La privatisation mondiale de l’éducation : Jean Charest au service d’une élite mondialiste

Par Eric Granger | La hausse des droits de scolarité au Québec s’insère dans un processus de privatisation mondiale de l’éducation, un processus dicté par une élite mondialiste dont Jean Charest fait partie.

Line Beauchamp (Ministre de l’éducation) et Jean Charest (PM) Photo : Agence QMI

L’entêtement du gouvernement Charest à vouloir augmenté les droits de scolarité, à bonifier les prêts étudiants et à instaurer un régime de remboursement proportionnel au revenu (RPR), cet entêtement est facile à comprendre lorsqu’on regarde de plus près d’où proviennent ces idées de réformes de l’éducation. Il ne s’agit pas d’idées qui sont sorties du cerveau du Premier ministre ou de la ministre de l’éducation, ces idées viennent de l’extérieur, ces réformes ont été conçues loin du Québec, dans des institutions internationales à vocation de mondialisation. Le gouvernement du Québec suit un plan, un modèle concocté dans les grandes universités mondialistes comme la London School of Economics et promu par des institutions internationales toutes puissantes telles le Fond monétaire international, la Banque mondiale et l’OCDE. Ce modèle a été fabriqué sur mesure pour satisfaire les besoins de l’entreprise privée (lire multinationales) et on peut aisément le décrire comme une privatisation mondiale de l’éducation supérieure. Le Premier ministre Jean Charest est quant à lui un complice enthousiaste de cette privatisation à l’échelle mondiale.

De l’Angleterre au reste du monde

Le programme mondial de privatisation du financement de l’éducation a débuté en Angleterre en 1998. Le gouvernement britannique avait à cette époque implanté le remboursement proportionnel au revenu. Ce concept qui a d’abord été mis de l’avant par l’économiste Milton Friedman a été repris par un autre : Nicholas Barr. Nicholas Barr est un professeur d’économie à la London School of Economics, il est un boursier Fulbright, il a travaillé pour la Banque mondiale, le FMI et il défend depuis les années 80 l’idée d’une privatisation du financement de l’éducation supérieure. Il fait également la promotion du remboursement proportionnel au revenu (RPR) pour s’acquitter d’une dette étudiante. Il a publié plusieurs ouvrages et articles à ce sujet. Dans un article publié en 2005 dans la revue Finance et développement (une publication mensuelle du FMI), Barr écrit : « Les réformes entreprises en Grande-Bretagne peuvent servir d’exemple à d’autres pays ». Il propose d’abord de décentraliser le financement (dehors le gouvernement, bienvenue secteur privé). Il propose, en deuxième lieu, de transférer aux étudiants le coût des études. Ces derniers  devront s’endetter auprès de banques privées pour les payer. Et troisièmement, il suggère l’implantation d’un RPR pour rembourser la dette.

Selon Barr, le RPR permet de maintenir l’accessibilité aux études supérieures pour les moins fortunés. Il s’agit d’une logique douteuse. Selon lui, les diplômés qui auront un faible revenu annuel ne seront pas pénalisés puisqu’ils rembourseront leurs prêts en fonction d’un pourcentage de leurs revenus. Cependant, ils rembourseront pour une durée beaucoup plus longue leurs prêts étudiants. Dans cette même logique, Barr affirme que l’on peut ainsi augmenter les droits de scolarité et même les intérêts sur les prêts, la durée du remboursement sera tout simplement prolongée. Barr oublie de mentionner dans toutes ses publications que plus on prend du temps à rembourser un prêts, plus on paie d’intérêts aux banques. Donc, un diplômé pourrait se retrouver à payer deux fois le montant utilisé pour faire ses études. Et Barr oublie aussi de mentionner que l’endettement étudiant sous cette forme se traduit en un véritable esclavage bancaire. En fait, c’est probablement ce qu’il souhaite en secret.

