Le père de l’hypothèse Gaïa avoue que la certitude du réchauffement climatique a disparu
25 avril 2012 Poster un commentaire
James Lovelock a déclaré lors d’une interview à CNBC avoir été trop alarmiste quant aux évolutions climatiques.
James Lovelock est une des figures historique de l’écologisme. Il est l’auteur de la théorie Gaïa selon laquelle l’écosystème de notre planète agirait, tel un organisme vivant global, pour maintenir à l’échelle planétaire des conditions environnementales propices à la vie. Cependant cet organisme serait fragile face à des perturbations environnementales trop fortes. Les activités humaines seraient ainsi suspectes de menacer la pérennité de la vie à l’échelle planétaire. Il présentait l’influence industrielle sur le climat comme l’une des perturbations les plus importantes.
Nous assistons à une évolution majeure de son discours environnemental en matière d’évolution du climat.
Lors d’une interview donnée cette semaine à la chaine de télévision CNBC, il a déclaré : « nous ne savons pas ce que le climat fait. Nous pensions le savoir il y a 20 ans. Cela a conduit à des ouvrages alarmistes – y compris de ma plume – parce que cela semblait clair, mais cela ne s’est pas produit ». Il reconnait être allé trop loin dans l’alarmisme climatique dans son ouvrage La vengeance de Gaïa où il prédisait notamment la mort de milliards de personne en raison du réchauffement climatique et de ses conséquences notamment agricoles. James Lovelock constate que durant les 12 premières années de ce nouveau millénaire, le réchauffement global ne s’est pas produit en dépit de la hausse du CO2 atmosphérique. Selon lui un réchauffement climatique se produit du fait de la hausse du CO2 atmosphérique mais le rythme en est beaucoup plus lent que celui initialement estimé.

