainsi éduquer selon le rêve de Cecil Rhodes. La soeur de Parkin (et la grande tante d’Ignatieff) Alice Parkin, a marié Vincent Massey pour devenir Alice Parkin-Massey. George Robert Parkin et Vincent Massey étaient les hommes les plus influents du Canada à leur époque et faisait partie du puissant establishment anglo-américain. Le père de Michael, George Ignatieff, a reçu une bourse Rhodes et a aussi travailler dans le cabinet de Lester B. Pearson, un autre mondialiste notoire.

Ignatieff a quant à lui travaillé régulièrement pour le Council on Foreign Relations et fréquente le Conseil international canadien, des organismes mondialistes qui dictent le calendrier politique de l’Amérique du Nord et du monde. Il a étudié à l’université Oxford, à Harvard, pour y devenir ensuite professeur. Il est extrêmement prêt de l’establishment mondialiste. Un vote pour lui représente un vote pour le Nouvel ordre mondial.

Stephen Harper : la marionnette de Brian Mulroney

Stephen Harper n’a pas des liens aussi clairs avec le réseau mondialiste comme c’est le cas avec Ignatieff. Toutefois, il y a un homme qui a fortement conseillé Harper depuis qu’il est à la tête du parti Conservateur : cet homme c’est Brian Mulroney. D’ailleurs, Mulroney pourrait aisément être le véritable architecte de la renaissance du Parti Conservateur. Harper a d’ailleurs affirmé devant le Council on Foreign Relations en 2007 que Mulroney le conseillait régulièrement sur sa politique étrangère. Brian Mulroney est probablement un des hommes les plus puissants du Canada. Il siège sur une tonne de conseil d’administration comme celui de Barrick Gold, de Power Corporation et de la banque J.P. Morgan Chase en compagnie de David Rockefeller. Il s’agit d’un ami intime de la famille Bush ainsi que de la famille Desmarais. Et comme l’a dit Stephen Harper lors de la remise à Mulroney du prix "Greenest prime minister" (premier ministre le plus vert) : "Quand Brian parle, tout le monde écoute."

Toutefois, Harper fait grincer des dents le cercle interne du groupe Bilderberg en refusant toujours d’adopter des taxes carbones pour combattre les changements climatiques. Harper, qui a participer à la réunion de 2003 du groupe Bilderberg, est en fait un climato-sceptique. Dans le passé, il avait décrit les taxes et les bourses carbone de "complot socialiste" afin de détruire l’économie canadienne. C’est pourquoi, ultimement, l’élite mondialiste préférerait voir Ignatieff (favorable aux taxes carbone) à la tête du pays.

Et les autres…

Vous allez me dire qu’il y a aussi Gilles Duceppe du Bloc québécois et Jack Layton du NPD, pourquoi pas Elisabeth May! N’importe quoi!

Duceppe est un supposé souverainiste québécois qui selon moi devrait être considéré comme un traître par les indépendantistes québécois. Le Bloc ne fait pas grand chose d’autre que de voter avec le gouvernement et de faire de la petite politique à scandale. D’une certaine façon, le Bloc est complice. Gilles Duceppe est aussi en faveur d’une Union nord-américaine, alors bye bye la souveraineté!

Quant à Layton et le NPD, ils ont relativement le même programme que le PLC, un tout petit peu plus à gauche si tel est le cas, pas de quoi voter pour ça! Elysabeth May n’est là que pour faire la promotion de la taxe carbone. Elle est une ancienne du Sierra Club, le club VIP de la zone Greenpeace. Elle aussi est complice… triste n’est-ce pas?

Je suggère évidemment aux Canadiens de ne voter pour aucun de ces partis. Pour qui voter alors? Trouvez quelqu’un de confiance dont vous connaissez la bonne foi et demandez-lui de se présenter comme indépendant. Votez ensuite pour lui. Voilà!

Je souhaite un bon spectacle tout le monde!

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