Nicholas Barr, dans son article cité plus haut, ose se justifier en écrivant que « l’éducation tertiaire est souvent présentée comme un droit qui, en tant que tel, devrait être financé par l’État. L’alimentation est, elle aussi, considérée comme un droit fondamental, mais personne ne voit d’inconvénients à ce que les aliments aient un prix. » Sauf que dans la société, les riches mangent du caviar et que les pauvres se contentent de patates bouillies. C’est et ce sera la même chose dans le cas de l’éducation.

Les mesures prônées par Nicholas Barr et les institutions mondialistes qui payent son salaire ont été implanté en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis pour ne nommer que ceux-là et elles font maintenant leur entrée au Québec

Le cas du Québec

Au Québec, une réforme du régime de prêts et bourses a été entreprise en 2003-2004 afin de le privatiser. Cette année-là, 103 millions de dollars de bourses ont été convertis en prêts. De plus, ces prêts devaient à l’avenir être contractés auprès des institutions financières privées du Québec, des prêts qui sont garantis aux banques par le gouvernement en cas de non-paiement. Une contestation étudiante a pris forme en 2005 pour dénoncer cette hausse des prêts. La FEUQ et la FECQ ont alors négocié une entente avec le gouvernement et le montant des prêts a été ramené, en 2006-2007, au niveau précédent la réforme. Toutefois, les étudiants se sont endettés pour environ 140 millions de dollars de plus durant cette période. Cependant, la privatisation de l’endettement est restée intacte. Les étudiants doivent toujours emprunter aux banques privées pour financer leurs études. Le gouvernement garantit encore les prêts aux institutions financières. Ce sont des prêts sans risques pour les banques, gracieuseté du gouvernement Charest. Evidemment, les banques sont contentes.

Aujourd’hui, nous sommes témoins de la deuxième phase de cette privatisation. Le gouvernement Charest, dans la dernière proposition faites aux étudiants en grève, veut maintenant augmenter de nouveau les prêts étudiants et instaurer le RPR.  Selon le communiqué émis par le gouvernement, « tous les étudiants dont le revenu des parents n’excède pas 100 000 $ bénéficieront d’un prêt permettant généralement de couvrir les droits de scolarité et le coût du matériel scolaire. En 2016-2017, ce montant sera de 4 678 $ pour 30 crédits ». Aussi, « les étudiants de la classe moyenne se verront accorder un prêt additionnel de 2 850 $ ». Donc, « ces deux mesures permettront d’accorder annuellement des prêts additionnels à plus de 50 000 étudiants. »

En sommes, plus d’étudiants s’endetteront et leurs dettes finales seront plus élevées.

Pour bien comprendre ce qu’il en est, il faut se référer aux excellentes recherches de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS), en particulier les travaux d’Eric Martin et de Simon Tremblay-Pépin. Eric Martin explique bien sur son blogue de l’IRIS comment le RPR est une mesure dangereuse. Il cite l’économiste Claude Montmarquette, une référence privilégiée du gouvernement Charest :

« Un autre avantage est que le système RPR permet d’accroître les montants de prêts ou l’endettement des étudiants. En d’autres termes, si une contribution financière supérieure est demandée aux étudiants, le RPR est le système qui facilite cette décision. Soulignons que le RPR n’entraîne pas une hausse des frais de scolarité, mais le RPR est la meilleure façon d’y faire face sans compromettre l’accessibilité aux études. »

Monsieur Martin cite également avec justesse le Comité consultatif sur l’accessibilité financière aux études :

« L’expérience étrangère montre que la mise en place d’un système RPR est souvent couplée à une hausse des frais de scolarité. Claude Montmarquette (rencontre du 17 octobre 2001 avec le CCAFE) pense, d’une part, que la hausse des frais de scolarité québécois est incontournable et que, dans ce cas, le système RPR est la meilleure forme qui soit pour en faciliter le remboursement. Il est simple de retourner l’argument : si le RPR assure une grande flexibilité de remboursement des emprunts et comme les syndicats étudiants sont favorables à l’implantation de ce système, il n’existe plus aucune barrière à l’augmentation des frais de scolarité une fois que le RPR est mis en place. »

En somme, Eric Martin décrit bien ce que représente véritablement le RPR et il voit juste lorsqu’il écrit que « le RPR est loin d’être une mesure d’aide aux étudiants. Il s’agit d’un morceau essentiel d’un nouveau dispositif de financement qui repose sur l’augmentation de l’endettement étudiant ». On peut citer l’Angleterre en exemple qui, après avoir instaurer le RPR, a procéder à plusieurs augmentations des frais de scolarités au détriment des étudiants britanniques qui ont vu leur endettement exploser.

L’IRIS a également publié le 8 mai 2011, une excellente recherche sur l’augmentation des droits de scolarité. Dans cette étude, intitulée « Faut-il vraiment augmenter les frais de scolarité? Huit arguments trompeurs sur la hausse », les chercheurs Eric Martin et Simon Tremblay-Pépin détruisent un à un les arguments du gouvernement Charest. En voici quelques-uns :

1-      Le gouvernement affirme que les universités sont sous-financées alors qu’elles souffrent plutôt d’un malfinancement, c’est-à-dire d’une mauvaise répartition des ressources.

2-       Le gouvernement affirme que ce (prétendu) sous-financement menace la qualité de l’éducation et la valeur des diplômes alors que c’est la nouvelle vocation commerciale (privatisation) des universités qui réduisent l’éducation à une marchandise plus coûteuse et moins riche en contenu.

3-      Selon le gouvernement, la hausse des droits de scolarité va renflouer les coffres universitaires, mais en fait, il s’agit plutôt d’une transition d’un mode de financement publique à celui d’un financement privé.

4-      Le gouvernement soutien qu’en payant plus de droits de scolarité, les étudiants feront leur juste part. En réalité, les étudiants feront plus que leur juste part, car ces derniers devront travailler deux fois plus longtemps pour payer leurs études que dans les années 1970.

5-      Le gouvernement ose dire que la hausse n’aura pas d’effet sur la fréquentation universitaire et, pourtant, si le Québec était conforme à la moyenne canadienne, 30 000 étudiants (qui sont aux études présentement) n’auraient pas les moyens d’aller à l’université.

6-      En définitive, l’étude de l’IRIS montre que la gratuité scolaire est relativement peu couteuse et que son financement public est socialement équitable, alors que le gouvernement ose dire qu’il s’agit d’un projet irréaliste et potentiellement injuste pour la société.

A la lumière de ces informations, nul ne peut douter que le gouvernement Charest suit un modèle concocté par des économistes mondialistes qui doivent leur allégeance à des institutions internationales puissantes et non pas au peuple étudiant québécois. Les étudiants devront peut-être bientôt s’endetter pour la vie sans avoir l’assurance d’obtenir un emploi stable et bien rémunéré en cette période d’incertitude économique qui risque fort de se prolonger.

Le secteur privé se réjouit

Lorsque le gouvernement Charest a annoncé au début du mois d’avril qu’il bonifiait le programme de prêts et bourses et qu’il mettait en place le remboursement proportionnel au revenu, la chambre de commerce de Montréal s’est tout de suite réjouit ! En effet, cette dernière a émis un communiqué de presse dans lequel son président, Michel Leblanc, a félicité « la ministre de l’Éducation et le ministre des Finances d’avoir pris cette décision éclairée qui vient consolider l’accessibilité aux études supérieures ». C’est sûr que monsieur Leblanc était content car, comme il le dit dans le communiqué, « La Chambre proposait la mise en place d’un tel mécanisme en 2010 dans le Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités ». C’est ce document, le Pacte pour un financement concurrentiel de nos universités, qui est derrière la décision du gouvernement de réformer le financement de l’éducation au Québec. Ce document a été signé par les individus suivants :

M. Michel Audet, ex-ministre des Finances du Québec

 Me Lucien Bouchard, ex-premier ministre du Québec

 M. Joseph Facal, ex-président du Conseil du trésor

 Mme Monique Jérôme-Forget, ex-ministre des Finances du Québec et ex-présidente du Conseil du trésor.

Mme Françoise Bertrand, présidente-directrice générale de la Fédération des chambres de commerce du Québec

M. Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec

M. Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

Mme Julie Bouchard, ex-présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM

 M. Youri Chassin, ex-président de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS), ex-vice-président aux Affaires universitaires de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et ex-membre du Conseil permanent de la jeunesse

M. Hugo Jolette, ex-président de l’Association générale étudiante de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGEUQAT) et ex-trésorier de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)

M. Patrick Lebel, ex-président de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM) et du Conseil permanent de la jeunesse.

Étrangement, ce sont ces mêmes signataires qui publiaient le 2 mai dernier une lettre dans les quotidiens québécois dans lequel ils ont osé écrire : « Il est plus que temps de se ressaisir : il faut rétablir l’ordre, les étudiants doivent retourner en classe et tous les efforts doivent être déployés pour sauver une session déjà terriblement compromise. Voici une situation où, au-delà de toute allégeance politique, la population doit donner son appui à l’État, ultime responsable de la paix publique, de la sécurité des personnes et de l’intégrité de nos institutions. »

Oui, le secteur privé se réjouit…, mais pas trop en ce moment.

Des arguments mondialistes

Selon l’aveu même du gouvernement Charest, la hausse des droits de scolarité est mise en place dans le but de permettre aux universités québécoises d’atteindre un niveau de « classe mondiale ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Martin Lavallée, candidat à la maîtrise en histoire à l’UQAM, l’explique bien dans un article publié le 1er mai dernier dans le Huffington Post. Il explique que, selon la Banque mondiale, une université de calibre mondial en est une qui produit du « capital humain » destiné à un marché du savoir international au service de l’entreprise privée (les multinationales). Monsieur Lavallée pose la bonne question : « La question est de savoir si les étudiants québécois sont prêts à payer davantage uniquement pour que leurs universités soient reconnues internationalement par une minorité d’individus se basant sur les critères d’un marché mondial néolibéral et pour répondre aux besoins des entreprises privées. Dans le débat actuel sur la hausse des droits de scolarité, cet enjeu fondamental mérite d’être davantage discuté. »

Comme je l’ai mentionné au début de cet article, la privatisation du financement de l’éducation (et du système en général) n’est pas une idée québécoise mais mondialiste. Monsieur Lavallée est visiblement d’accord avec ce constat facile à faire et il conclue son article ainsi : « Le problème qui se pose lorsqu’on veut connaître le bien-fondé de la hausse des droits de scolarité, c’est de savoir si la population québécoise est en accord avec l’orientation donnée à sa société et à son système d’éducation par notre gouvernement, orientation qui n’émane visiblement pas d’elle, mais plutôt d’une élite mondialisée qui poursuit ses propres objectifs. »

Conclusion

La privatisation mondiale de l’éducation est un fait. C’est un processus qui arrivera bientôt à son aboutissement si rien n’est fait pour l’arrêter. Cette privatisation est commandée par une élite mondialiste qui opère sur toutes les facettes de la vie humaine. Une énorme majorité des gouvernements du monde entier sont infiltrés, voire dominés par des agents de cette élite mondialiste ; de plus, les institutions mondialistes comme le FMI, la Banque mondiale, l’OCDE et de nombreux think tanks travaillent au-dessus des gouvernements et dictent la marche à suivre.

Il est temps pour le peuple québécois de prendre en main l’avenir de l’éducation au Québec et de l’arracher des griffes du secteur privé qui ne travaille que pour ses propres intérêts et que pour ceux d’une élite impitoyable assise confortablement tout en haut de la pyramide planétaire. Ceci nécessitera probablement la création d’un nouveau pays libre du mondialisme, le pays du Québec.

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Comprendre la hausse des droits de scolarité

Voici un reportage vidéo produit par Le DECODEUR afin de mieux comprendre la hausse des droits de scolarité au Québec. D’où ça vient ? Pourquoi ? Pour qui ? Et quel sera le prix à payer pour les étudiants ?

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18 Responses to La privatisation mondiale de l’éducation : Jean Charest au service d’une élite mondialiste

  1. Ping : La privatisation mondiale de l’éducation : Jean Charest au service d’une élite mondialiste | AlgerieNetwork Canada

  2. Samuel Pothier dit :

    Bonne analyse, par contre, je diffère sur la notion «d’élite mondialiste».

    Il existe bien une tendance en ce sens dont les différentes assemblées privées (Bildeberg, Commission Trilatérale, etc.) en sont le symptôme, mais nous sommes encore loin d’un semblant de gouvernance mondiale .

    Les États sous la sphère d’influence américaine adoptent ces mesures néo-libérales suivant des pressions très fortes, provenant autant de l’élite économique locale que des autres États désireux de ne pas se voir désavantager par le protectionnisme d’un voisin.

    En ce sens, le Québec a profité longuement de l’indulgence de ses partenaires économiques, il est maintenant forcé d’agir. On le voit bien à l’entêtement de M. Charest que les menaces doivent pleuvoir !

    • lovy1966 dit :

      Forcer d’agir IOI..C’est quoi cette histoire IOI.. Des gens non élus dictent a nos élus quoi faire elle belle ta démocratie Samuel IOI

      • Samuel Pothier dit :

        Ils ne dictent pas, ils «préconisent».

        On observe parfois des résistances de la part de la caste politique. Toutefois, le chantage économique et le jeu de propagande des intellectuels et journalistes à la solde des privilégiés viennent, effectivement, amenuiser le débat sur des questions sociales d’importance. Mais encore une fois, ça ne réussit pas toujours.

        La contestation autour des gaz de schiste a amené les élus à se rétracter, malgré un milieu financier hautement favorable à cette industrie.

      • Mira dit :

        Non seulement c’est effectivement ça qui se passe, mais la démocratie, il ne lui en reste peut-être plus pour longtemps. De toute façon, démocratie et capitalisme sont incompatibles, nous arrivons au moment charnière où l’un devra céder sa place à l’autre, après ces dernières décennies de cohabitation fragile. Nos "élus", en tout cas ceux qui sont là présentement, n’y peuvent (ou veulent) pas grand chose.

    • Guy dit :

      Tout a deja été vendu et cela depuis longtemps, le Québec ne nous appartiend plus. Et l’argent est déja dépensé et planifié. Alors la pression sur Charest est enorme. Exemple le plan nord est vendu a qui, l’inde et la chine. Maintenant trops tard pour recule, ce sont deux puissance mondial a la course a l’armement, alors si on a le maleur de pas respect les contract ca va chauffer, car tout cette maguouille est proteger par ce dernier et tout le monde sait qu’on contract ca ce brise pas.

      Et meme si nous devenons souverain, nous seront obligé et forcé de respect tout ce qu’a mis en place notre gouvernement. Cette mobilisation arrive un peu tard, mais bon nous nous devont, de prendre le pouvoir sur ces revenue enorme. Et les utilisé de facon juste, et que le privée s’adapte au nous et non le contraire.

  3. Samuel Pothier dit :

    Question complémentaire : qui est l’auteur de cet article ?

  4. Reblogged this on tetragramasound and commented:
    Article très intéressant, même capital!

  5. Pichot, Paul dit :

    Si les multinationales entendent tirer profit du savoir-faire des futurs diplômés, elles doivent également être obligées de financer leurs études.

  6. cedriclor dit :

    Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant.

    Je suis français et ne connait pas le Québec (hors des lieux-communs et des lectures courantes diffusées en France sur la Belle Province).

    Les mesures envisagées par MM. Friedman et Barr de privatisation de l’université s’inscrivent dans la droite ligne du système idéologique ultralibéral. Ce système trouve son origine en Angleterre. Il prône un système de liberté absolue, sans tenir compte des questions d’égalité.

    En effet, ce système postule que chacun nait égaux, et que les inégalités qui se développent ultérieurement entre les hommes ne sont que le résultat légitime des choix résultant du libre-arbitre de chacun. Ainsi, l’inégalité devient parfaitement légitime et n’a pas lieu d’être considérée comme néfaste ou inacceptable.

    Emmanuel Todd a démontré que l’Angleterre dispose d’un terreau anthropologique particulièrement fertile pour une telle idéologie.

    En effet, la structure familiale traditionnelle majoritaire du peuple anglais, dès le Moyen-Age, est une famille de type nucléaire absolue. Une telle structure comprend deux paramètres : (i) le rapport parent-enfant : la famille comprend un couple, avec des enfants, qui, arrivés à l’age adulte, fondent assez rapidement une nouvelle famille avec leurs propres enfants ; les enfants ne demeurent que peu de temps chez les parents et ne sont liés à aucun patriarche (les structures patriarcales sont au contraire fréquentes en Allemagne ou dans le Sud de l’Europe) ; (ii) les rapports dans la fratrie : les règles de dévolution successorale sont inégalitaires ; les parents décident librement de la façon dont l’héritage sera partagé.

    Il apparaît assez clairement que l’acceptation traditionnelle d’une rapide liberté des enfants et d’une inégalité dans la dévolution successorale constituent un socle fertile d’acceptation de la pensée ultralibérale.

    Ces messieurs qui vous gouvernent souhaitent donc appliquer au Québec des mesures d’inspiration ultralibérale, qui ne posent aucun problème d’acceptation en Angleterre, un tel programme étant dans le code "génétique" anthropologique anglais.

    Dans la mesure où le peuple québecois serait, en majorité, d’origine française et où la structure anthropologique familiale majoritaire en France est, historiquement, une famille de type nucléaire égalitaire (et non nucléaire absolue), ces mesures risquent d’être particulièrement difficiles à faire accepter à la population.

    En effet, la principale différence entre la famille nucléaire absolue et la famille nucléaire égalitaire tient au second paramètre décrit plus haut : les règles de dévolution successorale sont, en France, parfaitement égalitaire.

    • Lise Ravary dit :

      Y a pas qu au Quebec qu on delire. La faute de la famille nucleaire et de la devolution successorale ? Comme on dit ici, vous en fumez du bon chers cousins !

  7. Et puis, c’est pour quand cette prochaine fois… Il faudrait bien dépoussiéré ces fabuleuses paroles de l’honorable René Lévesque.

    Pour ce toupet à Charest, rien de surprenant. Depuis qu’il est installé, ça sent le patronat partout sur NOTRE colline parlementaire, depuis qu’il est assis, dans NOS bureaux de NOTRE parlement.

    Il n’est pas chez lui, il est chez nous, là où ont lui a permit d’être. À nous de lui indiquer où est la sortie, mais pas par devant, par derrière et qu’il aille rejoindre ceux avec qui il a noué de si brillantes affaires.

    Camil LeSieur

  8. Andréane Kébreau dit :

    Il ne faut pas oublier que pour protéger ses acquis, cette élite offrira l’éducation gratuite aux moins fortunés dans le cadre du service militaire. Ai-je besoin d’en dire plus?

    Andréane Kébreau

    • Réfléchir sur les comment et les pourquoi de cette réaction si tenace et dans quelques événements, violante, de nos mouvements sociaux, de ces regroupements venants d’un peu partout. Le tout semble prendre des proportions qui risquent de dégénérer davantage en affront directe à toute la démocratie.

      Les intérêts manifestes du gouvernement dans ce dossier, une province, une nation qui s’éveille mais de quel façon? Le retour à l’équilibre social sera de plus en plus difficile. Des dirigeants qui ne bronchent d’aucune façon et qui semblent, soit ne pas saisir vraiment de l’importante du mouvement, soit d’être complètement déconnecté de la réalité par simple ignorance? Ou par fixation sur leurs intérêts aux gains personnels. Bien des choses se croisent et se complexifient avec ce mouvement. Un mouvement de masse où bientôt chacun va s’introduire pour manifester de sa propre façon. C’est la complexité de tout mouvement de masse.

      Perte de contrôle des instances judiciaires, atteintes aux droits et libertés, sont les indices, les prémices du désordre social. À juste cause, le Québec face aux intérêts privés font déborder le vase. Le Québec face aux droits d’accès à l’éducation va avec ces aspirations sociales profondes et propres aux Québécois. Le Québec est aussi et il faut le dire, la nation au 56ie rang sur le plan de la pauvreté des 60 états nord américain et la nation la plus pauvre de l’état canadien. Le niveau d’imposition et taxes le plus élevé des 60 états nord américain. L’endroit où l’on rencontre le plus fort taux de décrochage, le plus grand nombre de fille mère. Sur le plan social tout est en place pour un désordre social sans précédent en Amérique du nord. Le sujet est vaste et les intérêts privés de nos élus soulèvent le doute, la méfiance et l’incompréhension des regroupements.

      En simple mots, la table est mise et pour solutionner ce mouvement d’incompréhension social la force des institutions autant politiques que judiciaire n’arriveront pas à rétablir le déséquilibre social que le gouvernement vient de déclencher.

      Camil LeSieur

  9. LeSieur Camil dit :

    Que pouvons nous faire, lorsque je vois des gens d’affaires propulsés par la peur des pertes financières. C’est pas l’affaire Rozon, individualiste ferré. Non, c’est une question de réorganisation sociale. D’une révision en profondeur de nos valeurs.

    L’éducation est-elle à ce point inerte à ne plus proposer de refonte. Où sont nos penseurs? Le regroupement des étudiants est une cloche sonnant pour nous dire… Où sera la place de ces jeunes plus tard dans une société qui devine td jour en jour moribonde.

    Les besoins futur lorsque l’on a plus de mains pour récolter les champs. Lorsque l’on a plus de mains pour cueillir et qu’il nous faut faire appel à des étrangers. Des avions pleines capacités arrivent chaque été pour ramasser se que nos cultivateurs ont avec amour et passion semé. Il y a de questions sans réponses.

    Puis, ces mécaniciens, ces plombiers, ces menuisiers… Que faire des 50 doctorats en philosophie qui sortent tête haute, sans avenir? 15$ de l’heure pendant que nos maisons se meurent. Les post doc, à 23$h. et des électriciens à 45$h. Il y a des choses et des questions importantes à régler.

    Nos entreprises, Alphonse Desjardins, Les Bombardiers, Les Lemaires, les Beaudoins n’ont pas eu de temps autre que de s’occuper à la prospérité de notre minuscule société du Québec. La province devenu la plus pauvre au Canada et la 56 états nord américaine.

    Des questions, lors que l’On voit que des étudiants monopolisent l’intérêt public et qu’ils demandent et redemandent où sera leur place? La gratuité scolaire jusqu’au post doc est possible mais pour se faire il faut que tous les entreprises y mettent la main. Que le gouvernement en place et ça peu importe qui il est reprenne son rôle à savoir quel sera l’alternative à un monde qui a instauré cette mondialisation.

    Notre jeunesse nous demande simplement, quel place auront-ils demain?

  10. Radioscopie dit :

    Opinion tout à fait subjective mais c’est la mienne : sur la photo, le Charest m’a tout l’air d’un fourbe, d’un esprit retors, d’un qui en sait beaucoup plus qu’il en dit. Bref, d’un type qui vendrait père et mère pour arriver à ses fins. Le profil idéal de l’orgueilleux arriviste que ses maitres argentiers apprécient et mettent à leurs services.

    Dans les pays sous-dévs, le phénomène des "embedded intellectuals" est plus ostentatoire et méprisant car, comme on dit, " au pays des aveugles le borgne est roi ", n’est-ce pas ?! Ces employés de luxe, boursiers de l’État au départ puis, boursiers d’instituts et autres fondations mondialistes, font bien volontiers "cracher au bassinet" ces malheureux étudiants qu’ils feignent oublier avoir été ! C’est pour cela que je méprise, à l’infini, tous ces valets de pied ministrables sans lesquels les Rothschild and Co ne seraient pas arrivés à ce qu’ils sont .

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